Vous êtes ici : Page d'accueil > L'Actualité fantasy

Laurent Genefort répond à nos questions sur Hordes !

Par Gillossen, le jeudi 11 octobre 2007 à 17:00:47

Hordes 1Le dernier roman en date de Laurent Genefort est un roman de fantasy, L'Ascension du Serpent, le premier tome d'une trilogie annoncée comme sombre et épique.
Après la critique, nous ne pouvions manquer d'interviewer à nouveau l'auteur, qui s'est gentiment plié à nos exigences, et a été plus bien rapide à répondre que nous à formuler les questions.
Sans plus attendre, nous vous laissons découvrir ce qu'il a bien pu nous révéler cette fois !

Questions & Réponses

Une question fort banale pour commencer : comment est né le projet Hordes ?
« Hordes » est issu de différentes lectures : Berserk de Miura, La Compagnie noire (dont je n’ai lu que le premier volume), et, plus lointainement, certains romans de dark fantasy lus lorsque j’étais adolescent. Berserk a été le déclencheur, mais à vrai dire, cette idée me trottait dans la tête depuis des lustres – pratiquement à l’époque où j’ai imaginé le personnage d’Alaet et l’univers de fantasy chaude et légère où il évoluait. J’avais envie d’écrire une sorte d’alternative sombre, plus cruelle, au monde de Wethrïn. Les revers éditoriaux d’Alaet, à sa création vers 1988, m’ont ôté la volonté d’écrire un autre cycle. Quand j’ai présenté le premier volume de « Hordes » chez Bragelonne, j’ai été presque étonné qu’il soit accepté car cela ne ressemblait pas à ce que j’écrivais d’habitude.
On entrevoit la fin de l’histoire – de ce tome en tout cas – assez rapidement. Etait-ce voulu, une façon d’insister sur le poids du destin ?
Oui, mais en même temps j’avais surtout envie de me laisser porter par l’histoire. Je considère L’Ascension du Serpent comme un grand prologue, et les personnages seront amenés à évoluer dans Le Vol de l’Aigle : la réflexion sur le destin est un point de départ plutôt qu’un discours général.
S’attache-t-on moins facilement à ses personnages avec une ambiance aussi sombre ?
Non, du moins pas en ce qui me concerne. Mais c’est au lecteur de le dire.
Berserk et son auteur sont cités en préambule, et l’influence est plutôt évidente. Comment en jouer ?
La réponse est simple : sans le moindre complexe ! L’essentiel a été de citer ma source, mais sans oublier que j’avais tout de même cette histoire au fond de la tête depuis très longtemps, et qu’Audric a préexisté à Griffith. Berserk a joué le rôle de réactivateur de mémoire. Je situe surtout l’influence manga au niveau de cette coexistence plus ou moins pacifique entre le monde des démons et celui des humains ; parce qu’au niveau de la création imaginaire, j’ai tendance à fonctionner à partir de l’univers.
Une autre question banale, mais que peut-on attendre de la suite ? Je croyais que les meilleures trilogies étaient en deux tomes. ;-)
Hum, j’espère surtout arriver à faire tenir toute l’histoire en trois tomes ! Finalement, les meilleures trilogies sont en quatre volumes, si ça se trouve…
Et qu’en est-il des autres projets de Laurent Genefort en ce moment ? Votre activité ne se dément pas !
Depuis un an, je m’essaie à la traduction. Pour ce qui est de mes propres projets, un almanach de fantasy humoristique paraît le mois prochain chez Bragelonne. Gudule et moi avons assuré les textes (des rubriques pratiques), et Boulet le dessin.
En SF, un space opera paraîtra mi-2008 : Memoria. Pour moi, c’est une grande joie car ce roman a connu diverses avanies éditoriales. Et je suis ravi qu’il paraisse au Bélial’ car c’est une maison d’édition où ce qui domine avant tout, c’est le désir de publier de la SF. Il n’y a qu’à discuter cinq minutes avec Olivier Girard pour se rendre compte quelle passion l’anime.
Je suis également en attente pour un projet de jeu vidéo, déjà bien avancé, avec Éric Chahi, le créateur d’Another World.
Il y a dix ans, vous rendiez votre thèse, que l’on peut d’ailleurs consulter en ligne. Comment considérez-vous cette décennie écoulée ?
D’un point de vue littéraire, cela aura été une décennie intéressante pour moi, avec Omale et La Mécanique du Talion en SF, et ma série jeunesse d’Alaet en fantasy. D’un point de vue éditorial, la direction que prend le secteur de l’édition est inquiétante. Chaque année semble pire que la précédente. Mais je suis de trop bonne humeur pour me lancer dans un long développement dépressif ! ;-)
Alterner Fantasy et SF est-il toujours important pour vous ?
Oui, dans la mesure du possible en tout cas.
Le contact avec les fans a-t-il évolué ? Vous êtes en dédicace pour Hordes prochainement à Rennes par exemple.
Je serai en dédicaces partout en France jusqu’à la fin de l’année (www.omale.biome.net répertorie les lieux et dates). Je pourrai vous dire après comment ça s’est passé. Cela dit, depuis pas mal d’années, il ne se passe pas une séance sans que l’un de mes anciens lecteurs de la période Fleuve Noir ne vienne avec quelques vieux « Anticipation » à se faire dédicacer. Ce côté « ancien combattant » m’amuse et généralement, le lecteur et moi taillons le bout de gras…
Dernière question pour cette fois… Comment aurait donc réagi Alaet coincé entre deux hordes et une ville assiégée ?
Il aurait sans doute fait mine de s’allier au plus fort, l’aurait trompé pour s’approprier ses richesses… et se serait retrouvé les poches vides, au final !

Dernières critiques

Derniers articles

Plus

Dernières interviews

Plus

Le héros de la semaine

Retrouvez-nous aussi sur :