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Dévoreur

Tome du cycle : Les Sentiers des astres
ISBN : 978-236183222-3
Catégorie : Aucune
Auteur : Stefan Platteau


Sommes-nous les jouets des astres ? Qu’est-ce que ces choses lointaines éveillent en nous, qui nous anime et nous pousse à agir d’une façon qui nous étonne nous-mêmes ?
Au-dessus de la demeure de Vidal, l’éleveur d’ânes, une planète brille trop fort ; le comportement de cet homme paisible s’en ressent. Son amie Aube assiste, impuissante, à sa transformation. Parviendra-t-elle à l’arracher à cette influence néfaste, ou faudra-t-il attendre l’aide de Peyr Romo, le magicien des Monts de Soufre ?
Dans la vallée de Pélagis, de vieux instincts s’éveillent, prêts à dévorer toute humanité dans le cœur des êtres…

Critique

Par Gillossen, le 29/09/2015

Avec Dévoreur, Stefan Platteau nous livre un court mais copieux apéritif en attendant la suite de son Manesh.
On y retrouve en tout cas bon nombre d’ingrédients similaires (certaines thématiques par exemple) et surtout la plume de l’auteur. Plume qui peut tout de même déstabiliser le lecteur le temps de quelques pages. On l’avait déjà vaguement pointé du doigt dans le premier roman de Stefan Platteau et on retrouve encore parfois au détour d’une phrase un adjectif dont on aurait peut-être pu se passer sans que le fond ou la forme en pâtisse. Le style est riche, aucun doute là-dessus, mais il faut justement une bonne dizaine de pages avant de se (re)faire à cette musique bien particulière.
Cela étant dit, une fois plongé dedans (et notamment une fois quitté le point de vue du personnage d’Aube, en tout cas, à titre personnel), on se laisse emporter par une histoire simple mais remarquablement maîtrisée, entrecoupée de visions mine de rien plutôt épiques, parfois terrifiantes et parfois à même de nous émerveiller, quand ce ne sont pas les deux à la fois.
Peyr Romo et son ami Vidal incarnent deux personnages forts que l’on suit jusqu’au bout de leur duel (duel qui se déroule à plusieurs niveaux pourrait-on dire) en tournant les pages de plus en plus vite sans même s’en rendre compte, pressé de connaître la fin, sans même parler de l’épilogue et des pistes qu’il soulève pour le lecteur, si celui-ci veut bien prendre le temps de la réflexion. Une chose est sûre, Dévoreur se lit en une heure ou deux, d’où sa dimension “fable” aux symboliques puissantes.
A noter que j’ai lu Dévoreur en version électronique. La version papier, outre son écrin soigné, propose en prime de nombreuses “décorations intérieures” signées Melchior Ascaride, contribuant sans doute à renforcer le côté conte de cette histoire, comme mentionné un peu plus haut. De même, comme le rappelle aussi son éditeur Les Moutons électriques, ce court roman peut tout à fait se lire sans avoir découvert Manesh.
Raison de plus peut-être pour se laisser tenter.

8.0/10

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