Avant-première française du Monde de Narnia
Par Gillossen, le 12/12/2005 à 03:25
Comme promis, voici donc venu notre compte-rendu exclusif de la soirée de vendredi dernier ! Ah, déjà bientôt 48h que l'on croisait Andrew Adamson... Vous trouverez pour commencer une version étendue de son déroulement hors film, puis nos deux critiques "officielles", celle de Joss, et la mienne.
Le compte-rendu de la soirée
Dès 18h30 - voire même avant - on pouvait noter un certain attroupement devant le Gaumont Marignan, et les barrières qui avaient été déjà prestement disposées. Essentiellement des curieux s'attardant seulement quelques instants, d'autres mieux renseignés, tentaient de grapiller une invitation. Quand bien même, nous ne pouvions leur être d'aucun secours, car nous étions inscrits à part, sur une liste, la liste. Pas d'invitation supplémentaire à donner donc.
Quoi qu'il en soit, les portes ne devaient ouvrir qu'à 19h45, aussi avions-nous devant nous un peu de temps à combler : rien de bien compliqué cela dit, lorsque l'on se trouve sur les Champs-Elysées illuminés, avec un Virgin Megastore tout proche aux couleurs de Narnia, et qui plus est à la recherche de pitance en vue de se restaurer rapidement, histoire que notre estomac nous laisse tranquillement apprécier le film à venir !
Ne vous inquiétez pas, nous nous doutons bien, chers visiteurs, que ces détails triviaux ne vous intéressent guère, aussi, revenons-en à la soirée proprement dite ! Retour devant le cinéma vers 19h30, la foule étant devenue un peu plus compacte, mais rien de très spectaculaire pour autant. Sur la droite de l'entrée, près d'un faux rocher et d'un petit sapin pas franchement folichons et à la hauteur de l'évènement, des techniciens testent un canon à mousse censé simuler les flocons de neige de l'hiver de 100 ans instaurés par la Sorcière Blanche. Et il faut bien avouer que cela fait son petit effet (et nous assure qui plus est un shampoing...) !
Encore quelques minutes, et nous nous avançons vaillament, prêts à nous annoncer, et être cochés pour de bon sur la fameuse liste. Les premières barrières passées, nous voilà dans l'entrée du cinéma : sacs fouillés, appareils photos laissés au vestiaire... Nous voilà face à la seconde barrière du service d'ordre, qui voyant que nous n'avons pas de carton d'invitation, commence par nous refuser l'accès. Ah... "Drivés" par Joss, nous voilà à parlementer. Finalement, après un nouvel bref arrêt avant une volée d'escaliers, nous voilà descendant les marches vers la salle. Un constat s'impose : avec un peu de culot et de chance, nul doute qu'il y avait moyen de se retrouver également parmi les chanceux spectateurs, même sans invitation de quelque sorte que ce soit.
Il n'est pas encore 20h, et nous voilà donc au niveau inférieur : là, dans un coin, une armoire en carton a été dressée : derrière, une grande affiche du film et de ses paysages enneigés : quelques "people" y prennent place, souvent avec leurs enfants, et se font mitrailler par les photographes professionnels présents sur place. Quant à nous, nous ne repérons personne de particulier, malgré des coups d'oeil répétés un peu partout, et décidons de nous trouver une place dans la salle. Ce n'est pas une mauvaise décision : les mioches ont déjà envahi de nombreuses rangées, damnit ! Sur chaque siège, un petit prospectus à la gloire du jeu vidéo Narnia. De plus, 4 rangées de sièges - les meilleures, évidemment - sont réservées, mais les explications et les conditions d'accessibilité divergent. Il faut paraît-il disposer d'un badge spécial : plus tard, nous n'aurons vu que peu de personnes assises là en portant un, à moins que notre vue soit défaillante...
Les minutes s'écoulent, et le retard arrive : la séance devait commencer à 20h30, il est bientôt 20h45. Mais il semble que trois salles aient été remplies, et si Andrew Adamson doit passer dans les trois... On le retrouve à l'extérieur où c'est son tour de se faire prendre en photo, souriant. Enfin, il fait son entrée dans la salle, précédé d'un représentant de Buena Vista. Après une salve d'applaudissements, il le rejoint sur scène. Un petit "bonsoir" en français, et c'est parti pour quelques phrases et leur traduction façon Nelson Monfort à la sortie des courts. Andrew nous dit qu'il a lu tous les romans à 8 ans, que c'est sa vision que nous allons voir, nourrie de ses souvenirs, qu'il est très content d'être à Paris - tout frais payés bien sûr - pour le week-end et compte amener ses enfants à DisneyLand Paris... Au détour d'une formule ou d'une autre, on retrouve parfois des accents de discours de promotion 100 répétés, mais comment faire autrement après tout ? Par chance, nous sommes installés du bon côté, et c'est près de nous qu'Adamson fait son aller-retour de l'écran aux portes de la salle... Temps de présence, environ 5 minutes seulement, mais voilà qui est toujours agréable...
Ensuite, les lumières s'éteignent enfin, aux environs de 21h, et, le film commence... Et s'arrête, à peine trois minutes après avoir vu le logo Walt Disney's Pictures apparaître. Pour la bonne et simple raison que le film était en version originale... sans sous-titres ! Avec une salle remplie à moitié d'enfants de 10 ans ou moins... Aïe ! Réapparition en 4eme vitesse du représentant de Buena Vista, qui, une fois les "Ouf!" de soulagement poussés des 4 coins de la salle, nous explique que la copie numérique du film a rencontré un petit problème... Petit problème censé se résorber très rapidement, mais voilà notre homme contraint de tout simplement... ramer. Et de meubler l'attente en faisant remarquer la présence de John Howe parmi nous ! Sans doute espère-t-il une réaction de sa part... Mais non, le discret artiste se contentera de lever la main un instant. L'annonceur de la soirée s'en va enfin... et revient ! Le film ne veut toujours pas démarrer ! Et voilà que l'on nous présente John Howe une seconde fois, et une ou deux autres célébrités présentes, tel que le réalisateur de La marche de l'empereur. Nous préférons le prendre avec le sourire: après tout, il n'y a rien de grave, et cela ne fait pas non plus deux heures que nous patientons !
Finalement, le miracle a lieu : on oublie le tout numérique, et on en revient au bon vieux 35mm, avec une copie totalement neuve, jamais utilisée, que l'on nous annonce de même qualité ! On veut bien le croire. Et c'est ainsi que la salle tombe à nouveau, et pour de bon, dans l'obscurité, avec le film en version originale, sous-titrée... français, et non pas finnois, ah, ah !
Il est 23h30... Les lumières se rallument, tandis que les applaudissements fusent. Et c'est donc le moment de quitter la salle... Aux portes de celles-ci, les caméras de France 2 sont là, avec pour cible évidente de leurs questions, les enfants, et eux uniquement. En dehors de deux ou trois personnalités, une fois encore. Andrew Adamson a quitté le Gaumont Marignan depuis longtemps, et c'est John Howe qui nous précède à la sortie, un John Howe que l'on croise encore à l'entrée du cinéma, tandis qu'il s'en va sans bruit avec quelques amis. Des affiches pour le nouveau film de Luc Besson sont déjà posées autour de nous... Le monde de Narnia n'est déjà plus qu'un souvenir, à peine ravivé par quelques reproductions des armes du film ou un peu plus loin l'ours polaire ornant l'une des entrées du Virgin.
Il est temps de nous séparer.
Quant au film lui-même... Nous y arrivons !
- Le compte-rendu de la soirée
- Le Monde de Narnia, critique de Gillossen
- Le Monde de Narnia, critique de Joss