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Wielstadt

(Ce Cycle est En Cours)

Auteur : Pierre Pevel

En avril 2011, les éditions Pocket ont publié une intégrale de la trilogie de Pierre Pevel, au format semi-poche, comportant une préface inédite de Jacques Baudou.

Wielstadt

Les Ombres de Wielstadt

Hiver 1620 : le Saint Empire Romain Germanique est dévoré par les premiers feux de la Guerre de Trente Ans. Après s’être acquitté d’une délicate mission pour les Templiers, le Chevalier Kantz revient à Wielstadt, une cité allemande protégée depuis toujours par un mystérieux dragon. Chasseur de démons initié aux arts secrets de la Kabbale, l’homme est un exorciste en armes qui mène contre le Mal une croisade solitaire et implacable. Rapière au poing, il va devoir traquer une insaisissable meute de goules qui répand la terreur dans la ville. Bientôt, il découvre que celles-ci sont sous l’emprise d’un sorcier revenu des limbes pour se venger des membres de la Sainte-Vehme qui le firent autrefois assassiner. Inquiète de voir Kantz s’intéresser à ses intrigues passées et présentes, la redoutable société secrète lance des tueurs à ses trousses. Mais le chevalier a aussi des amis et des alliés, à la cour des miracles comme chez les faunes ou les fées, et rien ne saurait le freiner dans sa quête de la vérité. Il éliminera les goules, déjouera les complots de la Sainte-Vehme et affrontera seul, au cours d’un combat désespéré, le spectre du sorcier dément.

Wielstadt

Les Masques de Wielstadt

Eté 1623 : La Guerre de Trente Ans s’est étendue à tout le Saint empire romain germanique, lequel connaît certaines des heures les plus tragiques et sanglantes de son histoire. Grâce au dragon qui la protège jalousement, Wielstadt a jusqu’alors échappé aux massacres. Mais l’immense cité est devenue un lieu privilégié des affrontements entre le Bien et le Mal. Aidé de trois terrifiants spadassins surgis des Enfers, un puissant démon à visage humain vient ainsi d’y élire domicile pour accomplir de sinistres desseins.
Seul le Chevalier Kantz, un exorciste en armes au passé mystérieux, grand connaisseur de la Kabbale et combattant redoutable, est à même de s’opposer au démon et d’empêcher le pire. Mais pour cela, il lui faudra d’abord déjouer les intrigues de la Sainte-Vehme et résoudre le mystère d’une prophétie longtemps tenue secrète par les Templiers…

Wielstadt

Le Chevalier de Wielstadt

Automne 1624. Un an s’est écoulé depuis les événements rapportés dans Les Masques de Wielstadt. La guerre de Trente Ans semble s’essouffler mais, malgré la paix précaire qui s’est instaurée dans le Saint Empire, Wielstadt traverse des jours particulièrement sombres. Tandis que des sociétés secrètes s’affrontent pour le pouvoir, règlements de compte, profanations de sépultures et messes noires dans les catacombes sont devenus le lot presque quotidien de la cité. En outre, un tueur fou – le Voleur de visage – y sévit désormais. Insaisissable et sanguinaire, celui-ci commet des meurtres rituels qui terrifient la ville et menacent de la plonger dans le chaos.
Le bourgmestre de Wielstadt fait de nouveau appel au chevalier Kantz. Mais doutant plus que jamais de lui-même et du bien fondé de sa croisade solitaire contre le Mal, Kantz réussira-t-il une fois de plus à résoudre l’énigme qui met en péril Wielstadt la maudite ? Pour y parvenir, il devra renouer avec un passé ancien et douloureux, au risque d’y perdre son âme.


Critique

Par Gillossen, le 17/02/2004

L’année dernière, l’arrivée en librairies des Ombres de Wielstadt a fait son petit effet, ne serait-ce que parce qu’on croyait que le Fleuve Noir avait laissé tomber la découverte de “jeunes talents” francophones au profit de l’édition facile de novélisations d’épisodes de Buffy ou Angel… Or donc, la venue inattendue d’un nouvel auteur dans un créneau qui n’est pas loin d’être vierge était à applaudir des deux mains. En effet, en mêlant roman historique, (une érudition sans faille de Pierre Pevel, passionné d’Histoire et des notes de bas de page pour plus d’explications) intrigues politico-religieuses s’appuyant cette fois sur quelques libertés judicieuses prises avec la réalité historique de l’époque, un style vif et plaisant qui vous fait rentrer un peu plus dans l’ambiance, ainsi que quelques trouvailles inspirées - la petite Chandelle, sans doute plus attachante que son maître - l’auteur réussissait pour un coup d’essai un coup de maître, et on ne pouvait attendre qu’avec impatience une suite qui ne pouvait pas manquer.
C’est le cas depuis quelques semaines, avec la parution des Masques de Wielstadt, qui attire l’œil une fois de plus grâce à une très jolie couverture de Julien Delval. Évidemment, l’intérêt n’est pas là pour autant. Après un prologue court mais qui est vous replonge instantanément dans le petit monde Wielstadt, l’action reprend le dessus à bride abattue avec une première rencontre entre l’homme au pentacle et sa futur proie, Osiander, humain possédé par un être démoniaque des plus retors. Kantz en est pour ses frais, puisqu’il passe près de la mort dès le début de l’histoire, pris par surprise par les trois “hommes de main” du démon. Au sujet du Chevalier, si vous comptiez en apprendre plus sur lui avec ce second tome consacré à ses aventures, vous en serez pour vos frais. L’auteur nous donne bien plusieurs indices et autres indications sur son passé tout au long du roman, mais Kantz est décidément un homme plein de mystères difficiles à percer. Il n’en demeure pas moins un personnage très intéressant - quand bien même l’intérêt du roman provient avant tout de son intrigue bien ficelée que de l’attachement qu’on pourrait ressentir pour le héros - qu’on suivra avec plaisir au fil de ces 300 pages qui oscillent entre retour de la Sainte-Vehme au premier plan, organisation secrète d’érudits mystiques, meurtres au cœur de la nuit, enquête policière dans les faubourgs malfamés, mission secrète et cryptographie, le tout en rapport avec une prophétie de Saint Malachie qui n’est peut-être pas celle que l’on croit… Bref, un très grand moment de lecture à la Alexandre Dumas sauce Fantasy mâtinée de Nom de la rose, que l’on dévore littéralement, et dont on attend à nouveau une suite, l’année prochaine, probablement.
Et la “suite” est finalement arrivée, en ce début 2004. Mais là où Pierre Pevel aurait pu multiplier à l’envie les enquêtes de Kantz, cinq fois, dix fois, sans que l’on s’en lasse, la formule étant déjà rôdée, il nous offre un net démarquage dans ce troisième tome. L’histoire s’emballe, gagne encore en profondeur, en richesse, en rebondissements, tout en perçant enfin une partie des secrets du Chevalier. Désormais, il n’est plus (seulement) cette figure de l’ombre traquant le Mal, sans pour autant que tout nous soit révélé. Et c’est là aussi l’une des forces du récit. Il y a encore à découvrir.
A travers son passé, ressurgissent également les aspects religieux déjà développés précédemment, et qui cette fois prennent parfois le pas sur l’enquête elle-même. Mais le suspense n’y perd en rien ! Et les surprises sont réelles, alors que le chaos se répand peu à peu dans Wielstadt.
Car l’ambiance elle-même s’est assombrie dans ce nouveau roman. La conclusion à ce titre est à l’opposé de la célébration du héros victorieux. Evidemment, les pistes empruntées sont si nombreuses que certaines peuvent paraître laissées quelque peu en plan…
Pierre Pevel poursuit toutefois l’histoire de Kantz avec un brio certain, une maîtrise aussi âpre que déliée. On achève cette lecture d’une traite, avec l’impression d’avoir vraiment lu le meilleur, et le plus dur, des trois tomes.

8.5/10


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