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Un Visage pour l'éternité

Titre VO: Till we have faces

ISBN : 978-225311859-6
Catégorie : Aucune
Auteur : C. S. Lewis

Le roi de Glome a trois filles. L’aînée, Orual, est fort laide, et porte une affection démesurée à Istra, la benjamine, la plus belle et la plus douce créature de ce royaume barbare. Mais, victime de l’obscurantisme religieux, cette dernière est sacrifiée au dieu de la Montagne grise.
Des années plus tard, Orual est devenue reine, une souveraine crainte et respectée. Meurtrie par les regrets et la solitude, elle se souvient de l’enseignement d’un vieil esclave grec ramené par son père lord d’une campagne, et entreprend le récit de son combat contre les dieux.

Critique

Par Gillossen, le 21/03/2007

Si pour vous C.S Lewis n’est “que” l’auteur des Chroniques de Narnia, et donc de romans destinés aux enfants plus ou moins bien écrits et pertinents - ce qui est après tout votre droit le plus strict - ce roman pourrait bien tout de même vous amener à revoir quelque peu votre position !
Porté par une écriture amère et délicate, où l’auteur semble réellement se glisser dans la peau de son héroïne, voilà un roman dont l’univers et le ton tranchent justement singulièrement avec le monde de Narnia. Mais est-ce que cette histoire résolument plus adulte se révèle-t-elle réellement plus profonde pour autant, dans son propos ?
On serait tenté de répondre oui.
Evoluant dans un monde imaginaire qui entretient néanmoins de nombreux liens avec l’Antiquité, Orual représente un personnage en conflit avec les dieux mais aussi et surtout avec les conventions et les préjugés de son temps, qui pour beaucoup, pourraient encore être transposés de nos jours ! Qu’elle soit liée à ses proches, qu’elle les chérisse ou non, cette exploration intellectuelle, voire même philosophique, ne soumet pas le scénario sous son poids.
Récit réinterprétant - de façon assez floue - un mythe ancien qui a donc traversé les âges et conservé une certaine portée, C.S Lewis ne trahit évidemment pas les fondements de ses partis-pris, qui cela dit n’engagent en rien le roman vers un chemin prosélyte.
On peut ainsi comprendre pourquoi l’auteur lui-même a souvent avancé que ce roman était son meilleur ouvrage de fiction. Concernant cette affirmation, c’est sans remise en cause que l’on exprimera notre accord avec lui !
Une sortie en poche bien vue.

8.0/10

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