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La Mort d'Ayesha

Tome 3 du cycle : Les Trois Lunes de Tanjor
ISBN : 978-229034856-7
Catégorie : Aucune
Auteur : Ange

Lorsque la Rune de la captivité s’est effacée dans le ciel, les esclaves se sont révoltés. A cet instant, Marikani, la reine déchue et pourchassée, est devenue le guide suprême de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, jetés sur les routes en quête d’un refuge impossible. Pour eux, elle est la déesse Ayesha, celle qui commande aux étoiles et apporte la liberté. Or Marikani ne croit plus aux dieux depuis longtemps… Elle sait juste qu’il faut fuir, mais où et comment ?
Déchiré par la révolte des esclaves, terrifié par l’invasion venue du nord, le monde sombre dans le chaos. Alors que les prophéties se réalisent dans la confusion et le sang, les Royaumes tentent sans succès de protéger les derniers lambeaux de civilisation. Et bientôt Reynes, la plus grande et plus ancienne cité du continent, est elle-même en danger.
Il n’y a plus d’espoir pour Arekh, Liénor et son bébé, qui attendent la mort sous la torture ; ni pour Non’iama, la petite orpheline perdue dans le génocide de son peuple. Ils n’ont plus rien ni personne en qui croire.
A part Ayesha.

Critique

Par Gillossen, le 25/05/2005

On attendait de pied ferme la conclusion de la trilogie d’Ange, les Trois Lunes de Tanjor. Après deux tomes d’une incontestable réussite, aussi bien sur le plan de l’intrigue que de la mise en forme de celle-ci, on espérait ne pas être déçu.
Eh bien, la Mort d’Ayesha ne déçoit absolument pas. C’est une conclusion majeure et bouleversante que les deux auteurs réunis sous un même pseudonyme nous offrent. Mais ce serait presqu’un cadeau empoisonné, tant certains passages nous prennent aux tripes, et nous font presque regretter de les avoir lus tant on aimerait que le destin des personnages diffèrent.
Ce troisième volet nous propose d’ailleurs encore de nouveaux venus, tels que le flamboyant roi des Sakâs, ou bien surtout le fidèle Bara, une figure triste et loyale. Le portrait âpre et touchant à la fois d’un homme rendu fou d’amour pour sa déesse.
Cette déesse, c’est bien entendu Marikani, qui voit malgré elle un destin tout tracé se dérouler sous ses pas. Partagée entre son athéisme et son orgueil, le personnage ne s’effondre pas dans cette conclusion, de même qu’Arekh, qui devra encore traverser maintes épreuves mettant parfois au supplice ses propres convictions. Tous deux restent fidèles à leurs principes, et démontrent pour autant que ce n’est pas fatalement un obstacle…
Les moments de répit sont rares au cours de ce troisième tome frisant les trois cents pages, à travers une histoire qui prend une importance et une dimension épique, mais qui n’a rien d’artificielle, contrairement à tant d’autres récits. Ici, les signes et les graines à peine écloses de la furie à venir étaient décelables dès le premier tome…
On pourrait encore parler des heures et des heures d’un personnage comme Harrakin, qui acquiert encore une toute autre épaisseur que dans La Flamme d’Harabec, ou de la petite Non’iama, qui démontre d’une évolution surprenante et bienvenue, alors qu’elle n’aurait pu demeurer qu’une figurante parmi d’autres… Mais ici, même les personnages qui n’ont droit qu’à quelques paragraphes sont traités avec profondeur et gravité, prenant véritablement vie. La qualité et la justesse d’écriture d’Ange sont une fois de plus au rendez-vous, confirmant l’impression d’avoir affaire à un Robin Hobb à la française de ce point de vue.
Cela étant dit, il ne s’agit pas seulement d’une histoire de personnages : les thèmes comme les horreurs de la guerre ou le poids des convictions religieuses, bien que classiques, sont étudiés avec une véracité implacable, qui, tour de force, n’empêchent pas plusieurs morceaux de bravoure du point de vue batailles.
Et une fois ces trois cents pages dévorées, la fin arrive, brute, et nous prend à la gorge. On aimerait qu’elle soit différente, même si on la sent venir sans trop y croire. On se dit que non, ce n’est pas possible, on se surprend à chercher une autre page, à imaginer que l’on a entre les mains un exemplaire à problèmes… Mais non, il n’y a pas d’erreur.
Un Ange s’éloigne et nous laisse seul avec notre amer chagrin… Et sans nul doute les trois volumes de la meilleure chose jamais écrite dans le domaine de la Fantasy made in France.

9.0/10

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