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Ysabel

ISBN : 978-289615120-2
Catégorie : Aucune
Auteur : Guy Gavriel Kay

Ned, un jeune Montréalais de quinze ans, accompagne son père, Edward Marriner, dans le Midi de la France.
Photographe de renommée internationale, Marriner – assisté de Mélanie, Steve et Greg, son équipe technique – a six semaines pour croquer des images inédites de ce magnifique coin de pays, qui regorge de ruines datant de l’époque des Celtes et des Romains.
Mais des événements inquiétants perturbent le séjour de Ned: un inconnu le menace dans la cathédrale d’Aix-en-Provence, un étrange malaise l’affecte aux abords de la montagne Sainte-Victoire, des chiens l’attaquent dans un café… sans compter qu’au cours de la nuit de la Beltaine, une antique fête celtique, il assiste à la «magique» disparition de Mélanie !

Critique

Par Gillossen, le 25/10/2015

Depuis Ysabel, Guy Gavriel Kay a déjà écrit deux autres romans, dont bien sûr Les Chevaux célestes, récemment couronné d’un prix Elbakin.net. Si Ysabel existait déjà en français depuis quelques années, traduit par l’éditeur québécois Alire, c’est seulement fin août qu’il est arrivé officiellement en France, toujours via Alire justement, qui a décidé pour le coup de tenter l’expérience du marché français.
Pourquoi autant d’attente ? D’une part peut-être car Kay ne marche malheureusement pas très bien en France, mais aussi peut-être car ce roman n’est pas le meilleur de l’auteur, malgré un World Fantasy Award décroché en 2008. 
De la part d’un auteur méconnu, nous aurions sans doute été un peu plus clément, mais Guy Gavriel Kay nous a habitué depuis longtemps à un schéma assez précis mais surtout très bien exploité au fil de sa carrière. Dans le cas présent, si la plume de l’auteur est toujours aussi fluide, et s’il fait preuve d’une certaine originalité sur le plan de l’intrigue qu’on ne peut pas lui retirer et qu’il serait bien dommage de pointer du doigt, le tout nous laisse une impression vaguement mitigée.
La faute davantage à ses personnages sans doute, dont un “héros” bien falot, malgré des qualités là encore évidentes, mais que l’on nous présente sans que l’on puisse vraiment en être témoin et de fait s’attacher au jeune Ned. Les personnages secondaires ne rattrapent pas ce souci de “distribution” et le point de départ du roman, bien qu’exploité justement avec un certain talent, ne parvient jamais à totalement nous emporter au cœur de son récit. 
Reste bien sûr une histoire touchante de par sa nature même, sans parler bien sûr d’une évocation de la Provence qui démontre à chaque page une réelle affection (pour ne pas dire tendresse) de la part de l’auteur pour cette région. De même, histoire d’être bien clair, Ysabel n’est pas un mauvais roman, loin de là : il est “seulement” un peu en-deçà de nos attentes avec un tel pedigree.Mais si le sujet vous tente, vous pouvez lui donner sa chance sans trembler. Dans le pire des cas, vous risquez seulement de rester sur votre faim, avec l’impression que cette histoire aurait pu prendre une tout autre ampleur.
Certes, il y a de quoi hésiter, mais comme depuis longtemps maintenant avec Kay, et même si ce roman est indéniablement plus intime qu’épique - notons tout de même ses liens avec une autre oeuvre bien connu de cet écrivain -, un charme certain opère, peu importe son sujet. 

 

7.0/10

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