Vous êtes ici : Page d'accueil > L'Actualité fantasy

Des nouvelles de Laurent Genefort

Par Luigi Brosse, le mardi 10 février 2009 à 13:26:46

Laurent GenefortLaurent Genefort était en dédicace à la librairie Omerveilles à Grenoble, il y a quelques semaines. L'occasion était trop belle pour ne pas passer lui faire un petit coucou, d'autant que pas moins de trois Elbakiniens étaient présents pour l'occasion.
L'après-midi étant somme toute assez chargée, et Laurent Genefort ayant déjà répondu oralement à plusieurs des questions prévues pour l'occasion, notre interview s'est finalement déroulée par mail.
En voici le compte-rendu.

En parler en forum

Nos questions, ses réponses !

Dans notre première interview avec vous en 2005, vous nous confiiez que le métier d'éditeur n'était pas pour vous. Et pourtant, en 2008, vous voilà à la tête de la collection des Trésors de la SF (chez Bragelonne). Qu'est-ce qui a changé ?
Rien ! Je me considère d'abord comme un amateur de SF, puis un auteur à mes heures. Je ne me suis jamais senti taillé pour le métier de « véritable » directeur de collection, qui est de découvrir de nouveaux talents : j'aurais trop peur de refuser un bon texte, un texte important. Avec TSF, je n'ai pas à me méfier de ma subjectivité, car le choix est déjà fait. Qui peut dénier l'importance d'une Julia Verlanger, d'un Michael Coney, d'un Pierre Pelot ?...
Cela n'empiète pas trop sur vos activités d'écrivain ?
Pour moi, écriture de romans, traduction et direction de collection sont différentes facettes d'une même passion. Je ne hiérarchise pas ces activités, c'est pourquoi je mets autant de moi-même dans TSF que dans l'écriture d'un space opera.
Par ailleurs, cela rajoute encore une nouvelle casquette à votre arsenal (après celle de romancier, de scénariste et de traducteur). Avez-vous besoin d'une telle diversité pour vous épanouir ou est-ce une succession d'opportunités ?
Je prends les choses comme elles viennent, sans vraiment me poser de questions. Après, cela pose parfois des problèmes de délais à respecter !
Vous avez à votre actif deux grandes séries : Alaet en fantasy et Omale en SF. Leur particularité c'est d'être publiées en pièces détachées chez à peu près tous les éditeurs de l'imaginaire. C'est une volonté de brouiller les pistes ou bien destinez-vous chaque livre à un public différent avec un éditeur attitré ?
Non, là encore, il s'agit de circonstances. Je suis fidèle à mes éditeurs et réponds favorablement à ceux qui manifestent de l'intérêt pour mes bouquins, sauf bien sûr quand je ne me sens pas capable de réaliser ce que l'on me propose.
Pour ceux qui ne vous ont jamais lu, pourrait-on espérer voir un jour des omnibus de ces deux séries ?
Plusieurs éditeurs se sont montrés intéressés par des reprises de ces séries. Pour Alaet, il est sans doute un peu tôt. En ce qui concerne Omale, j'espère signer un contrat cette année, ou l'année prochaine.
En ce début d'année, quel point pourriez-vous faire sur votre actualité à venir ?
Le deuxième tome de La Saga des Sept Soleils de K.J. Anderson, Une forêt d'étoiles, vient de sortir, et je travaille à la traduction de la suite. A la fin de l'année paraîtra Les Crocs du Tigre, le dernier volet de la trilogie des Hordes.
En 2009, cinq volumes verront le jour chez TSF : la collection prend véritablement en envol.
Je poursuis par ailleurs le scénario d'un jeu vidéo, dont l'élaboration a commencé l'année dernière et qui n'aboutira pas avant fin 2010. Je ne peux pas en dire plus pour le moment, car il n'est pas encore annoncé.
Sinon, pas de roman de SF inédit prévu cette année, ni en 2010.
Et pour terminer ce rapide échange, une petit question impertinente. Si vous aviez dû choisir un pseudonyme pour écrire, quel aurait été votre choix ?
Kilgore Trout ? Non, c'est daté maintenant... A l'époque du Fleuve Noir, on m'avait demandé si je ne voulais pas prendre un pseudo, et cela m'avait offusqué car j'étais très fier que mon nom paraisse au côté de signatures aussi prestigieuses que Wul, Andrevon, Brussolo...
P.J. Farmer utilisait des anagrammes de ses nom et prénom comme personnages de ses romans. J'aime assez l'idée, et je crois bien qu'il y en a dans Mémoria (à vous de chercher !) Pour Hordes, j'avais choisi un pseudonyme anglo-saxon, mais les éditeurs m'ont assuré qu'il valait mieux prendre mon nom.

Interview réalisée par Luigi Brosse


Dernières critiques

Derniers articles

Plus

Dernières interviews

Plus

Le héros de la semaine

Retrouvez-nous aussi sur :