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La Barbarie

Tome 3 du cycle : Le Cycle des contrées
ISBN : 978-291708432-8
Catégorie : Aucune
Auteur : Jacques Abeille

Les Barbares : un homme, parce qu’il avait traduit dans sa langue natale le dernier livre des Jardins statuaires, se retrouvait entraîné avec des barbares dans un long périple à travers les différentes contrées de son monde.
La Barbarie : après plusieurs années de pérégrinations, le voici de nouveau aux portes de Terrèbre. Le temps est venu de reprendre le cours de sa vie professorale dans une ville qui, entretemps, s’est reconstruite. Mais comment exister dans une société désenchantée, privée de croyances et d’imaginaire lorsque l’on a soi-même découvert l’ailleurs ?

 

Critique

Par Gillossen, le 28/03/2012

Il ne fait pas toujours bon être traducteur !
Le narrateur du tome précédent se retrouve en effet en bien mauvaise posture dans le cadre de cette “conclusion”, quand bien même son retour à Terrèbre semble tout d’abord signifier pour lui un véritable renouveau. Si les premiers chapitres de La Barbarie se lisent sans vraiment sentir peser sur nous la menace qui pèse sur notre “héros” (et il faut dire que la description, notamment du monde universitaire, amène aussi quelques sourires, jaunes), le ton change petit à petit.
Jouant pleinement la carte de la mise en abyme et de l’intertextualité, Jacques Abeille nous dépeint la brutale descente aux enfers d’un homme aux prises avec une administration et plus généralement une société en plein jeu de dupes, comme asséchée, morte, privée de ses forces vives, prostrée sur elle-même. Où se cachent les vrais barbares ? A la lecture du roman, et bien sûr de son triste épilogue, la réponse s’avère évidente. On en vient même à douter de l’existence des envoûtants Jardins Statuaires, comme s’il s’agissait d’un secret sulfureux dont il faut se garder de répandre les mystères.
L’auteur nous convie finalement à une fable, une fable à la morale amère où l’imaginaire le dispute au terre-à-terre.
Mais avant d’en arriver aux derniers paragraphes, presque résigné, Jacques Abeille nous livre une succession de scènes saisissantes, à travers par exemple la description de la relation entre son narrateur et le personnage de Blanche, une femme bien plus forte qu’il n’y paraît. Les scènes d’amour, qui occupent finalement une place non négligeable à l’échelle du roman, réussissent à se montrer à la fois évocatrices et élégantes, car même si ce troisième volume est bien plus court que les précédents, l’auteur ne se dépare pas de son style tout particulier, très écrit, mais sans tomber dans le verbeux pour autant.
A l’image de son illustration de couverture qui à elle seule résume tout le poids qui pèse sur certains esprits libres, le carcan qui les enserre inexorablement, le roman de Jacques Abeille, de par sa plume tout comme par le biais de son histoire à la fois limpide et funeste, démontre combien la soif d’imaginaire est quelque chose à ne pas négliger…

7.5/10

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