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Un entretien avec Pierre Pevel sur Haut-Royaume

Par Gillossen, le mercredi 22 mai 2013 à 18:00:00

HRLe Chevalier a été l'une des sorties marquantes du mois d'avril pour nous et avant de retrouver son auteur à Épinal dans le cadre des Imaginales, Pierre Pevel a bien voulu répondre à nos questions !
Il revient sur les origines de son roman et plus généralement sur sa carrière d'écrivain, entre autres sujets abordés au détour de cet entretien.
Une fois encore, merci encore à lui pour sa disponibilité !

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L'entretien

Avec Haut-Royaume, vous avez expliqué vouloir vous lancer dans une série au long cours. Pourquoi cette envie ?
Aucune idée. Je sais seulement que je portais cette envie en moi depuis assez longtemps, et je suis ravi d’avoir enfin trouvé l’énergie et l’audace de la réaliser. Je dois aussi remercier Stéphane Marsan, mon éditeur, qui m’a bien aidé dans cette entreprise.
A titre personnel, j’ai trouvé que ce roman était sans doute le plus « accessible » de votre carrière. Etait-ce une volonté propre, pour accompagner les premiers pas du lecteur dans cet univers ?
Pas vraiment, non. Je sens que mon style a évolué mais je ne sais pas exactement en quoi. En tout cas, ce n’est pas la première fois que l’on me dit que « Le Chevalier » est le plus accessible de mes romans. Ce qui n’est pas pour me déplaire, puisqu’il est aussi le plus ambitieux.
Avez-vous construit votre univers en amont de A à Z ou existe-t-il toujours des zones de flou pour vous ?
Tout est à peu près posé. Mais des développements, des créations sont encore possibles et je ne m’en priverai pas si cela enrichit utilement l’univers.
Vous « passer » d’une époque historique fut-il un défi ?
Non. Je me sentais prêt à m’émanciper d’une période historique donnée. J’en avais même envie.
Comment est né le personnage de Lorn ?
Dans la douleur ! Mais surtout, il est né de l’envie de montrer un personnage complexe, avec des côtés sombres. Je voulais que Lorn ait une vraie densité psychologique et j’espère être parvenu à la lui donner.
Avez-eu des références/influences précises en tête avant de vous lancer dans ce roman ?
Non. Je n’avais que l’envie d’inventer une saga historique au (très) long cours. Je voulais raconter l’histoire d’un royaume au travers du destin de plusieurs personnages.
Votre retour a été largement mis en avant par Bragelonne et vous êtes aujourd’hui l’un des auteurs français les plus connus du genre, si ce n’est le plus connu. Est-ce une pression particulière à assumer ?
Je pense que vous surestimez beaucoup ma notoriété. Donc non, aucune pression. Je trace mon chemin en me souciant essentiellement d’écrire les meilleurs bouquins possibles. Le reste m’importe peu.
Peut-on imaginer l’univers de Haut-Royaume transposé dans d’autres média : BD, jeu de rôle, pourquoi pas série TV…
On peut. Cela me plairait. Mais concernant la série TV, je n’y crois pas une seconde.
Quel est votre regard sur le marché actuel de l’imaginaire en France, de plus en plus concurrentiel ?
J’ignorais totalement que le marché actuel de l’imaginaire en France devenait de plus en plus concurrentiel. Et j’aurais sans doute la réponse à cette question si j’étais éditeur. Ou libraire. Mais je suis romancier… ce qui revient à dire que ma vision du marché se limite à mes chiffres de vente.
Vous êtes maintenant publié en anglais notamment. Vous qui avez également traduit des textes, avez-vous un avis particulier sur cette nouvelle « dimension » ?
La traduction anglaise est la seule que je peux lire et juger. C’est une expérience assez étonnante et très enrichissante, en particulier lorsque le travail est bon, comme celui que Tom Clegg a accompli sur les Lames du Cardinal. Pour le reste, les traductions étrangères représentent deux choses aussi agréables et souhaitables l’une que l’autre à mes yeux : plus de lecteurs et plus de droits d’auteur.
Avez-vous une position précise sur le livre électronique, en tant qu’auteur ou « simple » lecteur ?
Pas vraiment. A mon avis, être pour ou contre le livre électronique, c’est comme être pour ou contre la télé-réalité. C’est arrivé et ça ne va pas disparaitre, qu’on le veuille ou non. Dans l’absolu, le livre électronique me semble avoir beaucoup de vertus. Bien sûr, idéalement, j’apprécierais que les parfaits crétins qui diffusent gratuitement et illégalement mes bouquins sur le net s’en dispensent. Mais le monde est ainsi fait.
A quoi peut-on s’attendre en quelques mots dans la suite du Chevalier ?
Désolé. Je ne veux et ne peux encore rien dire du tome 2 de HR.
Si vous deviez vous retourner sur votre parcours, estimez-vous avoir évolué en tant qu’auteur ? Travaillez-vous toujours de la même manière au quotidien ?
J’ose croire que je n’écris plus comme il y a déjà… plus de 15 ans. Et en mieux, j’espère. Sinon, oui, je travaille de la même manière, à savoir en m’asseyant tous les jours devant mon ordinateur, pour le meilleur et pour le pire. Différence notable : je vis de ma plume, désormais.
Quels sont vos derniers coups de cœur du moment, en fantasy ou dans un autre genre littéraire bien sûr ?
Comme je ne lis pas de fantasy, ou à peine, je ne vais pas être d’un grand secours ! Je lis surtout des polars et, en ce moment, je prends beaucoup de plaisir à lire « Cadillac Beach » de Tim Dorsey.
Que vous souhaiter pour les années à venir ?
Que HR rencontre un succès planétaire. Ma carrière de gentleman milliardaire justicier tarde à démarrer.

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