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La Pierre de Tu-Hadj
La Pierre de Tu-Hadj - 1
Les rois-magiciens de la terre d’Arion ont été les artisans de la Grande Folie qui faillit précipiter le monde à sa perte. Plusieurs siècles ont passé. La lignée d’Arion s’est éteinte, mais les magiciens demeurent depuis ce jour une caste honnie et persécutée. Au cœur d’un Empire en pleine déliquescence, Wilf n’est qu’un gamin des rues luttant pour sa survie quand il croise la route de Cruel-Voit, l’impitoyable maître-tueur, qui décide de faire de lui son apprenti… Il quitte alors les bas-fonds de Youbengrad pour un long périple à travers les steppes. Sur sa route, le peuple mythique des Tu-Hadji lui dévoilera une partie de son destin…
La Pierre de Tu-Hadj - 2
Le chemin de Lucas, le brillant séminariste, a rejoint celui de Wilf qui poursuit la quête de ses origines et découvre peu à peu les dons magiques de sa lignée. Quelle étrange destinée rassemble les deux garçons que tout semble opposer et que lie pourtant une indéfectible amitié ? Alors que les dernières races libres s’engagent dans une lutte désespérée contre l’armée implacable de la théocratie et les hordes barbares du Roi-Démon, seule la quête de la Lame des Etoiles peut encore permettre à Wilf et Lucas de sauver leur monde… Ils ignorent que le plus dur combat qu’ils auront à livrer sera contre eux-mêmes.
Critique
Par Belgarion, le 12/05/2008
La Pierre de Tu-Hadj est l’un des premiers livres fantasy qu’a écrit Alexandre Malagoli. Il est depuis devenu un auteur aussi talentueux que confirmé, et déjà cette œuvre de jeunesse laissait entrevoir un gros potentiel. Néanmoins, comme tout premier jet, le livre contient certains défauts rédhibitoires qui empêchent de considérer ce cycle comme un excellent écrit.
En effet, la série souffre de certains défauts de jeunesse avec un style parfois hésitant, certains passages peu utiles pour le développement de l’intrigue principale ou encore des personnages un peu trop bruts, trop manichéens. A l’inverse, la grandeur et l’imagination du monde créé par l’auteur illustrent clairement le potentiel de conteur d’Alexandre Malagoli qui utilise de nombreux éléments classiques de la fantasy pour aboutir à une recette originale et envoûtante. De plus, les personnages du jeune orphelin Wilf et du moine Lucas sont très bien décrits avec une complexité et une imprévisibilité qui fait l’intérêt du premier, et les hésitations alliées à une force de caractère qui forme la quintessence du second. Très réussi, leur duo permet d’offrir deux points de vue très différents des tragiques évènements qui secouent ce monde au bord de la ruine.
En dépit de ses défauts de construction l’histoire est elle aussi bien maîtrisée et aboutit à un final apocalyptique des plus satisfaisants avec un combat contre le Roi Démon certes classiques mais très bien réalisé. Les questions trouvent pour la plupart leur réponse tout en laissant l’imagination du lecteur faire le reste.
Ainsi, la Pierre de Tu-Hadj, qui a marqué l’entrée d’Alexandre Malagoli dans la fantasy, promet de bons moments de lecture en dépit des quelques bémols qui l’émaillent.
6.5/10
Auteur
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