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La Légende de l'épée noire

Titre VO: Darksword (Ce Cycle est En Cours)

Auteur : Margaret Weis
Auteur : Tracy Hickman
La Légende de l'épée noire

La Naissance de l'épée

Des magiciens persécutés se sont enfuis sur un autre monde où les simples êtres humains sont appelés les Morts – ceux qui ne sont pas éveillés –, à bien distinguer des morts – ceux qui se sont endormis pour toujours. Cependant une prophétie proclame : “Il naîtra dans la Maison Royale un enfant qui sera mort et qui pourtant vivra, qui remourra et renaîtra. Et quand il reviendra, il tiendra dans la main la destruction du monde.” L’évêque Vanya va tester le fils nouveau-né de l’empereur ; n’ayant aucun don, il est déclaré Mort et emmené par le catalyste Saryon à l’épreuve qui fera de lui un mort. Peu après arrivent dans un village une jeune femme, Anja, et son bébé Joram. Ils y vivent pauvrement, Anja enseignant à Joram des tours de prestidigitation qui lui permettent de dissimuler qu’il est Mort. Mais quand Joram atteint sa dix-septième année, le chef du village le somme de prouver qu’il a le don. Il s’enfuit jusqu’à un village de sorciers qui pratiquent l’art interdit de la technologie… C’est là que Joram devenu adulte sera reconnu pour ce qu’il est réellement et forgera lui-même son épée.

La Légende de l'épée noire

La Malédiction de l'épée

Joram est orphelin, mais sa mère lui a toujours affirmé qu’il est de naissance noble. Après avoir forgé la Noirépée, il fuit à travers les royaumes magiques avec ses trois compagnons : Saryon le catalyste, Mosiah le magicien et Simkin, nouvelle incarnation de Loki, à la fois comique et fascinant : on ne sait jamais dans quel camp il se trouve.
Joram voudrait bien savoir d’où il vient ; en attendant, sa quête le conduit à la fille de ses rêves. Il rencontre aussi la guérisseuse qui a accouché sa mère, et qui lui donne une piste : il n’est pas celui qu’il croit. Serait-ce à dire qu’il a pour père un plébéien ? Comment après cela oserait-il demander la main de sa bien-aimée à ses nobles parents ?
À ce problème, il y a plusieurs solutions. Mais le temps presse. L’évêque Vanya n’a pas oublié la prophétie : “Il naîtra dans la Maison Royale un enfant qui sera mort et qui pourtant vivra, qui remourra et renaîtra. Et quand il reviendra, il tiendra dans la main la destruction du monde.” Qui peut bien être cet enfant mort, et que tiendra-t-il dans la main ? L’évêque Vanya se le demande. Il doit faire échec à la prophétie. Coûte que coûte.

La Légende de l'épée noire

Le Triomphe de l'épée

Jadis les sorciers ont fui l’Outre-Monde, où ils étaient persécutés, pour fonder les royaumes magiques. Joram s’est justement replié dans l’Outre-Monde où il vient de passer dix ans en compagnie de la belle Gwendolyn qui, devenue folle, ne parle plus qu’aux morts.
Le moment est venu pour lui de revenir là où il est né.
Mais peut-il franchir, sans l’endommager, le bouclier magique protégeant les royaumes ? Peut-il empêcher les Technomanciens de l’Outre-Monde de s’engouffrer dans la brèche et les sorciers de lever contre l’envahisseur l’étendard de la résistance ?
A-t-il seulement une chance de rendre la raison à Gwendolyn, la femme qu’il aime ?
Il est revenu… et il tient entre ses mains la destruction du monde.
Comme l’avait prédit la prophétie.

La Légende de l'épée noire

La Renaissance de l'épée

Voilà vingt ans que le Monde Magique du Thimhallan a été détruit par la malédiction de l’épée ; la magie “libérée” s’est diluée dans tout l’univers et n’a pratiquement plus de pouvoir. Les survivants de la catastrophe ont gagné la Terre, où beaucoup s’entassent encore dans de mornes camps de transit, en deuil de la magie, en deuil de l’espoir, proscrit très loin de leur antique patrie.
Certes, il y a la seconde épée noire, fabriquée entre-temps par Joram, qui est resté seul dans le Thimhallan ravagé par sa faute. Un espoir ? Oui, pour celui qui s’emparera de cette arme destructrice. Car la secte des Technomanciens, alliée à une race extra-humaine, songe à l’utiliser pour conquérir l’Autre-Monde et anéantir l’espèce humaine.
Seulement le Père Saryon, qui vit maintenant à Oxford, se laisse persuader de retourner au Monde Magique (ou ce qu’il en reste) pour convaincre Joram de lui livrer sa nouvelle épée. Dès lors s’engage un bras de fer pour contrôler l’instrument. Enjeu : la maîtrise de l’univers. Un univers où il n’y a plus de magie… sauf si la seconde épée noire est réellement magique.


Critique

Par Belgarion, le 22/06/2006

Margaret Weis et Tracy Hickman nous gratifient une nouvelle fois avec ce cycle d’un monde et de personnages hauts en couleurs basés sur une idée de départ originale. Dans ce monde ainsi créé, tous les hommes sont dotés de magie et les très rares enfants qui s’en retrouvent dépossédés sont exécutés à la naissance après un test. Mais voilà, lorsqu’un de ces enfants se retrouve être le descendant unique d’une famille illustre, les choses se compliquent. Et quand en plus il y a une prophétie qui l’accompagne…
Vous l’aurez compris, les deux auteurs utilisent de nouveaux les ingrédients scénaristiques qui leur sont chers et qui découlent notamment des jeux de rôle auxquels ils ont participé durant longtemps. L’histoire est basée sur le concept de la légende du roi Arthur inversée quant au maintien ou non de la magie et quant à l’épée. Les personnages quant à eux sont très réussis avec notamment le délirant Simkin (un autre avatar de Zifnab/Zanfib/Fizban en plus jeune) ou le ténébreux et torturé Joram. L’alternance de moments sombres et plus légers entretient l’intérêt de lecture et jugule habilement les émotions jusqu’au bout.
Mais à la différence de leurs très réussis cycles des Portes de la mort et de La Rose du prophète, ce cycle a plus de mal à convaincre et se montre de plus moins ambitieux.
Nous pouvons en effet diviser le cycle en deux avec les deux premiers livres, très fantasy, qui constituent la meilleure partie avec une histoire crédible et habilement menée, des rebondissements surprenants et un monde original très plaisant à découvrir. Mais l’arrivée de la Science-Fiction dans le tome 3 brise cette harmonie et nous rapproche de façon maladroite et brutale de la science fantasy (sans égaler, et de loin des maîtres en la matière comme Marion Zimmer Bradley et Anne MacCaffrey). Quant au tome 4, ajouté après-coup, il s’agit sans conteste du plus mauvais des quatre livres avec de nombreux temps morts mal exploités qui rendent le livre peu dynamique, l’arrivée d’une menace extraterrestre venue de nulle part, ainsi que des personnages désabusés et sans passion moins intéressants à suivre qui rajoutent de la lourdeur au récit.
L’inégalité du cycle empêche donc de le classer dans les meilleures créations des deux auteurs, mais l’idée de base est originale et mérite d’être explorée. A tout le moins, il est tout à fait possible de ne lire que les deux premiers livres qui sont bien meilleurs avec une fin plus qu’acceptable à la fin du deuxième. Après, comme le font les auteurs, laissez courir votre imagination.

6.0/10


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