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En salles : Jack et la mécanique du coeur

Par Gillossen, le mercredi 5 février 2014 à 12:27:15

Entretien avec Virginie Besson-Silla

Dès que j’ai découvert l’album de La Mécanique du cœur, j’ai été émue et séduite, tout comme Luc et nos enfants qui ont écouté les chansons en boucle pendant plus d’un an ! Ensuite, nous avons rencontré Mathias Malzieu et c’était comme une évidence : il fallait qu’on produise le film. Et même si Mathias n’avait jamais réalisé de long métrage, il semblait logique qu’il prenne les rênes du projet car il était le seul à connaître l’histoire aussi intimement et à pouvoir agencer la musique et la narration. En revanche, on était favorables à l’idée qu’il soit épaulé par un coréalisateur qui puisse l’aider sur l’aspect technique. Rapidement, il nous a proposé Stéphane Berla qui, lui non plus, n’avait jamais fait de long, mais qui avait réalisé des clips. C’était un duo séduisant !

Pendant toute l’écriture, on se voyait le soir, Mathias, Luc et moi. Luc nous a guidés, comme une bonne fée, car il a une grande expérience du scénario. En suivant ses conseils, Mathias a bâti une chronologie et a équilibré le récit entre les différentes parties. Il était d’autant plus méritant qu’il était en tournée toute la semaine pour son album et qu’il trouvait tout de même le temps d’écrire. Très vite, on s’est mis d’accord sur l’ossature de l’histoire, les étapes importantes du récit, la place du héros dans le film, la manière dont les personnages allaient entrer en interaction avec lui, son histoire d’amour avec Miss Acacia et le dénouement du film. Lorsque Mathias nous a expliqué qu’il souhaitait que Nicoletta Ceccoli, illustratrice du livre, soit la graphiste du film, nous avons été enchantés : ses personnages qui évoquaient de petites poupées de porcelaine étaient d’une poésie touchante. J’ai seulement insisté sur le fait qu’on devait pouvoir partager leurs émotions qui passaient nécessairement par le regard. Après nous être demandés s’il ne fallait pas filmer les yeux des acteurs, on a fait des essais en 3D et on a abouti à un réalisme et à une humanité qui transmettent parfaitement la joie, la tristesse, et l’émerveillement des personnages.

Le casting vocal s’est déroulé avec une grande simplicité. C’était formidable d’avoir l’album au départ, puisque toutes les voix y figuraient déjà. On ne voulait surtout pas changer l’univers existant et on a eu de la chance puisque tous les interprètes ont répondu présents. En découvrant le film finalisé, c’est sa poésie qui m’a le plus touchée. C’est un film délicat qui ne ressemble pas aux autres : pour moi, il porte l’empreinte d’un auteur à part entière. L’histoire d’amour est belle et simple à la fois et le thème du rapport à la différence est abordé avec subtilité. J’adore le fait qu’on parte d’Édimbourg, puis qu’on traverse la France, où l’on rencontre Méliès, et qu’on finisse en Andalousie. Une de mes scènes préférée est, lorsque Jack arrive à l’Extraordinarium et que Miss Acacia se met à chanter pour lui, je suis chaque fois bouleversée : on comprend alors à quel point ce garçon, qui a rencontré cette jeune fille à l’âge de 10 ans, a été marqué au fer rouge par l’amour. En voyant les réactions des premiers spectateurs, vraiment émus par le film, je me suis dit que ce long travail en valait la peine.

  1. Synopsis
  2. Les personnages par Mathias Malzieu
  3. Entretien avec Virginie Besson-Silla
  4. Entretien avec Mathias Malzieu
  5. Collaborations

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