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Aujourd’hui dans les salles : Blanche Neige !

Par Gillossen, le mercredi 11 avril 2012 à 16:00:00

Place au Merveilleux

À mesure que Tarsem Singh et Bernie Goldmann affinaient leur version de Blanche Neige, un personnage d’ordinaire secondaire a commencé à prendre de l’ampleur : celui de la méchante aux motivations retorses. Tarsem Singh précise : « Dans la version traditionnelle de l’histoire, la Reine est guidée par la vanité. Dans notre film, c’est davantage une question de pouvoir. Elle veut contrôler le royaume et sa beauté est le moyen de parvenir à ses fins. La Reine est sournoise, vaniteuse et totalement amorale, ce qui aurait facilement pu faire d’elle une méchante classique, mais j’avais en tête une idée plus subtile et je voulais choisir une actrice allant à l’encontre des conventions. Pour l’incarnation même du Mal, j’ai voulu une comédienne qui ait l’image inverse auprès des spectateurs. Pour moi, la Reine est méchante, sombre et malveillante mais elle a aussi un charme irrésistible. Julia Roberts a un tel charisme qu’elle pouvait jouer cela avec aisance. »

Julia Roberts a mis son magnétisme légendaire au service de son personnage de sorcière sans scrupule, qui a des visées sur un riche et beau jeune homme et voue une haine sans borne à sa pupille orpheline. Bernie Goldmann précise : « Elle était notre premier et unique choix pour ce rôle. Son rire et son sourire ont fait d’elle une icône. Dans ce film, ces atouts font justement partie intégrante de son côté diabolique. C’est très drôle de la voir renverser son image. » En jouant à contre-emploi, Julia Roberts apporte une dimension nouvelle au personnage. Le producteur exécutif Kevin Misher commente : « Qui mieux que la fiancée de l’Amérique peut jouer la méchante Reine ? Demander à une personnalité aussi charismatique que Julia Roberts d’incarner l’une des plus célèbres méchantes de l’Histoire du conte de fées permettait d’amener de la fraîcheur et de la nouveauté.» Admirative du travail de Tarsem Singh, Julia Roberts a été immédiatement intriguée par le projet. « Ses films sont vraiment stylisés, originaux et passionnants. Son intrépidité a donné toute son intégrité au film, et c’est ce qui a permis à tous les acteurs d’incarner pleinement les personnages. Le conte des frères Grimm, qui ne fait que quelques pages, et le dessin animé de Disney, qui n’a rien à voir avec notre film, n’autorisent qu’une interprétation limitée des personnages. Tarsem a raconté cette histoire avec bien plus d’ampleur. » Julia Roberts poursuit: «La dualité de mon personnage était vraiment excitante. Il y a la Reine telle qu’elle apparaît au quotidien et, bien évidemment, celle que le miroir reflète. Cette image de la Reine est plus calme et sereine : elle a ce pouvoir et cette assurance que la Reine elle-même s’évertue à garder. » Au cœur du film, il y a l’apprentissage d’une jeune femme qui doit relever de multiples défis pour parvenir à son accomplissement. Comme le souligne Julia Roberts : « La Reine n’est que la source du conflit. Lily Collins est impressionnante dans le rôle de Blanche Neige. Elle ressemble à la Blanche Neige de vos rêves. Elle est remarquable parce que, malgré sa jeunesse, c’est déjà une professionnelle. Lily a été une chic fille : mon personnage est atroce et vicieux envers elle mais elle est restée très gentille avec moi ! »

Lily Collins, dont les rôles dans The Blind Side et Identité Secrète ont marqué le public, a observé avec admiration la métamorphose de Julia Roberts. « Julia a ce sourire que tout le monde adore mais, dans le film, elle l’utilise d’une manière inquiétante et terrifiante. La jeune et innocente Blanche Neige ne réalise pas la nature diabolique de la Reine. Au début, cette dernière prend le dessus mais, lors du dénouement, Blanche Neige retourne les mots de la Reine contre elle. C’était très étrange de devoir me montrer méchante envers Julia Roberts ! » L’équipe s’est lancée dans un long processus de casting pour trouver une actrice capable de personnifier l’innocence et la détermination de Blanche Neige. Les auditions ont duré un mois et ont vu défiler trois cents jeunes femmes, jusqu’à la découverte de Lily Collins. Kevin Misher se souvient : « À la seconde où elle est arrivée, tout le monde a su qu’elle était notre Blanche Neige. Nous avons pris notre décision le 1er avril et lorsque son agent l’a appelée, vingt-quatre heures après son audition, elle a cru qu’il s’agissait d’un poisson d’avril ! C’est très difficile de trouver une actrice aujourd’hui qui incarne la grâce d’Audrey Hepburn et la classe d’Elizabeth Taylor. Lily nous a paru incarner la bonté traditionnelle requise par le personnage. » Bernie Goldmann approuve : « Blanche Neige est belle physiquement et elle rayonne d’une beauté intérieure. Aujourd’hui, les jeunes filles sont si sophistiquées qu’à 21 ans, elles en paraissent 35. Mais Lily semble jeune et innocente. Elle projette une image d’authenticité, pas seulement à l’écran mais aussi dans la vie réelle, et c’est exactement ce que nous cherchions. »

Pour Lily Collins, le scénario campe une vision très actuelle du personnage. « J’aime l’idée de rendre Blanche Neige plus moderne. Elle commence par être la princesse type du conte de fées, celle avec laquelle tout le monde a grandi : une jeune fille naïve, préservée, les yeux grands ouverts sur le monde. Elle a vécu enfermée dans une tour, inconsciente de ce qui se passe à l’extérieur, mais elle va devenir une femme qui se bat pour ses convictions. Lorsqu’elle se réalise comme individu, Blanche Neige peut s’ouvrir au monde et mûrir. » Lily Collins croit en l’universalité du personnage. « Je pense qu’il y a un peu de Blanche Neige en chaque jeune fille et en chaque femme. Nous avons essayé de montrer cela avec humour. C’est une comédie d’aventures destinée à toute la famille. » Le Prince Alcott, le prétendant de Blanche Neige, échappe lui aussi à l’archétype du personnage de conte de fées pour devenir un héros plus contemporain. Le Prince, incarné par Armie Hammer, est l’un des pivots du conflit opposant Blanche Neige, qui lui demande son aide pour reconquérir son trône, à sa belle-mère, laquelle complote par tous les moyens pour épouser le beau jeune homme.

Kevin Misher explique : « Peu d’acteurs sont capables de jouer un personnage d’une dignité royale tout en apportant la touche d’humour nécessaire. Armie navigue entre gravité et autodérision avec beaucoup de fraîcheur. C’est quelqu’un auquel les hommes peuvent s’identifier et dont les femmes tomberont amoureuses. C’est précisément la définition d’une star à l’ancienne. » Pour Bernie Goldmann, Armie Hammer, bel homme de 1,95 m, était fait pour le rôle. Il remarque : « S’il existait un Prince des Amériques, ce serait Armie. C’est un homme séduisant et imposant, même si le film dévoile un autre aspect de sa personnalité. Il est accessible, charmant et drôle. » Julia Roberts partage l’opinion de Bernie Goldmann : « À première vue, c’est juste un garçon adorable, mais au fil des longues scènes que nous tournions ensemble, j’ai découvert un acteur concentré et très drôle. Il a apporté à son rôle beaucoup d’humour et de sincérité. » Pour Armie Hammer, travailler avec Julia Roberts était une opportunité formidable. «Elle a tout donné d’elle-même, ce qui est fantastique. C’était impressionnant de la regarder travailler parce qu’elle maîtrise totalement son jeu. Chacun de ses gestes et mouvements est d’une extrême précision. Le public va découvrir une Julia Roberts inédite. » Armie Hammer poursuit : « Au départ, j’étais un peu sceptique à l’idée de jouer le Prince Charmant. Cela me semblait un peu trop mièvre. J’ai fait part de mes doutes à Tarsem, qui m’a promis que j’aurais un vrai rôle à défendre et que je pourrais participer au développement du personnage. Il m’a expliqué qu’il voulait faire un film sur la découverte du courage, de l’amour et de la place que chacun doit trouver dans le monde, tout cela porté par un grand sens de l’humour et une qualité d’interprétation. Son enthousiasme pour le projet a été contagieux. Sur le plateau, il insuffle une énergie constante et s’implique à 100 % jusqu’au moindre détail. Vous ne pouvez qu’être gonflé à bloc lorsque vous tournez avec lui. » Armie Hammer précise : « Mon personnage a finalement le même genre de quête personnelle que celle qui anime Blanche Neige. Le Prince a plein d’atouts. Comme tout bon prince, il a été entraîné pour le combat et la danse. Il a appris l’histoire, les sciences et les mathématiques. Il comprend le monde, mais seulement en théorie. Il ne sait pas vraiment comment les choses marchent dans la vie, donc il cherche l’aventure. Et il va la trouver ! »

En prenant ses distances avec le conte d’origine, la production a ajouté le personnage crucial de Brighton, humble et fidèle serviteur de la Reine. Bernie Goldmann explique : « Brighton remplit le rôle du chasseur tel qu’il existe dans le conte. C’est un rôle très complexe. C’est lui qui décide du sort de Blanche Neige, et c’est l’acolyte de la Reine. Lorsque nous avons passé en revue les acteurs susceptibles de former un tandem avec Julia, cela nous a conduits à définir le ton du film. » Nathan Lane, récompensé aux Tony et aux Emmy Awards, a réalisé un vrai tour de force comique en interprétant Brighton. Bernie Goldmann commente : « La performance de Nathan a influencé celle de ses partenaires. C’est un acteur généreux et incroyablement doué pour la comédie. Il était très présent pour les personnages avec lesquels il était en interaction. » Nathan Lane déclare : « Brighton est le souffre-douleur de la Reine. Il fait tout pour la satisfaire mais il la déçoit constamment. J’imagine que c’est comme être l’assistant de Faye Dunaway. Heureusement, c’est l’aspect comique qui l’emporte. » L’acteur ajoute en souriant : « J’ai accepté ce rôle à cause du costume. C’était une occasion en or de ressembler à feue Shirley Booth (actrice américaine (1898 – 1992, célébrée notamment pour son rôle dans la sitcom des années 60 « Adèle »)... En fait, j’ai sauté sur l’occasion de travailler avec Julia Roberts. Nous nous étions rencontrés des années plus tôt lors d’un événement en faveur de l’association de Paul Newman, Hole in the Wall Gang Camp. Je me suis dit que nous allions prendre du plaisir à jouer ensemble. Le personnage qu’elle incarne se rapproche de celui du Mariage De Mon Meilleur Ami, en plus méchant. La Reine n’est pas gentille, mais les rôles de méchants sont les meilleurs. Si vous incarnez une reine maléfique, il y a une part de jubilation à jouer quelqu’un qui semble n’avoir aucune conscience. Et Julia est fabuleuse dans ces costumes stupéfiants ! » La relation qui unit Nathan Lane à Julia Roberts est devenue l’un des pivots comiques du film. Kevin Misher commente : « Ensemble, ils ont instillé un côté ludique à leurs plans diaboliques. Ils sont les méchants pour le public adulte mais aussi le tandem comique pour les enfants. À l’origine, le rôle de Brighton était plutôt secondaire, mais grâce au talent de Nathan, c’est devenu un élément clé.»

Après avoir été abandonnée dans la forêt par Brighton, Blanche Neige se retrouve aux prises avec une bande de hors-la-loi chamailleurs qui lui arrivent à peine au menton. Tarsem Singh a transformé les sept mineurs chantant « Heigh-ho, heigh-ho, on rentre du boulot ! » en un gang de brigands querelleurs, devenus des criminels après avoir été contraints de fuir le confort de leur village. Bernie Goldmann explique: «La Reine, qui est obsédée par la beauté physique, les a exilés parce qu’ils ne correspondent pas à ses critères esthétiques. Ce nouvel élément apporté au récit rend les personnages plus profonds et suscite l’empathie. » Tarsem Singh a trouvé sept acteurs formidables pour incarner sa nouvelle vision des célèbres nains. « Nous avons été incroyablement chanceux lors du casting. Ces comédiens ont apporté au film une énergie et une créativité phénoménales. » Loin de s’inspirer des personnages familiers du dessin animé de Walt Disney, la production a préféré permettre aux sept acteurs de cerner l’originalité propre à chacun de leurs rôles. Bernie Goldmann se souvient : « Nous avons d’abord choisi les acteurs, puis avons développé les personnages en fonction de leur personnalité. Ils ont tous participé au processus créatif visant à construire leurs personnages. Chacun d’eux devait aider à sa manière Blanche Neige à évoluer en tant que femme. » À partir de cette idée, les personnages de Boucher, Grimm L’Instit’, Demi-Pinte, Napoléon, Loup, Crado et Glouton (respectivement interprétés par Martin Klebba, Danny Woodburn, Mark Povinelli, Jordan Prentice, Sebastian Saraceno, Ronald Lee Clark et Joe Gnoffo) ont commencé à prendre forme. Martin Klebba développe : « On m’appelle Boucher parce que j’étais le seul boucher du village. Demi-Pinte était le propriétaire de l’auberge. Grimm L’Instit’ était professeur. Chacun des nains vient d’une classe sociale différente. Leur seul point commun est d’avoir été exclu du village à cause de leur taille.» Ronald Lee Clark ajoute : « Après avoir été bannis du royaume, les sept nains sont devenus une famille. On se dispute tout le temps mais on est capables d’être solidaires parce que nous savons à quel point nous avons besoin les uns des autres. »

Désormais seule au monde et livrée à elle-même, Blanche Neige doit compter sur les sept nains pour lui expliquer comment s’en sortir. Au fur et à mesure qu’elle apprend à connaître ses drôles de mentors, le public découvre les dons de chacun. Danny Woodrum note : « Chacun de nous lui enseigne un art différent : se battre à l’épée, lutter à mains nues, faire des coups bas et réagir rapidement. Plus important, nous lui apprenons à croire en elle-même. » Lily Collins a travaillé en étroite collaboration avec les acteurs, développant une complicité qui dépasse celle qui unit à l’écran Blanche Neige aux nains. La jeune actrice confie: «Martin, Danny, Mark, Sebastian, Jordan, Ronald et Joe sont phénoménaux. Ils ont bâti des personnages mémorables qui s’intègrent à merveille au groupe tout en gardant leur individualité. » Pour compléter cette prestigieuse distribution, on retrouve Mare Winningham – nommée à l’Oscar pour Georgia – dans le rôle de Baker Margaret, la confidente de Blanche Neige au palais ; Michael Lerner – nommé à l’Oscar pour Barton Fink – dans le rôle du Baron, dont la cour maladroite rend la Reine folle de rage ; Sean Bean – couronné aux Screen Actors Guild Awards pour Le Seigneur Des Anneaux – dans le rôle du Roi, père bienveillant mais infortuné de Blanche Neige ; et la jeune révélation britannique Robert Emms, dans le rôle de Charles Renbock, le valet dévoué du Prince mais peu enclin à voyager.

Tarsem Singh confie : « J’ai été ravi du degré d’implication des seconds rôles pour faire vivre cet univers fantastique. On rêve toujours d’avoir de grands acteurs quand on fait un film. On espère réaliser une œuvre qui résiste à l’épreuve du temps, et de fabuleux seconds rôles rendent cela possible. » Pour Julia Roberts, la qualité de la distribution témoigne du talent et de l’imagination de Tarsem Singh : « Tous les acteurs ont donné une formidable interprétation de leurs rôles. Je pense que c’est parce que nous avions tous envie d’être là pour Tarsem et de faire partie de l’univers magique qu’il a inventé. »

  1. Synopsis
  2. Une nouvelle version
  3. Place au Merveilleux
  4. Un royaume enchanté
  5. Un combat de reines
  6. L'avis d'Alana Chantelune

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