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Entretien avec Patrice Louinet - Salon du Livre 2010

Par Gillossen, le vendredi 14 mai 2010 à 16:17:02

Dernière parution en dateEn cette triste fin de semaine après la mort d'un artiste qui aura, à sa façon, largement contribué lui aussi à populariser les héros de Robert E. Howard, Frank Frazetta pour ne pas le nommer, consolons-nous avec cette nouvelle interview en compagnie de Patrice Louinet.
Comme les précédentes mises en ligne ces derniers jours, il s'agit d'un entretien qui s'est déroulé lors de la dernière édition du Salon du Livre de Paris, à la toute fin du mois de mars dernier.
Nous n'avons bien sûr pas laissé passer l'occasion de le questionner au passage sur les sujets du moment mais également, plus généralement, sur l'œuvre d'Howard et l'auteur lui-même. Remercions une fois encore Patrice pour sa disponibilité, et bonne lecture !

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L'interview 2010 du Salon du Livre de Paris

Dans la préface du dernier volume sur Bran Mak Morn, vous faites remarquer que la situation et la visibilité de Howard en France a beaucoup changé ces deux dernières années. Est-ce que cette évolution s’est encore accélérée ces derniers mois ?
Oui, notamment depuis la sortie du Seigneur de Samarcande, qui me tenait particulièrement à cœur. Au niveau critique, l’accueil a été, à ma connaissance, unanimement positif et certains l’ont même trouvé supérieur aux Conan. Il reste à voir si cette tendance se concrétise au niveau du public. Pour l’instant les chiffres de vente sont plutôt bons.
L'an passé, nous avions évoqué à quel point vous espériez que la sortie du Seigneur de Samarcande ouvre les yeux des lecteurs sur une nouvelle vision d'un pan entier de l'œuvre de Howard. Cette espérance s’est donc concrétisée ?
Je le pense. J’essaie, d’un volume sur l’autre, de surprendre le lecteur, de montrer que Howard est loin de n’avoir fait que du Conan, qu’il a également exploré d’autres univers très variés. Le personnage du roi Picte Bran Mak Morn est par exemple aux antipodes de la figure du barbare musculeux à laquelle on réduit trop souvent Howard. Il ne s’est pas contenté de cloner à l’infini son héros le plus célèbre.
N'était-ce pas trop difficile de vendre l'idée d'un recueil sur Bran Mak Morn, un personnage ne bénéficiant pas de la même aura que les créations précédentes de Howard ?
Je dois bien sur tenir compte des impératifs commerciaux, et il est évident que Conan a une visibilité très supérieure aux yeux du grand public. Mais, à part les Conan, les autres écrits de Howard étaient relativement ignorés en France jusqu’à une époque récente, même si l’adaptation cinématographique de Solomon Kane a certainement été bénéfique de ce point de vue.
Mon objectif est aussi d’encourager les lecteurs à aller plus loin. Ceux qui seraient attirés par la dimension épique de Conan peuvent ainsi se tourner vers le Seigneur de Samarcande, ou alors vers Bran Mak Morn ou Solomon Kane s’ils préfèrent l’aspect fantasy.
Dans la préface des Conan, vous évoquez le lien entre les Pictes et le thème de la déchéance. Que représentent-ils pour Howard ?
Cette thématique traverse toute l’œuvre de Howard, qui est marquée par le double processus de la déchéance (au niveau humain) et de la décadence (au niveau des civilisations). Pour lui, à partir du moment où la civilisation commence à décliner, les rivalités et dissensions internes qui s’ensuivent font qu’elle se trouve alors sous la menace des invasions barbares. Le Picte est une figure de la sauvagerie la plus élémentaire et il représente l’ensemble des peuples sauvages qui ne font qu’attendre la faiblesse de la civilisation pour la détruire.
Cette idée est illustrée de manière très nette dans « Au-delà de la rivière Noire » et atteint son paroxysme dans « les Clous rouges » où le processus de la décadence arrive à son terme absolu. Dans cette nouvelle, nous avons une cité qui est coupée de tout. Eh bien, même en l’absence des Pictes, la civilisation se détruit d’elle-même. Le Picte est donc au final surtout un symbole de ces forces aveugles qui ont toujours été présentes, à quelque stade de l’humanité que ce soit, et qui menacent d’engloutir la civilisation à chaque instant.
C’est le chaos en quelque sorte ?
Le chaos, l’anarchie, des forces inconscientes qui sont libérées, qui seront toujours présentes et contre lesquelles on ne peut rien. En cela Howard est visionnaire ; il n’aurait jamais souscrit aux théories de la « guerre propre ». La guerre n’est jamais civilisée, et derrière les motifs « nobles » mis en avant, on trouve toujours une réalité sale, déplaisante et horrible.
Dans les appendices du même volume, vous évoquez la nouvelle « Les Vers de la Terre » et sa lecture œdipienne ? Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Il serait un peu long de rentrer dans le détail, puisque je suis en train de travailler sur un livre qui traitera, entre autre, de ce sujet et, sur un plan plus général, des forces inconscientes à l’œuvre dans la fiction howardienne…
Quelques mots sur les prochaines sorties de la collection ?
Les Dieux de Bal Sagoth sort le 16 avril. Il s’agit du premier livre d’une série de trois volumes (à terme) rassemblant toutes les nouvelles fantasy, fantastiques et d’horreur, hors grands personnages (Conan, Kull, Solomon Kane). Ils comprendront des textes ayant pour héros Turlogh O’Brien, Cormac Mac Art, James Allison, ainsi que d’autres textes sans personnages récurrents.
Certains de ces textes sont fabuleux, notamment la nouvelle éponyme qui est la suite de « l’Homme Noir » (paru dans Bran Mak Morn) et qui annonce « Les Clous rouges. »
Il y a également une nouvelle dont le héros s’appelle Conn et qui raconte une bataille épique avec Odin. Elle a été écrite peu avant les premiers Conan. Aussi deux westerns fantastiques, dont l’un est un très court texte, mais un bijou absolu, ou encore Les Guerriers du Valhalla, avec James Allison, pour la première fois au monde dans sa version non censurée.
Kull sera le volume suivant et doit sortir pour la rentrée de septembre. Ce sera une traduction du volume américain de Del Rey. Il est également prévu de sortir le volume sur El Borak (paru en février aux États-Unis). Il différera de la version américaine, essentiellement pour des raisons de calibrage des textes, la traduction nécessitant un nombre de signes trop important pour tenir en un seul volume.
On imagine sans peine la charge de travail que représentent ces sorties à la cadence soutenue. Est-ce que vous éprouvez parfois le besoin de souffler ?
Quand je suis bloqué sur une traduction, je souffle en faisant autre chose, mais toujours sur du Howard. Par contre, si je décide de faire une vraie pause, je me coupe de tout pendant un mois ! Je vais prendre quelques journées ou semaines off après Kull avant d’enchainer sur le premier tome d’une série d’ouvrages pour la Robert E. Howard Foundation.
Quelques mots sur ces volumes pour la Fondation ?
Ils sont très attendus par les amateurs et les inconditionnels de Howard. Il s’agira d’une série en quatre volumes qui rassemblera l’ensemble de ses textes sur la boxe dans une version intégrale et non charcutée.
Gérez-vous différemment ce type d’écrit ?
Oui, car j’ai déjà fait, dans le cadre de mes recherches, l’essentiel du travail en amont, et il me reste surtout à faire une remise en forme de mes notes et à mettre les textes au propre. Pour tout ce qui a trait au monde de la boxe US dans les années 20, je suis assisté par deux spécialistes howardiens qui sont des puits de science sur le sujet, Chris Gruber et Mark Finn. Certaines nouvelles sont exceptionnelles, même si l’ensemble n’est pas parfait.
Ces textes sont quasi inconnus en France.
Oui, ils n’ont pas été édités depuis 20 ans en France, et je me suis rendu compte en travaillant sur les manuscrits qu’il y avait eu, là aussi, pas mal de problèmes sur les textes américains (et donc de la précédente édition française.)  
Ce qui a aussi changé depuis l'an passé, c'est que Conan, le film, n'est plus une arlésienne, puisque le tournage a démarré depuis 15 jours maintenant. Est-ce que vous ne craignez pas, ironiquement, qu'un film sape en partie votre travail s'il n'est pas fidèle aux écrits du maître ?
Autant pour Solomon Kane ce n’était pas gênant parce que je savais que le film serait oublié en trois semaines et demie, autant pour Conan j’ai de grosses craintes, notamment au niveau du script. L’impact d’un film Conan sera effectivement très important, même si le film apportera une exposition supplémentaire au personnage. Mais laquelle ?
Au niveau physique je suis plutôt satisfait, a priori, du choix de Momoa pour incarner Conan. J’espère que cela permettra enfin de sortir du stéréotype du héros scandinave/teuton musclé et de la lecture nietzschéenne du personnage qu’en a autrefois fait Milius avec son choix de Schwarzenegger.
Je sais que Momoa a lu les écrits de Howard afin de pouvoir s’en servir pour son interprétation.
Un avis sur le reste de la distribution ?
Pour moi, Stephen Lang est un stéréotype ambulant. A la limite il peut passer dans Avatar si on prend ce film comme une parodie (ce qui est mon cas), mais je ne le vois pas du tout pour jouer dans un Conan.
En ce qui concerne Rose Mac Gowan, je n’ai pas d’avis. Elle dépend beaucoup de la personne qui la dirige pour être convaincante (et ne l’a pas souvent été le cas par le passé).
Je dois avoir le script final la semaine prochaine. De ce que je sais, il y a eu des retouches mais pas de grands changements, et l’ensemble n’a pas grand-chose à voir avec Howard.
Ce qui me laisse un petit espoir, c’est qu’en fonction des résultats commerciaux du film, le producteur aura les coudées bien plus franches pour une suite éventuelle, et il pourra faire quelque chose qui se rapproche plus de Howard, ce qui est son intention.
Et cela permettra d’apporter des lecteurs supplémentaires ?
C’est certain, et ce, que le film soit réussi ou pas. Mais il aurait été si simple de faire un bon Conan à partir des textes de Howard…
Qu’en est-il du projet britannique (allusion à cette rumeur) ?
Je me suis toujours méfié de cette histoire et je n’ai jamais eu la moindre information concrète.
Il y a un sujet qui m'interpelle aussi, c'est celui des cartes, généralement très importantes en fantasy. Que pourriez-vous nous dire de celles mettant en scène l'univers Hyborien ?
Pour moi, Howard a écrit de la fantasy un peu par défaut. Les cartes qu’il avait élaborées étaient volontairement succinctes, car Howard n’éprouvait pas le besoin de cartographier précisément son univers. J’aime ce principe, qui fait que c’est à chacun de se représenter l’univers dépeint. De toute façon, il y a des incohérences. Par exemple, le royaume d’Acheron n’était pas indiqué au départ (car Howard ne l’avait pas encore inventé). Certains refont une chronologie de l’Age Hyborien en extrapolant à partir d’éléments épars. Ce débat m’amuse, mais je le trouve superficiel. Il n’apporte rien sur l’auteur et ne relève pas à mon avis d’une vraie démarche sérieuse.
Pendant 50 ans c’est le personnage de Conan qui a été mis en avant, au détriment de son créateur. Ce qui m’intéresse, c’est de remettre Howard au centre des débats, pas de savoir si Conan a visité la Tour de l’Éléphant un jeudi ou un vendredi ou si la ville dans laquelle se déroule l’action se déroule à l’ouest ou au sud-ouest de Khauran.
Si j’ai tout fait pour faire publer les textes de Conan dans leur ordre d’écriture, tels que Howard les avait pensés, ce n’est pas pour m’amuser aujourd’hui à préparer une carte sensée représenter un monde qui n’a jamais été pensé de façon aussi précise et qui a en outre connu des fluctuations avec les ans…
Ainsi, quelqu’un m’a un jour demandé comment placer la nouvelle Des Loups sur la Frontière par rapport à Au-delà de la Rivière Noire. Je lui ai répondu qu’elle n’était à placer ni « avant » ni « après » mais « à la place de », car la première était une nouvelle avortée qui a servi en fait de base à la seconde.
Il y a souvent beaucoup de clichés autour de Howard, mais lui-même semblait parfois ne pas hésiter à réécrire son histoire, comme au sujet de l'origine de sa fascination pour les Pictes. Pour vous, en tant que spécialiste, n'est-ce pas parfois difficile de démêler le vrai du faux ?
Par définition, en tant que biographe, je ne fais pas confiance à ce que l’auteur écrit sur lui-même, ce qui est à mon sens le premier principe à adopter lorsque l’on aborde la vie d’un écrivain.
Avant tout, Howard était un homme qui n’aimait rien tant que de raconter une bonne histoire, y compris à propos de lui-même. Pour faire passer une vérité, il n’hésitait pas à exagérer, à enrober ses histoires de mensonges ou de contre-vérités.
Certains passages sont ainsi hilarants dans l’invention, notamment dans les lettres à Lovecraft. Je pense à un exemple, où il explique avoir échappé de peu à la mort, un jour où des individus patibulaires l’avaient pris pour un Texas Ranger, et que, comble de malchance, Howard n’avait pas d’arme à feu sur lui ce jour là. Il voulait donner l’impression que le Texas était encore un état très sauvage, et n’avait jamais peur d’exagérer pour tenter d’impressionner Lovecraft.
Était-ce du premier degré ?
Difficile à dire car c’était avant tout un storyteller. La vérité, chez Howard, ne devait pas se mettre en travers d’une bonne histoire, qu’il s’agisse d’un événement de sa vie ou d’une nouvelle.
J’ai vu l’autre jour une anecdote sur la photo d’Howard en passant par Facebook. Est-ce que vous pouvez nous en dire quelques mots ?
Je travaille sur la généalogie de Howard depuis 10 ans maintenant, et je suis entré en contact il y a quelques années avec le petit fils d’une cousine de Howard, avec lequel j’échange assez régulièrement.
Il y a quelques mois, il m’a demandé de but en blanc si j’aimerais avoir une photo originale de Howard. Je lui ai bien évidemment répondu par l’affirmative, ne sachant pas vraiment de quoi il me parlait au juste, et il m’a envoyé le seul exemplaire au monde de la photographie d’Howard la plus connue, celle de 1934, avec le chapeau « à la Al Capone » !
On imagine l’émotion ressentie lorsque le colis est arrivé ?
Je n’en croyais pas mes yeux. C’était une vraie émotion, comme je n’en ai pas souvent ressenti, d’avoir entre mes mains quelque chose qui a vraiment appartenu à Howard.
Je dois avouer avoir été assez anxieux de voir le colis arriver et j’allais surveiller tous les jours ma boîte aux lettres !
Qu’avez vous découvert en travaillant sur la traduction de Howard ?
Ce qui m’a frappé c’est la fluidité de son style dans les passages d’action. Il y a par exemple certains passages que j’ai pu traduire en seulement quelques heures, tellement l’ensemble me semblait naturel et aller de soi. J’ai par contre eu beaucoup plus du mal à retranscrire son style dans les passages horrifiques, notamment tout ce qui se passe dans des « longs couloirs noirs et sombres plongés dans l’obscurité la plus noire. » Cela me fait penser que je n’aimerais pas avoir à traduire du Lovecraft.
Vous êtes assez présent sur Internet. Comment voyez-vous cet outil ?
Sur un plan personnel, l’Internet a ceci de particulier qu’il n’est pas toujours facile de faire passer les émotions. J’utilise par exemple plus les émoticônes qu’avant, car mon ton parlé ne passe pas toujours très bien à l’écrit, particulièrement mon humour assez « sec » qui peut être facilement mal compris ou interprété.
En ce qui concerne la présence de Howard sur le web français, le Texan reste encore méconnu par rapport à un Tolkien par exemple, alors que pour moi ils devraient être sur un pied d’égalité. Il suffit de voir la page Wikipédia sur Howard pour s’en rendre compte).
C’est un travail de longue haleine, mais il faut sans cesse repréciser les choses pour éviter de continuer à propager les erreurs du passé et couper définitivement le cou aux vieilles idées reçues du genre « Howard était un colosse de deux mètres », ce que je pouvais encore lire et entendre il y a peu de temps). J’interviens autant que faire se peut depuis quelques années et il est évident qu’il y a un net progrès dans la façon dont Howard est perçu, mais il reste cependant beaucoup à faire.
Pensez vous que Howard pourrait un jour sortir du cadre fantasy, qu’on le retrouve un jour chez la Pléiade par exemple ?
Ce n’est pas vraiment leur genre chez la Pléiade !
De mon côté, je ne dis jamais « une aventure de Conan » pour parler d’une nouvelle. Je n’aime pas non plus l’expression sword and sorcery, ni même heroïc fantasy et je les utilise le moins possible. Pour moi Howard écrit de la littérature, point. Peu importe qu’il y ait des goules ou pas. J’en parle donc comme d’un auteur, peu importe l’étiquette.
J’essaie de faire tomber certaines barrières, même si d’un point de vie commercial, Howard reste une littérature de genre, qui reste distincte de la littérature dite « générale ». Par exemple nous sommes au stand de Bragelonne au Salon du Livre, lui-même placé à côté du rayon Bd/mangas, de la même façon que dans les librairies on a d’un côté la littérature, de l’autre la fantasy/SF, (sous entendu ce n’est pas de la littérature). Cela me gêne énormément.
Mon rêve de directeur de collection serait de pouvoir avoir une « anthologie Howard » en trois ou quatre livres regroupant ses meilleurs textes, pas nécessairement uniquement des textes de Conan, et pas nécessairement chez un éditeur fantasy.
Cela dit Bragelonne a bien sorti le Seigneur de Samarcande, dans lequel il n’y a pas d’éléments fantasy ! C’est un début de décloisonnement !
Un souhait pour finir la collection ?
Je ne sais pas encore quel sera l’ultime volume, et cela dépendra des ventes.
J’étais parti sur l’idée d’une dizaine de volumes. Je ne souhaite pas forcément que tout paraisse dans cette collection car certains écrits sont quand même assez mineurs. Ou alors, avec deux volumes qui s’intituleraient « Fonds de Tiroir et autres notes d’épicier, tomes 1 et 2 » ! Quand je vois qu’au moindre fonds de tiroir que l’on retrouve de Tolkien ou un autre, on crie au chef d’œuvre du siècle (ou qu’on le présente de la sorte), je me dis qu’à un moment il faut arrêter et dire la vérité aux gens.
Par contre, d’autres choses m’intéresseraient et n’ont jamais été faites : la correspondance, une biographie, les textes de Novalyne Price (Note : elle fut la compagne d’Howard à la fin de sa vie),…Pour moi il s’agit d’éléments aussi importants que les écrits de Howard pour la connaissance de cet auteur. Une biographie pourrait être une bonne forme de conclusion ; il y a une vraie demande, et la seule biographie en profondeur existante, celle écrite par Sprague de Camp, est une horreur complète.
Eh bien, ce sera justement le mot de la fin. Merci.
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