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Port d'Âmes

ISBN : 979-109064850-0
Catégorie : Aucune
Auteur : Lionel Davoust

Rhuys ap Kaledán est un héritier déchu.
Tout juste libéré de la servitude et des galères, il rejoint la cité franche d’Aniagrad, où tout se vend et tout s’achète, pour reconquérir l’honneur de sa famille. L’occasion lui en est rapidement donnée : Edelcar Menziel, un ancien ami de son père, lui propose de travailler sur la conversion dranique, un procédé perdu depuis des siècles qui permettrait de réaliser des machines magiques.  Résolu à tracer son chemin dans la haute société de la ville,  le jeune homme s’investit de tout son cœur dans le projet.
Mais bientôt, coincé entre des intrigues politiques et son amour pour une mystérieuse jeune femme qui vend des fragments de son âme pour survivre, Rhuys découvre que le passé recèle des secrets bien sombres et tortueux. Aux prises avec l’ambition, la duplicité et le mensonge, il devra se montrer plus rusé que ses ennemis s’il veut atteindre son but sans perdre son âme.

Critique

Par Gillossen, le 21/08/2015

A peine un an après La route de la conquête, Lionel Davoust revient déjà à son univers fétiche d’Evanégyre avec Port d’Âmes, un vrai bon gros roman cette fois (alias le fameux projet “supertanker” de l’auteur, pour vous donner une idée).
Et si en apparence, l’histoire peut paraître plus classique au premier abord que ce que l’auteur a déjà pu nous proposer, avec son jeune héros encore en plein apprentissage de la vie et cherchant à faire renaître le prestige de sa famille, le tout n’en est pas moins particulièrement solide et surtout, sait rester ambitieux.
Avec un roman nous entraînant de si près dans les pas de son héros, il faut un personnage principal attachant et Rhuys réussit à l’être, sans se montrer fade ou sans faille. Si son côté entier ne colle pas toujours aux passages plus introspectifs où le personnage réfléchit à son sort ou celui de la société qui l’entoure, il n’en demeure pas moins un succès à ce niveau.
Un autre point positif à mettre au crédit de l’auteur n’est autre que le rythme. Si l’on a toujours affaire à des passages avant tout là pour renseigner le lecteur sur l’univers, qu’il soit question de souvenirs, d’un petit tour à la bibliothèque ou de conversations avec de grandes figures de la ville d’Aniagrad, Lionel Davoust parvient à rendre le tout digeste et se montre pour le reste particulièrement efficace. C’est bien simple, il n’y a pas un mot de trop et chaque chapitre, chaque rencontre, chaque échange, se distingue par un vrai choix de “mise en scène”.
On le voit, il faut chipoter pour trouver quelque chose à redire. Et si le roman est aussi plus classique dans les thèmes abordés que son prédécesseur (on l’a dit, on est notamment dans le parcours initiatique, dans les jeux du pouvoir et de l’amour, dans une réflexion sur le poids des souvenirs, etc…), il est aussi de fait plus accessible, à travers la figure de Rhuys. Qui plus est, il n’est pas nécessaire de connaître déjà le monde d’Evanégyre pour se lancer dans cette lecture, que l’on peut aborder en complet novice.
Cela ne devrait pas vous empêcher de vous plonger dans les méandres de la finance de la cité et ses mécaniques internes, de trembler devant les risques qui pèsent sur la tête de Rhuys ou de le voir renoncer pour mieux grandir… Lionel Davoust livre également au gré des pages des réflexions pertinentes sur la condition humaine et le fracas de sentiments qui la compose, tout simplement. Il n’est donc pas ici question d’un “simple” bon roman de fantasy, car l’auteur ne se limite pas aux codes du genre et le classicisme de certains éléments du récit n’est en rien un défaut du fait de sa maîtrise (et d’une dimension tragique touchante).  
Le fond, la forme, une lecture prenante sans “se contenter” de divertir, que demander de plus ?

8.0/10

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