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Aoi Nan

Par Alain Damasio, le 06/09/2010

Aoi Nan

Aoi Likuza Nan est la cueilleuse-sourcière de la Horde. Elle est la huitième d'une quinzaine d'enfant d'un village de cueilleurs en amont d'Aberlaas. Injustement considérée comme trop chétive par sa famille, elle fut abandonnée à sept ans devant un Temple d'Aberlaas où un moine la recueillit et l'éleva. Il se trouve que ce moine était apprenti-hordonnateur et qu'il se rendait régulièrement, accompagné d'Aoi, dans la citadelle suspendue où se forment les enfants destinés à la Horde. C'est là qu'elle rencontra, et joua très souvent, avec Oroshi et Callirhoé dont elle devint l'amie. Lors des présélections de la Laisse, Oroshi poussa Aoi à se présenter. Elle l'entraîna, elle la conseilla. Aoi fut retenue pour sa connaissance des plantes. Lors de la Laisse, elle termina 29ème, contrant sept jours durant derrière une harde de Gorces, se nourrissant et dormant parmi eux.
La fonction de cueilleuse est aussi vieille que la Horde, mais elle n'a jamais été considérée comme une fonction noble. Il n'y a pas transmission de mère en fille et les cueilleuses sont souvent choisies parmi le peuple. Nombreuses sont les filles qui rêvent d'entrer dans la Horde, nombreux les parents qui les y encouragent puisqu'avoir sa fille retenue garantit à la famille d'être à l'abri du besoin jusqu'à la fin de leurs jours (L'ironie veut que la famille ingrate d'Aoi bénéficie de cette chance sans y être pour quoi que ce soit).
La cueilleuse contre toujours abritée et déploie une grande activité lors des pauses et du repos du soir où elle se démène pour trouver des graines, des plantes comestibles, des fruits, de l'eau pour toute la Horde et notamment le Fer. Elle est aidée en cela par le Fleuron et Alme, par Callirhoé et parfois Oroshi. Par les Dubka de temps à autre.
Son rôle est vital. L'ampleur et la variété des cueillettes a une influence sur le moral des troupes et sur sa santé. Une eau sale peut handicaper la Horde des jours durant. Des fruits toxiques peuvent clouer un hordier et ralentir ainsi tout le monde.
D'une certaine façon, c'est un rôle stressant, carrément délicat à assumer dans les zones désertiques où Aoi est obligée de cueillir à la nasse volante. Sans parler de la longueur des journées : Aoi commence à travailler quand les autres trouvent enfin le repos.
Pour Aoi, le vent est une eau : lente, elle est ruisseau ; plus rapide un courant, un fleuve où l'on nage; vive, un jet masculin, une lance. Aoi ne vit pas le vent comme un mur, une force faciale, mais comme un fluide qui l'enveloppe, la caresse, un tissu invisible. Elle aime beaucoup les vents modérés où elle s'enroule, se love, et ressent les rafales comme des coups de rein, des assauts masculins. Rapport sensuel donc, animal.
Son mode de perception dominant est une forme de poétique de la nature. Les ondulations des prairies, l'oscillation des tiges, les feuilles arrachées… Certainement la plus fine dans sa vision des paysages et de ses modifications. Très sensible aux biotopes traversés, aux couleurs, au menu monde. Sur le plan humain, ce qui la touche : les petites attentions. Les signes d'amour ou d'indifférence dans les relations, l'atmosphère de la Horde.

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