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Rencontre avec Ian Brodie

Par Guybrush, le jeudi 27 octobre 2005 à 11:00:27

Ian Brodie est l'auteur de Cameras In Narnia : How The Lion, The Witch And The Wardrobe Came To Life. Ian a également écrit Le Guide des Lieux (qui a un connu un franc succès), le guide ultime pour Le Seigneur des Anneaux, dont 250 000 exemplaires ont été vendus à ce jour.
Son dernier ouvrage pénètre dans le monde de Narnia pour révéler comment la magie a été conçue.

Interview de Ian Brodie

Vous attendiez-vous à ce que Le Guide des Lieux soit un tel succès ?
Non, absolument pas. Je l'ai fait pour pouvoir aller dans les lieux parce que je suis moi-même fan. Je supposais qu'il y aurait quelques personnes qui seraient intéressées, mais je ne m'imaginais pas l'intérêt que cela allait susciter. Maintenant nous en sommes à 200'000 copies, ce qui est vraiment incroyable. Cela montre la puissance de ce film, et du livre qui est arrivé avant lui.
Etiez-vous un fan de Narnia avant de vous embarquer sur ce dernier projet ?
J'ai lu Tolkien et Lewis, et j'ai trouvé intéressant le fait que les deux soient allés ensemble à l'université à Oxford, tous deux enseignants, et devenant ainsi amis. Ils allaient boire des verres ensemble au pub du coin.
J'y suis allé l'année passée pour une tournée de dédicaces, mais j'avais du temps et je suis allé à Oxford. Je me suis assis au même endroit où Tolkien et Lewis s'asseyaient et buvaient leurs pintes. C'est plutôt spécial de faire ça. Le fait qu'ils étaient amis signifie qu'ils discutaient de ce qu'ils écrivaient, mais ils avaient des styles différents. La Terre du Milieu est un monde géographiquement et historiquement très détaillé, mais ça remue ciel et terre. Alors que Narnia est un monde plus léger qui laisse plus de place à l'imagination. Il est clair que Lewis a dessiné des cartes, mais c'est plus léger, plus dirigé pour les enfants.
Comment avez-vous commencé à écrire Cameras In Narnia ?
J'adore les films et j'ai toujours aimé regarder des films et leurs techniques, et j'ai découvert que la Nouvelle Zélande est en train de devenir un « pays du cinéma », plus que jamais auparavant. Mais quand vous parlez à des adolescents et des adultes, ils ne comprennent pas ce qui fait un film épique, un film d'une telle ampleur.
J'ai une fille adolescente qui apprend les techniques du cinéma à l'école, mais il n'existe aucun livre pour ça ! L'idée était de créer un livre que les adolescents pourraient lire à l'école, et apprendre ce qui entre en compte dans la création de films, mais qu'un adulte peut également aborder.
Aviez-vous un accès illimité aux plateaux de Narnia ?
Oui, en effet. C'était vraiment assez spécial. J'y étais presque chaque semaine pendant quatre mois, en commençant à Auckland vers Hobsonville quand ils filmaient sur le plateau, et puis vers Muriwai quand ils étaient dans la campagne, et puis à Oamaru, et ensuite à Flock Hill lorsqu'ils filmaient les scènes de la bataille finale. Ca rend un peu accro ! Je m'occupais du Warbirds Museum à Wanaka pendant la journée, mais quand j'étais ici et pas sur le plateau je n'arrêtais pas de penser, « Je me demande ce qu'ils font aujourd'hui ? ». Je n'arrivais pas à m'éloigner de cet endroit.
Quelle était l'expérience la plus remarquable que vous ayez vécue sur le plateau ?
C'était une expérience complètement surréaliste, et en particulier à Hobsonville. Je pense que c'était vraiment étonnant de les voir construire le plateau de Cair Paravel (où Aslan couronne les soeurs et frères nouveaux rois et reines de Narnia). L'intérieur du hangar est devenu, lentement mais sûrement, un intérieur de château avec des sols en marbre et des fenêtres teintées. Et pour le couronnement j'étais littéralement à 6 mètres derrière Andrew Adamson. Etre là et voir tout ça se créer est plutôt mémorable pour moi.
Qu'essayez-vous de faire passer avec ce livre ?
C'est un grand mélange d'artistes réunis, et c'est ce que j'essaie de faire passer dans ce livre. Ce grand mélange de différentes équipes, toutes artistiques dans leurs propres domaines, qui travaillent 20 heures par jour, six jours par semaine dans un but commun qui, au final, ne les fera apparaître pour la plupart que dans le générique à la fin du film.
J'ai interviewé plus de 50 personnes pour le livre, comprenant les doubleurs des acteurs, et les deux néo-zélandais qui jouent les Centaures Oreius et le Général Otman, Shane Rangi et Patrick Kake.
Quel était l'endroit de tournage le plus mémorable ?
Flock Hill est étonnant. Pour créer un champ de bataille, ils avaient besoin de montagnes recouvertes de neige en arrière-plan alors que le printemps fait fondre Narnia et que la sorcière perd son pouvoir, donc ils ont choisi cet endroit extravagant au milieu des Alpes du Sud. Mais bien entendu ils avaient aussi besoin d'une jolie herbe de printemps, pas de la touffe de Canterbury, donc une année avant le début du tournage ils ont re-semé toute la zone avec de la pelouse anglaise, et l'ont arrosée sans arrêt. On avait cette étrange sensation d'être en haute campagne du Canterbury, mais avec une magnifique pelouse, haute, épaisse et luxurieuse. Donc c'est un endroit magnifique.
Quels sont les moments forts de Cameras In Narnia ?
Les photos. La photographie est mon hobby, donc l'opportunité d'être sur le plateau avec un appareil photo est plutôt rare. Je suis très fier des photos parce qu'elles montrent vraiment ce qui s'est passé. J'ai pris 3000 photos. J'en suis vraiment content et avec un peu de chance elles transmettront, à quelqu'un qui n'a jamais été sur un plateau, ou qui n'a pas été aussi chanceux, comment c'était. L'autre chose dont je suis fier est le soutien de toutes ces personnes. Avec un planning serré, je m'asseyais là avec un micro et ils m'accordaient du temps.
Avez-vous vu le produit fini ?
J'en ai vu environ six minutes. C'était une expérience assez spéciale. J'ai appris à connaître assez bien le deuxième monteur, Jim May, donc je suis venu lui dire au revoir avec ma fille de 14 ans. Il nous a joué six minutes du film et Sally Ann a dit, « Wow, c'est plutôt cool ! ». Et c'était une bonne méthode car il voulait voir sa réaction. Vivement décembre !

Article originel, par Claire Ongley


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