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La Revanche des nains
Titre VO: Die Rache der Zwerge
Le Diamant de discorde
Cinq cycles solaires se sont écoulés depuis la victoire sur les Amshas et leur armée. Mais voilà que cette paix fragile est brusquement menacée. Surgies du néant, d’effroyables créatures sillonnent les terres naines, elfiques et humaines à la recherche du diamant de l’Éoîl. Et ces monstres ne sont pas les seuls à s’intéresser au puissant artefact : d’étranges Nains à la peau glabre tentent également de s’en emparer. Les attaques sèment le trouble entre les différents peuples, faisant renaître les dissensions oubliées.
Tungdil est rappelé de son ermitage pour conjurer le péril. Mais le héros d’autrefois devra d’abord affronter les fantômes du passé avant d’être en mesure de secourir le Pays Sûr.
L' Étoile de l'expiation
Le Pays Sûr est en guerre, attaqué par les armées des Immortels assoiffées de sang et de conquêtes. Seul le diamant chtonien de l’Éoîl pourrait assurer une victoire. Mais il a été volé par les Immortels. Ces derniers souhaitent asservir les immenses pouvoirs de l’artefact pour nourrir leurs sombres desseins.
Sous les ordres de Tungdil, Nains et Chtoniens s’allient alors pour retrouver le diamant. Tandis que les armées ennemies se rassemblent, Tungdil va quérir de l’aide auprès d’un vieil ami. Car c’est dans les grottes de Toboribor que va se jouer l’ultime bataille qui changera à jamais la face du Pays Sûr.
Critique
Par Gillossen, le 10/04/2011
Des Nains, encore des Nains, toujours des Nains…
Si l’auteur allemand Markus Heitz semble toujours aussi enthousiaste à l’égard de son univers et de ses petits héros, est-ce bien encore le cas des lecteurs ?
Car si les Nains en général sont en Allemagne des figures mythiques nettement plus connues que par chez nous, véritablement ancrées dans le folklore d’outre-Rhin, la chose n’est pas aussi évidente en France et il faut donc autre chose qu’une déclinaison “tolkienienne”, dans ses grandes lignes, du peuple nain.
Et ce premier tome, malgré quelques mystères, peine à se renouveler, donnant l’impression de tirer sensiblement sur la corde. Une fois de trop ? Si le personnage de Tungdil tient toujours la baraque, si l’on peut dire, et si les Nains sont fidèles à eux-mêmes, ce qui devrait plaire aux amateurs, on suit cette histoire d’un œil distrait, sans vraiment ressentir l’envie, ni même le besoin, de s’impliquer plus avant.
Si l’on se donne la peine d’aller jusqu’au bout, c’est avant tout grâce aux personnages secondaires et à l’univers en lui-même, dans l’absolu moins banal que (la majorité des/)les protagonistes qui le peuplent. Son atmosphère, lorsqu’elle sait se faire mélancolique, est également plutôt bien gérée.
Dommage que l’ensemble donne souvent l’impression malgré tout d’être en pilotage automatique. Sans heurt, mais sans grande intensité. Il faut dire aussi, si l’on peut s’arrêter un instant dessus, que la couverture du roman n’est déjà pas des plus engageantes avant même de se lancer dans la lecture…
Et si le deuxième et “dernier” tome gagne en rythme, c’est bien à peu près tout ce que l’on retient. Ces vaillants Nains ont pourtant su séduire un vrai public, misant sur des romans faciles d’accès et vite lus, brossant le lecteur avide d’aventure dans le sens du poil. C’est le cas. Mais à quel prix ?
5.5/10
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