Vous êtes ici : Page d'accueil > J.R.R. Tolkien > Bibliographie > Bilbo le Hobbit

Bilbo le Hobbit


Avec du recul, penser que le "le Hobbit" est un roman exclusivement destiné à un public enfantin est un peu trop réducteur. Cette oeuvre est, tout d'abord, une magnifique introduction à l'univers de Tolkien, haute en couleur et en humour. Découvrez Bilbo, un Hobbit très Anglais (à l'image de son créateur), des Nains, des Elfes, mais aussi une portée philosophique (et philologique), dans et entre les lignes. Conclusion : LE livre à lire avant tout autre, qui transcende déjà les genres. La véritable introduction au Seigneur des Anneaux, et l'incontournable description :

<< Dans un trou vivait un Hobbit ... >>




> Consultez la critique de Foradan

Bilbo Baggins, un hobbit jovial, aimable et aimant encore moins l'aventure que les autres personnages de son espèce, se voit un jour engagé par treize nains barbus et un magicien pour reprendre le trésor volé par Smaug le dragon. Ils font route vers Fondcombe, la vallée d'Elrond le demi-elfe mais sont attaqués par des trolls qui se repaissent de chair humaine. Ils arriveront tout de même chez Elrond étant sauvés de justesse par Gandalf.

Après s'être reposés un moment dans la dernière maison simple de la vallée, ils se remettent en route vers les contreforts des monts Brumeux. Etant pris dans un terrible orage, la compagnie se réfugient dans une caverne de gobelins et sont tous capturés, sauf Gandalf, pour être emmenés dans le cœur de la montagne.

Ils sont conduits devant le grand gobelin et au moment où ils vont être exécutés, le magicien les sauve une nouvelle fois. Le hobbit et les treize nains, sous la conduite du magicien, reprennent le chemin pour la surface. Mais ils sont assaillis en chemin et perdent Bilbo en combattant.

Quand celui-ci se réveille, il préfère suivre le chemin qui descend. En jouant des pieds et des mains, il pose sa main sur un anneau lisse et rond et le fourre dans sa poche. En continuant sa route, il arrive devant une rivière où vit un être petit et visqueux du nom de Gollum. Celui-ci lui proposa un concours d'énigmes, n'osant pas l'attaquer en voyant sa courte épée elfique que le hobbit avait pris dans la caverne des trolls, et promet de lui montrer la sortie si le hobbit gagne -ou de le manger s'il perd.

Ils se posent mutuellement des énigmes jusqu'à ce que Bilbo mette la main dans sa poche et au contact de l'anneau se posa la question "Qu'ai-je dans ma poche ?" Gollum ne put répondre malgré sa demande de trois chances.

L'être vil demande à Bilbo d'attendre un moment sa récompense et retourna dans l'île où il vivait pour prendre son "trésor", un anneau magique qui avait le pouvoir de rendre invisible. Avec son aide, il n'aurait pas à craindre l'épée du hobbit. Quand il vit que l'anneau ne s'y trouvait plus, il entra dans une rage folle et le hobbit vit que sont épée ne lui servait plus à rien et s'enfuit en courant le long du tunnel. Gollum fut bientôt à sa poursuite. Il rattrapait Bilbo qui tripotait l'anneau dans sa poche et disparut de sa vue. Bilbo retrouva la compagnie des nains en quittant les tunnels, mais les gobelins les poursuivent ! Ils ne doivent leur salut qu'aux aigles qui les emmènent dans leur aire.

Le lendemain matin, les aigles réveillent Bifur, Bofur, Bombur, Thorin, Glóin, Balin, Dwalin, Óin, Dori, Nori, Ori, Fíli, Kíli, Bilbo et Gandalf et les conduisent jusqu'au Carrock, un rocher taillé par un homme nommé Beorn ayant le pouvoir de changer sa peau en celle d'un ours gigantesque. La compagnie se rend dans sa demeure et y sont accueillis grâce à l'histoire de Gandalf. Les nains, le hobbit et le magicien se reposèrent longtemps dans cette maison avant de penser à l'étrange forêt de Mirkwood.

En effet, le magicien les quitte à l'orée de la forêt pour des affaires personnelles. Il traversent la forêt mais rencontrent une rivière noire contre laquelle Beorn les avaient mis en garde. En traversant, ils firent tomber Bombur dans l'eau ce qui le plongea dans un profond sommeil.

Il continuèrent de marcher et, une nuit, ils virent des feux d'elfes. Ils quittèrent le sentier et ils allèrent dans cette direction. A leur arrivée, les feux s'éteignirent et ils furent tous capturés, sauf Bilbo, par les araignées de la forêt. A son réveil, Bilbo tua l'araignée qui le ficelait et partit à la recherche de ses amis en mettant son anneau qui le rendit invisible.

Il délivra ses amis prisonniers et ils s'enfuirent dans la forêt. Ils furent de nouveau capturés, mais par les elfes de la forêt qui les mirent en prison. Ce fut encore le hobbit qui les sauva en les faisant s'échapper par la rivière dans des tonneaux. Ils arrivèrent à la ville d'Esgaroth. Ils y furent accueilli et s'y reposèrent un moment. Ils partirent vers le mont solitaire. Là, ils trouvèrent un chemin pour pénétrer dans la montagne et le hobbit eut un entretien avec le dragon.

Le dragon Smaug s'envola pour détruire la ville du lac mais il fut tué. Les hommes du lac, croyant que le trésor était libre, mirent en route une armée d'hommes et d'elfes de la forêt vers la montagne. En arrivant à la montagne ils la découvrirent gardée par Thorin, tandis que Dain son cousin arrivait en renfort avec une troupe de cinq cents autres nains.

Mais une armée de Gobelins qui s'était préparée attaqua depuis les flancs de la montagne. Tout le monde oublia ses griefs et ils s'unirent dans la bataille des cinq armées avec d'un côté les Gobelins et les wargs et de l'autre les nains, les hommes et les elfes. Bilbo n'en vit rien car il reçut une pierre sur la tête.

Il se réveilla une fois la bataille terminée pour découvrir que les nains, les elfes et les hommes avaient gagnés, que Thorin était mort et que Dain était roi sous la montagne.

A ce moment, il n'aspira plus qu'à rentrer chez lui mais plus sage et plus riche.



Bilbo le hobbit en images


Une habitation de Hobbit

"Dans un trou vivait un hobbit. Ce n'était pas un trou déplaisant, sale et humide, rempli de bouts de vers et d'une atmosphère suintante, non plus qu'un trou sec, nu, sablonneux, sans rien pour s'asseoir ni sur quoi manger : c'était un trou de hobbit, ce qui implique le confort. Il y avait une porte tout à fait ronde comme un hublot, peinte en vert, avec un bouton de cuivre jaune bien brillant, exactement au centre. Cette porte ouvrait sur un vestibule en forme de tube, comme un tunnel : un tunnel très confortable, sans fumée, aux murs lambrissés, au sol dallé et garni de tapis; il était meublé de chaises cirées et de quantité de patères pour les chapeaux et les manteaux - le hobbit aimait les visites."

Une visite matinale inattendue

"Bilbo, qui ne se doutait de rien, ne vit ce matin là qu'un vieillard appuyé sur un bâton. L'homme portait un chapeau bleu, haut et pointu, une grande cape grise, une écharpe de même couleur par-dessus laquelle sa longue barbe blanche descendait jusqu'à la taille, et d'immenses bottes noires. "Bonjour!" dit Bilbo. Et il était sincère. Le soleil brillait et l'herbe était très verte. Mais Gandalf le regarda de sous ses longs sourcils broussailleux qui dépassaient encore le bord de son chapeau ombreux. "Qu'entendez-vous par là? dit-il. Me souhaitez-vous le bonjour ou constatez-vous que c'est une bonne journée, que je le veuille ou non, ou que vous vous sentez bien ce matin, ou encore que c'est une journée où il faut être bon ? - Tout cela à la fois, dit Bilbo. Et c'est une très belle matinée pour fumer une pipe dehors, par dessus le marché. Si vous en avez une sur vous, asseyez-vous et profitez de mon tabac ! Rien ne presse, nous avons toute la journée devant nous !" Bilbo s'assit alors sur un banc qui se trouvait à côté de sa porte, croisa les jambes et lança un magnifique rond de fumée grise qui s'éleva sans se rompre et s'en alla en flottant par-dessus la Colline."

Une réception inattendue

"L'obscurité entra par la petite fenêtre qui ouvrait sur le côté de la Colline; la lueur du feu vacilla - on était en avril - mais ils continuaient à jouer, tandis que l'ombre de la barbe de Gandalf oscillait sur le mur. L'obscurité envahit toute la pièce, le feu finit par s'éteindre, les ombres disparurent, mais ils continuaient à jouer. Et brusquement, l'un après l'autre, ils se mirent à chanter tout en jouant de ces mélodies gutturales que les nains chantent dans les profondeurs de leurs vieilles demeures; et voici un exemple de leur chant, si tant est que cela puisse y ressembler en l'absence de leur musique : Loin au-delà des montagnes froides et embrumées Vers des cachots profonds et d'antiques cavernes. Il nous faut aller avant le lever du jour en quête de l'or pâle et enchanté."

Rivendell

"On arriva si brusquement au bord d'une brutale dénivellation que le cheval de Gandalf faillit dévaler la pente. "Nous y voici enfin !" cria-t-il. Et tous de s'assembler autour de lui et de regarder par-dessus l'arête. Loin en dessous d'eux, ils virent une vallée. Ils pouvaient entendre la voix d'une eau qui, dans le fond, coulait en un rapide courant sur un lit rocheux ; un parfum d'arbre imprégnait l'air ; et il y avait une lumière de l'autre côté de l'eau en aval. Bilbo ne devait jamais oublier la façon dont ils glissèrent et dégringolèrent dans le crépuscule le long du sentier en zigzag jusque dans la secrète vallée de la Combe Fendue. L'air se réchauffait au fur et à mesure de la descente, et l'odeur des pins assoupissait le hobbit, de sorte qu'à tout moment il branlait la tête et manquait tomber, ou bien il heurtait du nez l'encolure de son poney. Leur entrain se réveilla à mesure qu'ils descendaient. Les arbres devenaient des hêtres et des chênes, et une agréable sensation se dégageait du crépuscule. La dernière teinte verte s'était presque effacée de l'herbe quand ils finirent par arriver à une percée située un peu au-dessus des bords de la rivière. "Hum! ça sent l'elfe" pensa Bilbo. Et il leva les yeux vers les étoiles. Elles luisaient d'un éclat vif et bleuté. Juste à ce moment éclata dans les arbres un chant, semblable à un rire : "Ah! que faites-vous Et où allez-vous? Vos poneys ont besoin d'être ferrés!"

Le jeu des énigmes

"Gollum fut déçu une fois de plus ; et alors il commença d'être fâché et aussi d'en avoir assez du jeu. Celui-ci lui avait donné très faim, en vérité. Cette fois, il ne retourna pas à sa barque. Il s'assit dans le noir près de Bilbo, ce qui mit le hobbit extrêmement mal à l'aise et lui retira tous ses moyens. "Il faut que ç-ç-ça pose une ques-s-tion, mon trésor, s-s-si, s-s-si, s-s-si. Jus-ste une ques-stion de plus-s à deviner, s-si, s-si", dit Gollum. Mais Bilbo était tout simplement incapable de penser à aucune question, à côté de cette vilaine chose humide qui le tripotait et lui donnait des bourrades. Il se gratta, il se pinça; mais il ne pouvait toujours penser à rien. "Demandez-nous! Demandez-nous!" dit Gollum. Bilbo se pinça et se donna des claques, il serra sa petite épée; il fouilla même dans sa poche de l'autre main. Là, il trouva l'anneau qu'il avait ramassé dans le passage et qu'il avait oublié. "Qu'ai-je dans ma poche?" dit-il tout haut. Il se parlait à lui-même, mais Gollum crut que c'était une devinette, et fut terriblement furieux."

Bilbo vole entre les ailes d'un aigle

"Cette fois, il lui fut permis de grimper sur le dos d'un aigle et de se cramponner entre ses ailes. L'air se précipitait au-dessus de lui et il ferma les yeux. Les nains criaient des adieux et promettaient de s'acquitter envers le Seigneur des Aigles si jamais ils le pouvaient, comme quinze grands oiseaux s'élevaient du flanc de la montagne. Le soleil était encore tout proche des crêtes orientales. Le matin était frais ; des brouillards séjournaient encore dans les vallées ou les creux et entouraient par-ci, par-là les pics et les sommets. Bilbo risquait un oeil pour regarder, vit que les oiseaux étaient déjà très haut, que le monde était très loin et que les montagnes s'effaçaient derrière eux. Il referma les yeux et se cramponna encore davantage. "Ne pincez pas ! dit son aigle. Vous n'avez pas besoin d'avoir peur comme un lapin, même si vous en avez l'air. C'est une belle matinée et il y a peu de vent. Qu'y a-t-il de meilleur que de voler ? Bilbo aurait répondu : "Un bon bain chaud et après cela un petit déjeuner tardif sur la pelouse", mais il estima plus sage de ne rien dire du tout et de relâcher très légèrement sa prise."

Dans la maison de Beorn

"Dans la salle, il faisait maintenant tout à fait noir. Beorn claqua des mains, et entèrent en trottant quatre magnifiques poneys blancs et plusieurs grands chiens gris au corps allongé. Beorn leur dit quelque chose dans un curieux langage, semblable à des bruits d'animaux transformé en paroles. Ils ressortirent et revinrent bientôt portant dans leur gueule des torches qu'ils allumèrent au feu et plantèrent dans les supports bas, accolés aux colonnes de la salle autour de l'âtre central. Les chiens pouvaient se tenir, quand ils le voulaient, sur leurs pattes de derrière et porter des objets avec celles de devant. Ils sortirent rapidement des murs latéraux des planches et des tréteaux, qu'ils dressèrent près du feu. Et puis, on entendit "bê, bê, bê!" et entrèrent des moutons d'une blancheur de neige, menés par un grand bélier noir comme jais."

Smaug

"Il était étendu là, le grand dragon rouge doré, profondément endormi; un bruit monotone venait de ses mâchoires et de ses naseaux, ainsi que des rubans de fumée, mais dans son sommeil ses feux étaient bas. Sous lui, sous tous ses membres et son immense queue et de tous côtés autour de lui, s'étendant partout sur le sol invisible, était entassé une masse de choses précieuses, or travaillé et or brut, pierres et joyaux, et argent, teintés de pourpre dans la lumière rougeoyante. Smaug était allongé, les ailes repliées, comme une immense chauve-souris, à demi tourné sur le côté, de sorte que le hobbit pouvait voir son long ventre pâle, qu'un long repos sur sa couche somptueuse avait tout incrusté de gemmes et de parcelles d'or. Derrière lui, là où les murs étaient le plus proches, on apercevait vaguement des cottes de mailles, des heaumes et des haches, des épées et des lances suspendus; et là étaient alignés de grandes jarres et des récipients remplis de richesses incalculables. "

Attaque de la Montagne

"Et il était temps. A peine s'étaient-ils un peu éloignés dans le tunnel qu'un grand coup frappa le flanc de la Montagne, semblable au fracas de béliers faits de chênes de la forêt et maniés par des géants. Le rocher retentit, les parois craquèrent et des pierres tombèrent de la voûte sur leurs têtes. Que serait-il advenu si la porte avait été ouverte, je préfère ne pas y penser. Ils s'enfuirent plus loin dans le tunnel, heureux d'être toujours en vie, tandis que derrière eux, au-dehors, ils entendaient les rugissements et les grondements de la fureur de Smaug. Il brisait les rochers en morceaux, écrasant parois et escarpements des coups de son énorme queue, jusqu'à ce que leur petit terrain de campement là-haut, l'herbe roussie, la pierre de la grive, les murs couverts d'escargots, l'étroite corniche et tout disparussent dans un pêle-mêle de fragments, et une avalanche d'éclats de pierre dégringola par-dessus l'escarpement dans la vallée d'en bas."



Mithrandir pour le Conseil d'Elrond , tous droits réservés. Merci à Höledoc pour sa contribution à Elbakin.net !

Dernières critiques

Derniers articles

Plus

Dernières interviews

Plus

Le héros de la semaine

Retrouvez-nous aussi sur :