Alors que la critique de son premier roman est en ligne depuis hier sur Elbakin.net, retrouvez dès à présent la retranscription complète d'une toute récente interview de l'auteur de cette réussite, Naomi Novik !
A consulter ci-dessous.
La Fantasy au quotidien
Par Thys, le 16/02/2006 à 17:14
Alors que la critique de son premier roman est en ligne depuis hier sur Elbakin.net, retrouvez dès à présent la retranscription complète d'une toute récente interview de l'auteur de cette réussite, Naomi Novik !
A consulter ci-dessous.
Je peux faire mieux que ça, il y a un extrait du premier chapitre du livre disponible en ligne à cette adresse : http://www.temeraire.org/
On donnera également des échantillons dans les conventions à venir, dont la New York Comic-Con en février et la San Diego Comic-Con en juillet.
J'ai une profonde affection pour mes propres personnages, que j'essaye de partager avec les lecteurs ; je pense qu'un écrivain ne peut pas espérer impliquer son lectorat si il n'est pas lui-même vraiment engagé dans son travail. Je me suis aussi surprise moi-même, en écrivant les livres de Temeraire, en me découvrant un véritable goût pour les scènes de bataille – je n'aurai pas pensé apprécier cela à ce point, mais c'est très amusant de travailler à la fois sur des scènes d'actions qui font avancer l'ensemble, puis de jouer sur les retournements de situations pour les rendre intéressants en eux-mêmes.
J'ai récemment eu l'un de ces soupirs d'admiration en lisant The Final Solution de Michael Chabon, c'est un virtuose de la prose, tout est équilibré, il sait rester assez réservé pour ne pas être trop sophistiqué, ce que j'aimerai réussir à faire un jour.
Patrick O'Brian a énormément influencé mon travail, il n'est pas exagéré de dire que ses séries de Aubrey/Maturin ont inspiré Temeraire.
Les gars du marketing de Del Rey ont eu quelques retours très utiles de quelques-uns des acheteurs principaux qui sentaient que le titre n'était pas assez accessible; en partie parce qu'il s'agit aux Etats-Unis d'une sortie grand-public, ce qui implique une impression beaucoup plus importante. Donc, mon éditeur américain Betsy Mitchell m'a demandé de trouver un nouveau titre, et j'ai choisi His Majesty's Dragon. A choisir, je préfère Temeraire, mais je pense que His Majesty's Dragon évoque aussi très bien le contexte, donc, ce n'était pas un gros sacrifice.
Oui, en effet. Les droits ont été vendus à HarperCollins au Royaume Uni, à Random House en Allemagne, à De Boekerij en Hollande, à Santillana en Espagne, et plus récemment, à AST en Russie. Toutes les sorties seront annoncées sur mon site web.
En fait, je travaille déjà sur le quatrième livre de Temeraire , qui sortira aux Etats-Unis aux alentours du printemps 2007. J'ai quelques autres projets en train, mais ils sont encore trop amorphes pour que je vous en parle en détail.
Je dois tout d'abord vous dire que je rejète cette idée qui veut que les bestsellers ne puissent pas aussi être de « bons » livres, et vice-versa. Pour moi, l'un des éléments d'un très bon livre est qu'il soit lu et aimé par de nombreuses personnes, que ce soit émotionnellement parlant ou de manière plus réfléchie, mais qu'il satisfasse ces deux exigences.
Si je devais choisir, je prendrai le bestseller du New York Times ; d'un point de vue pratique, ce genre de succès ouvre de nombreuses portes pour la créativité, mais à part ça, ce qui me réjouit vraiment dans le fait d'être écrivain est de partager mon travail avec de nombreux lecteurs, de faire partie d'une conversation beaucoup plus large.
Oh, non, c'est un plaisir merveilleux et inattendu d'entendre que tant de personnes ont aimé le livre. Bien sûr, j'espère ne décevoir aucun lecteur, mais je ne m'inquiète pas des retours pratiquement parlant, parce que je pense que, si un livre a assez de succès pour avoir des retours, on ne peut vraiment pas se plaindre.
Généralement, j'essaye de rester ouverte à la critique négative aussi bien qu'aux retours positifs, qu'ils viennent de mes excellents éditeurs ou des premiers lecteurs, ou des critiques ou commentaires des lecteurs ; je pense que c'est la seule manière d'apprendre et de s'améliorer en tant qu'écrivain, ce que j'espère continuer à faire.
Je ne suis pas certaine qu'il s'agisse d'un manque de compréhension de la part des éditeurs, parce que cet outil n'est pas aussi efficace pour tous les auteurs; je pense qu'il faut déjà être présent sur le net et aimer communiquer ainsi à la base, pas seulement parce que vous avez quelque chose à promouvoir.
J'ai commencé His Majesty's Dragon en janvier 2004, et les épreuves de Black Powder War le troisième volume, me sont arrivées aujourd'hui même, donc exactement deux ans du début à la fin.
J'ai un agent merveilleux, Cynthia Manson, qui est aussi une amie personnelle, et elle a envoyé le début du livre à Del Rey alors que je fignolais encore la fin, et j'ai su qu'ils le voulaient avec ses deux suites avant de l'avoir complètement achevé. (Je dois admettre que c'est en partie parce que je n'en ai jamais vraiment fini avec un livre avant qu'on me l'enlève des mains et qu'il soit envoyé en production, et parfois ça ne suffit même pas.)
J'ai récemment lu tellement d'ouvrages qui ne soient pas de la fiction pour mes recherches que j'ai eu honteusement peu de temps pour lire quoi que ce soit d'autre – pour la première fois de ma vie, j'ai une étagère remplie de livres en attente d'être lus.
Parmi la petite quantité de livres fantasy que j'ai eu le temps de lire ces derniers temps et que j'ai aimé, il y a Magic or Madness de Justine Larbalestier, une histoire fantasy très drôle située entre New-York et Sydney, et The Wizard Hunters de Martha Wells, dont la suite me fait les yeux doux depuis mon étagère. Il y a aussi A Coalition of Lions d'Elizabeth Wein qui m'attend là, ainsi que Tooth and Claw de Jo Walton et un recueil de nouvelles de Diana Wynne Jones, Minor Arcana. L'autre jour, je tuais le temps entre deux rendez-vous avec un vieux roman de Sharon Shinn, mais je recommanderais plutôt ses romans plus récents de Samaria – j'adore ceux-ci.
Plutôt que de faire une tournée de signature classique, j'irai dans des conventions : Boskone (Boston), New York Comic-Con (New York) en février, Lunacon (New Jersey) en mars, Balticon (Baltimore) en mai, San Diego Comic-Con (San Diego) en juillet, et Worldcon (Los Angeles) en août.
Merci beaucoup !
Article originel, par Patrick St-Denis, le vendredi 10 Février 2006