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Le Roi des cendres

Titre VO: King of Ashes

Tome 1 du cycle : La Légende des Firemane
ISBN : 979-102811115-1
Catégorie : Aucune
Auteur : R. E. Feist

Garn abritait cinq grands royaumes jusqu’à ce que le roi d’Ithrace et toute sa famille soient exécutés par l’ambitieux souverain de Sandura.
Ithrace était gouverné par les légendaires Firemane à la crinière de feu, craints par les autres monarques. Désormais, il ne reste plus que quatre grands royaumes au seuil de la guerre. Mais on raconte que le fils du dernier roi d’Ithrace a survécu et qu’il est aux mains d’une société secrète nommée Quelli Nacosti, qui s’illustre dans l’infiltration des puissants. Inquiets, les quatre rois offrent une énorme récompense en échange de sa tête.
Dans un petit village pacifique, Declan, apprenti forgeron, découvre les secrets de la fabrication du mythique acier royal. Jusqu’à ce que la guerre vienne à lui. Declan doit alors fuir et offrir ses précieuses connaissances au souverain de Marquensas, qui est peut-être le seul à pouvoir vaincre Sandura.
Pendant ce temps, dans le domaine secret de Quelli Nacosti, trois amis apprennent l’art de l’espionnage et de la mort : Donte, Hava et Hatu, à la chevelure d’un roux éclatant…

Critique

Par Gillossen, le 19/06/2018

“C’est un long premier acte”, fait remarquer l’un des personnages du roman, arrivé à quasi-conclusion de celui-ci. 
C’est un euphémisme. Le protagoniste en question aurait même pu préciser : c’est un très, très, très, très long premier acte. 
De fait, cette entrée en matière ironique vend la mèche quant à notre ressenti final : pour son “grand retour”, Raymond E. Feist signe un roman dénué du moindre souffle épique, dépourvu de toute inspiration et même de la plus modeste des ambitions. Avouons que l’on espérait pas forcément grand-chose au demeurant : tout au plus un peu de divertissement. 
Mais là, on tombe en plein dans l’ennui poli, et ce dès les premières pages. Tout est plat, sans imagination, du nom des personnages (Des Steveren, Brendant, Sefan…) aux titres de chapitres, en passant par… les chapitres eux-mêmes, malheureusement. On se passerait tout à fait de certains, tant le sort des personnages nous importe peu, à commencer par la quasi-intégralité de la sous-intrigue concernant le dénommé Declan. 
Quant à Hatu, le “véritable héros” de cette histoire, c’est un ado comme on en vu des milliers et des milliers en fantasy, qui bien sûr ne sait rien de son passé (mais le lecteur, si, et dès les premières pages, belle gestion du suspense ! Une remarque que l’on peut étendre au pseudo-coup de théâtre final, qui ne surprendra personne) et se débat avec ses sentiments, une dimension de l’histoire tout sauf réaliste. Imaginer que ni lui, ni sa camarade Hava, pourtant élèves d’une école censée vous faire grandir bien plus vite qu’un enfant lambda, n’arrivent pas à comprendre qu’ils sont amoureux, relève de la gageure totale. Attendez-vous à lever les yeux au ciel à chaque chapitre s’attardant sur leurs sentiments. 
Dans ce domaine comme dans tant d’autres, il n’y a absolument rien, mais alors, rien de neuf, pour ne pas dire rien à sauver : que ce soit l’intrigue elle-même, cela dit à peine développée dans ce premier tome, les forces en présence, la situation politique sans saveur et là encore vaguement esquissée, la magie fourre-tout, les personnages tout plus insipides les uns que les autres… C’est à croire que Feist n’a strictement plus rien justement à proposer aux lecteurs. On pourrait tout à fait imaginer que l’auteur a ressorti ce manuscrit de ses cartons après l’avoir oublié vingt ans plus tôt lors d’un déménagement. En tout cas, difficile de croire que sans Feist écrit en très gros en couverture, ce manuscrit soit accepté quelque part aujourd’hui en 2018 - constat qui n’engage que moi.  
Même si vous êtes amateurs d’une fantasy épique, disons, traditionnelle, il y a largement mieux dans le genre, et ce depuis longtemps justement. Parvenu péniblement au bout de 500 pages, que dire de plus ? Qu’il soit ici question d’un tome de mise en place - car, évidemment, on nous annonce une trilogie - ne constitue pas une excuse : Le Roi des cendres est dépourvu de tout enjeu, du fait des choix de l’auteur, tout comme de sa plume (le style est… hum, le style n’est pas, tout bonnement, ou disons plutôt qu’à l’image du roman lui-même, il est daté) et on se demande bien qui pourrait avoir envie de lire une suite, tant le sort des personnages, tout comme de ce monde insipide, nous indiffère. 
Bref, Raymond E. Feist signe un retour dont on se serait bien passé.   

3.5/10

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