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Délires d'Orphée

Tome 5 du cycle : Le Club Van Helsing
ISBN : 978-284219435-2
Catégorie : Aucune
Auteur : Catherine Dufour

Stupeur à Bedlam : la Bibliothèque Obscure a été cambriolée ! Un des objets les plus précieux de la collection Van Helsing a disparu. Le glacial Senoufo Amchis, dernier Grand Maître de la Confrérie des tueurs de cachalot des Açores, est prêt à se lancer sur la trace du voleur.
Mais tout en aiguisant son harpon à barbelure d’argent, il se demande pourquoi Van Helsing lui-même semble souhaiter que cette chasse soit un échec. C’est alors que Van Helsing lui révèle un détail crucial : l’objet volé est un trésor mythologique, le double maléfique de la Corne d’Abondance. Et son simple contact entraîne le plus mortel désespoir…

Critique

Par Luigi Brosse, le 02/11/2007

Le Club Van Helsing, c’est un monstre, un chasseur. Cette fois c’est Senoufi Amchis, dernier Grand Maître de la Confrérie des tueurs de cachalots des Açores, qui mène la traque. Senoufo, c’est un marin, un homme comme on n’en fait plus, endurci, laconique, un anachronisme vivant. Pas étonnant donc que Hugo Van Helsing le lance à la poursuite d’une babiole vieille de plusieurs siècles, une espèce de relique mythologique dérobée au siège du Club.
Senoufo porte donc cet épisode sur ses épaules. C’est sa vision bien particulière qui fait tout le charme de la narration. La plume de Catherine Dufour convient à merveille au personnage. Tour à tour acide, drôle, mélancolique ou nostalgique, elle sait nous rendre ce marin échoué, victime du “mal de terre”, attachant. Il n’y a rien à redire à un niveau purement littéraire, le vocabulaire fait mouche, les expressions sont visuelles et imagées. On a aucun mal à imaginer Amchis. Un grand bravo à l’auteur pour avoir su dépeindre le chasseur à la psychologie la plus fouillée jusqu’à présent.
Ce point positif est néanmoins balancé par un scénario un peu fouillis. Si le démarrage est très bon, la suite est un peu linéaire, voire confuse sur la fin. En particulier, le concept de monstre mis en avant par la collection peine ici à s’installer. Certes on découvre quelques unes des faiblesses de Hugo Van Helsing qui tire les ficelles en coulisses. Son rôle se révèle bien plus trouble que de prime abord, mais on a parfois du mal à être happé par le rythme du récit et son lot d’explications.
En conclusion, ce n’est pas un épisode à bouder, ne serait-ce que pour retrouver le style bien particulier de Catherine Dufour. Ses réparties cinglantes, drôles ou bien loufoques sont un petit plaisir qu’il ne faut pas se refuser !

7.0/10

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