La Fantasy au quotidien
Par Publivore, le 26/02/2006 à 17:45
Neil et moi pensions tout d'abord que c'était une idée horrible. Nous en avions parlé lors de la tournée. Et je pense que ça a été un grand soulagement pour chacun, lorsque nous nous sommes regardés dans les yeux en disant « Je pensais bien que tu voulais faire une suite ». Nous avons juste joué avec quelques idées, et nous avons quelques vagues lignes communes, ce qui de mon point de vue, est tout ce dont on a réellement besoin pour commencer à écrire un livre. Larry Niven aime établir son plan sur 156 cartes postales ou quelque chose comme ça, mais de mon côté, je franchis le pas avec une demi douzaine d'idées approximatives. Mais nos carrières ne nous permettent pas de nous pencher véritablement dessus. Nous voyons De bons présages comme un incroyable coup de chance, cela nous a pris neuf semaines pour écrire le premier jet, nous nous sommes amusés comme des petits fous, et rien n'est venu se chevaucher avec le projet. Il était à peine Neil Gaiman alors, et j'étais seulement juste Terry Pratchett. Nous n'avions donc rien à perdre, nous pouvions prendre notre temps, c'était comme une sorte de job d'été.
Mon seul regret à propos de De bons présages, qui a été par ailleurs un merveilleux livre à écrire, a été notre décision que le nom de Neil serait en tête aux Etats-Unis, et le mien en Grande-Bretagne. Neil était alors bien plus connu aux USA, et moi en Angleterre. C'était très sensé commercialement de procéder ainsi, mais avec le recul, pour nous deux, ça aurait probablement été préférable de faire l'inverse. Mais quelqu'un d'autre a fait remarquer que lorsqu'un livre a deux noms sur la couverture, on se dit toujours que le type en second est celui qui a écrit la plus grande partie de l'ouvrage.