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Winterheim

(Ce Cycle est Terminé)

Auteur : Fabrice Colin

En ce mois d’octobre 2011, les éditions Pygmalion publient une intégrale en grand format de cette trilogie, indisponible depuis plusieurs années déjà, avec une illustration de couverture signée Vincent Madras.
Le texte de Fabrice Colin n’a, lui, pas été retouché pour l’occasion.

Winterheim

Le Fils des ténèbres

Il y a bien longtemps, les Faeders et les dragons ont décidé de ne plus s’immiscer dans les affaires des mortels. Retirés loin de Midgard, ils ont cependant confié à la dame des songes et à ses trois demi-sœurs les ténèbres la tâche de veiller sur les humains.
Aujourd’hui, dans le royaume de Walroek, le jeune forestier Janes Oelsen, dont les parents n’ont jamais pu comprendre le caractère rêveur et la juvénile impétuosité, entre en possession d’une mystérieuse carte à la suite d’un pari. Accompagné de sa fidèle chouette flocon, il va partir pour le château maudit de Nartchreck où, à en croire les légendes, repose un fabuleux trésor…

Winterheim

La Saison des conquêtes

A peine s’étaient-ils trouvés que Janes et Livia devaient déjà se séparer, victimes de la perfidie du Ksaar Asraan.
Tandis que la jeune femme reste prisonnière du tyran, Janes, désespéré, a fui vers le royaume de lys, la contrée des magiciens-poètes. Un jour pourtant un étrange bateleur vient lui demander de retrouver l’Anthémion, l’anneau sacré, dont pourrait dépendre le sort de son aimée. Or, selon la prophétie, cet artefact doit précipiter rien moins que la chute d’Asgard et la mort des dieux.
Mais dans l’ombre, Faeders et Dragons intriguent toujours pour réaffirmer leur emprise sur les hommes. Inexorablement, le souffle de la guerre se propage…

Winterheim

La Fonte des rêves

La bataille fait désormais rage. Sous la voûte sacrée du grand arbre-monde Yggdrasil, humains, dragons, faeders, immortels et mortels se déchirent, emportés dans le grand tourbillon d’un inéluctable anéantissement. C’est le Ragnarök, l’apocalypse de feu et d’acier… la fin d’une ère, la disparition des dieux, l’aube d’un nouveau monde. Pour Janes et Livia, l’ultime épreuve est arrivée. Le destin a convoqué le porteur de l’Anthémion et ses compagnons pour un dernier voyage. Les amants maudits sauront-ils sauver leurs vies et leur amour ? Dussent-ils pour cela traverser les enfers et affronter les plus douloureuses révélations.


Critique

Par Gillossen, le 12/10/2011

Déjà paru chez Mnémos, Winterheim de Fabrice Colin revient chez J’ai Lu avec une version définitive revue par l’auteur, pour ce qui est des deux premiers tomes. Le Fils des ténèbres et sa suite prennent solidement appui sur les légendes nordiques. Si les deux premiers  “mouvements” sont très marqués par cela, avec magie et folklore, par la suite, le récit redevient bien plus terre à terre et perd une partie de cette magie diaphane qui l’habitait.
Sans pour autant se révéler moins captivant, car on suit le destin du jeune Janes avec intérêt, quand bien même l’on devine aisément ce qu’il est appelé à devenir. L’auteur parvient en effet à nous surprendre plus d’une fois. Tout d’abord avec cette transition d’un monde où les dieux marchent en secret parmi les hommes, à la vie sobre des cuisines d’un grand château, mais aussi en n’adoptant que pour un bref laps de temps les attributs du “roman d’apprentissage” d’un jeune héros orphelin, chemin maintes et maintes fois emprunté.
Toutefois, Fabrice Colin touche à nouveau au merveilleux dans un dernier acte cristallin, avec ce labyrinthe de glace et ses jeux macabres, et les vertiges d’un amour naissant, pur et passionné. Mais aussi ses jeux de narration - à voir dans la scène du banquet - qui donnent plus d’impact à ce qu’ils illustrent. Bien sûr, on peut se montrer touché ou pas, toute la question est là, car certains lecteurs resteront peut-être à l’écart, incapables de sauter le pas. L’auteur n’est cependant pas le moins habile à manier les émotions. Dernière chose bienvenue, trois annexes qui nous en apprennent plus sur Midgard et Asgard.
C’est lors du troisième tome, celui que certains ont attendu plusieurs années, que les choses s’emballent pour de bon ! La dimension épique du récit se dévoile pleinement, nous laissant plusieurs fois ébahis devant le déploiement de forces de ce Ragnarök, d’autant que Fabrice Colin ne fait pas dans la demi-mesure. Le rythme du roman s’avère enlevé, un enchaînement de scènes alternant personnages, lieux, et moments. Une véritable symphonie nous emportant au cœur de ce tourbillon où Janes et Livia tentent de tracer leur chemin face aux désirs des deux factions en guerre… Mais bien des choses sont déjà écrites.
Et pourtant, par endroits, notre attention se détache imperceptiblement, comme si le récit perdait son pouvoir d’attraction, tout en demeurant riche en images fortes et passages plus intimistes. Comme une giboulée de neige nous faisant perdre la trace des personnages…
Cette trilogie paie là le prix d’une si languissante attente, à savoir qu’il lui est difficile de lui pardonner le moindre petit défaut. Mais ne boudons pas notre plaisir, alors que l’auteur nous livre là un roman qui conclut Winterheim en apothéose amère, la fin d’un monde. En découvrant ce final dans le cadre d’une intégrale, peut-être cette impression s’estompera-t-elle ?

7.5/10


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