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Raymond E. Feist fier de sa longévité

Par Alice, le dimanche 25 août 2013 à 11:00:43

REFRetour en 1982 : Feist écrivit son premier roman, Magicien, l'histoire d'un orphelin nommé Pug fait prisonnier de guerre dans un autre monde dans l'unique but de devenir un Maître magicien. Avec ce roman, les lecteurs découvrent Midkemia et Krondor, une série de batailles épiques entre le Bien et le Mal. Ce fut aussi le début d'une course remarquable durant laquelle le succès de Feist a survécu à celui de beaucoup de ses contemporains.
Après 29 livres, Feist marque le trentième anniversaire du commencement de cette aventure avec Magician's End (La Fin du Magicien, attendu en novembre en français), le dernier chapitre de la Guerre du chaos et l'apogée des Chroniques de Krondor.
Omnivoracious a réussi à rencontrer Feist et à lui poser quelques questions à propos de sa carrière et de ses livres.

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L'entretien

D'où pensez-vous que vient cette longévité dans le milieu ?
Je n'en ai aucune idée. Si je le savais, je commercialiserais cette formule. J'ai commencé à écrire une histoire épatante, et j'ai passé de bons moments à raconter des histoires et ce fut toujours ma première motivation. Donc je pense que je peux dire que plusieurs générations ont décidé de s'amuser avec moi. Je sais que je reçois des jeunes qui me disent que ce sont leurs parents qui leur ont donné mes livres.
De quoi êtes-vous le plus fier à propos de votre travail ?
La longévité. Mon œuvre a été continuellement imprimée en langue anglaise depuis 1982, et il y a peu d'auteurs qui peuvent se vanter de n'avoir jamais eu un livre en rupture de stock. Ce qui me plaît le plus, c'est d'avoir des gens qui me découvrent comme un nouvel écrivain et non pas de faire des best-sellers.
Comment avez-vous survécu aux moments difficiles ? Qu'est-ce qui vous a permis de les traverser ?
J'ai été beaucoup soutenu. J'ai de très bons amis dans la vie qui prennent soin de moi pendant les périodes les plus folles. Les écrivains ont tendance à vivre dans une bulle quand ils travaillent et on a besoin de sortir, de prendre le soleil et un bol d'air frais quelquefois, et de temps en temps, quelqu'un doit nous faire sortir de cette bulle.
Y-a-t-il un roman que vous préférez parmi toutes vos œuvres ?
C'est comme des enfants, vraiment. Vous les aimez tous, mais chacun est unique. Magicien est mon premier-né, pour ainsi dire, donc il est vraiment spécial à cet égard. Magician's End est celui qui clôt la saga, le petit dernier, donc il est spécial d'une façon différente.
D'après-vous qu'est-ce qui a changé dans la culture du livre cette dernière décennie ?
Question difficile. Si je devais pointer du doigt une chose importante, je dirais que les plus jeunes lecteurs sont plus sensibles à la notion de contenu par opposition au livre comme un objet matériel. Cela ne les dérange pas de lire sur un Kindle, un Nook, un iPhone, un ordinateur portable, etc.
Avez-vous fait quelque chose de spécial pour célébrer 30 ans de livres de Feist ?
Je me suis rendu au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande, pour pouvoir aller à la rencontre de mes lecteurs. Ensuite, je rentre et je prends peut-être une semaine de congés et je traîne sur la plage. Quand vous vivez à San Diego, vous n'avez pas besoin d'aller loin pour aller en vacances.
Quelle est la suite pour vous ?
Je suis déjà en train de travailler sur King of Ashes (Le Roi des cendres), le premier tome d'une nouvelle série située dans un nouvel univers. J'espère que les lecteurs le trouveront aussi convaincant que celui de Midkemia.
Que diriez-vous à un écrivain qui débute juste maintenant, en vous basant sur tout ce que vous avez appris au fur et à mesure des années ?
Personne ne peut enseigner l'écriture. On peut aider quelqu'un à apprendre, il ne faut pas confondre les deux. Le truc à propos de l'écriture c'est la pratique, donc écrire beaucoup et ne pas stresser si le premier coup n'est pas parfait. Si vous voulez jouer du piano, vous travaillez. Si vous voulez bien jouer du piano, vous travaillez beaucoup. Et si vous voulez jouer du piano au Carnegie Hall, vous travaillez énormément pendant des années. Pour l'écriture, c'est pareil.

Article originel.


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