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Les Derniers Feux du soleil

Titre VO: The Last Light of the Sun

ISBN : 978-284228242-4
Catégorie : Aucune
Auteur/Autrice : Guy Gavriel Kay
Traduction : Cabon, Mikael

Dans les contrées septentrionales du monde, au climat rude, au sol peu fertile, les Erlings du Vinmark luttent au quotidien pour leur survie. Aussi, depuis des générations, s’embarquent-ils sur leurs bateaux-dragons et bravent-ils la mer pour lancer des raids sanglants sur les terres des Anglcyns et de leurs ennemis de toujours, les Cyngaëls.
Mais le changement arrive peu à peu dans les terres du Nord. Thorkell le Rouge, Alun ab Owyn et le roi Ældred en sont à la fois témoins, acteurs et victimes, alors que la mort prélève son dû, que les alliances se font et se défont, que les vieilles traditions et croyances disparaissent face à l’arrivée de la religion au dieu unique qui fait vaciller le royaume féerique.
Des chefs de ces trois nations humaines que tout oppose, seul Ældred a la conscience aiguë qu’aucune ne peut survivre sans les deux autres, tant leurs destins sont inextricablement liés.

Critique

Par Gillossen, le 20/04/2004

Avec ce nouveau roman, Guy Gavriel Kay retrouve le monde de Sarance ou des Lions d’Al-Rassan, mais change de région du globe, nous entraînant une fois de plus sur les traces d’autres cultures revisitées. En l’occurrence, les civilisations galloise et nordique, sur le devant de la scène à travers les aventures des héros de l’histoire.
Le récit justement : Kay confirme tous ses immenses progrès depuis le premier tome de la Tapisserie de Fionavar, sa maîtrise et sa justesse faisant à nouveau leurs preuves. Son style semble se confondre avec le peuple qu’il aborde, selon les propres caractéristiques de celui-ci. Ainsi, si sa prose se fait moins subtile, ce n’est pas un manque d’inspiration, mais bien une volonté d’accentuer encore la différence avec, par exemple, la culture décadence de Sarance, et toute civilisation sophistiquée.
Le ton est souvent brutal, violent. L’auteur a visiblement accompli encore de longs et exhaustifs travaux de recherche, a donné vie à des personnages complexes ou étonnants, (on retiendra Ibn Bakir, dans un “remake” du 13eme Guerrier !) de même donc que conserver une plume enlevée.
On pourra toutefois regretter que le scénario lui-même - qui court sur un an - se révèle tout de même un cran en-dessous de ses précédents ouvrages, et que l’on devine assez facilement la tournure des évènements. De nombreuses petites digressions de second plan y contribuent, en partie, tout comme elles peuvent distraire le lecteur de l’intrigue principale sans forcément que l’on y voie une véritable raison. Il faut bien avouer également que pour les amateurs de fantasy, la culture celte est souvent moins dépaysante que pouvait l’être celle des Lions d’Al-Rassan. Kay tente bien d’y pallier avec notamment une multiplication de termes “d’époque”, mais c’est parfois là aussi quelque peu “accessoire” quant à l’intérêt réel que tout cela apporte à l’histoire.
Mais tout bien considéré, il serait très exagéré de considérer ce roman comme un coup d’épée dans l’eau, même s’il constituera peut-être, pour certains, une (bien) légère déception. Depuis Tigane, les romans de Kay ont pris l’habitude d’être coulés dans un moule de qualité, et celui ne présente que de mineures fêlures.

Mise à jour du 20 aout 2021 : 
Après une première parution au Pré aux Clercs, le roman est publié dans une nouvelle édition chez L’Atalante, avec cette fois une traduction de Mikael Cabon.

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