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Vélum

Titre VO: Vellum

Tome 1 du cycle : Le Livre de toutes les heures
ISBN : 978-220725880-4
Catégorie : Aucune
Auteur : Hal Duncan

Depuis des temps immémoriaux, le siège de Dieu est vacant. Ses anges et tous ceux dont le sang se charge d’une parcelle de divin, les Amortels, se sont divisés en deux clans : Les Souverains et l’Alliance. Leur guerre n’a pas lieu dans les cieux, mais sur le Vélum, ce tissu de mondes en comparaison duquel notre Terre n’est qu’une trace de crasse sous l’ongle d’un pouce. Pour Finnan et Phreedom, qui refusent de choisir leur camp, le temps est compté, car la guerre des cieux sera bientôt totale.

Critique

Par Gillossen, le 23/03/2007

Attention, OLNI en vue !
Vélum en est un, c’est certain, l’un de ces finalement assez rares Objet Littéraire Non Identifié. Le roman de Hal Duncan, écossais de 35 ans, n’a rien à voir avec votre fantasy habituelle, même si tout commence par une carte qui brûle, comme dans tout bon récit épique, selon l’un des narrateurs !
Ils sont justement plusieurs, tout comme les types de narrations, les époques, les facettes de tel ou tel personnage… L’auteur semble quant à lui tout aussi à l’aise lorsqu’il s’agit de redonner vie à d’anciens mythes sumériens avec tout le lyrisme allant de pair, ou bien en nous narrant des épreuves beaucoup plus crues, avec le ton qui va avec.
Quoi qu’il en soit, voilà un roman ardu, qui ne se livre pas facilement au lecteur. Anges, dieux sumériens, schizophrénie, exploration de tombes oubliées façon serial, ou bien indépendance irlandaise et guerre civile espagnole… Aucun doute, le lecteur voyage beaucoup, et pas seulement sur le plan des lieux explorés au cours de ces 500 pages ! La narration est éclatée, parfois volontairement à l’évidence, obscure, absolument pas linéaire… Oui, de façon définitive, il faut savoir s’accrocher ! De toute évidence, ce roman ne se vendra pas à des millions d’exemplaires, peu importe son succès d’estime.
Qu’il soit difficile à appréhender n’est pas forcément signe de qualité, admettons-le sans détour. Tous les “artifices” de Duncan ne fonctionnent pas toujours, ou pas à plein régime. Le Vélum en question, principe en lui-même fascinant, est par moments monté en épingle de façon totalement artificielle, certains personnages s’épanchent jusqu’à l’excès (le style pour le style, tentation à repousser pour l’auteur…), et il est quasiment impensable de songer lire ce roman d’une seule traite, sans compter que si les passages diablement intrigants ne manquent pas, on ne rencontre pas (encore) le moment où tout bascule.
Si vous ne souhaitez pas attendre la future parution en français chez Denoël, attention : mieux vaut disposer d’un niveau d’anglais plus que solide ! Pour tout dire, votre serviteur, bien que reconnaissant évidemment de nombreuses qualités à cet ouvrage, ne se voit pas se ruer sur sa suite (et fin), Encre

8.0/10

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