Vous êtes ici : Page d'accueil > L'Actualité fantasy > Narnia

Les bad guys du Prince Caspian prennent la parole !

Par Raven, le jeudi 25 octobre 2007 à 18:31:49

apparemment, les Italiens ne sont pas seulement les mauvais garçons de la Coupe du Monde de Football (pardon l'Italie !), mais ils jouent aussi les adversaires des héros dans la suite des “Chroniques de Narnia”. Le méchant du premier “Narnia” était la Sorcière Blanche de Tilda Swinton, mais dans le Prince Caspian, il s'agit du Roi Miraz, l'oncle maléfique du personnage-titre, joué par Sergio Castellito, mieux connu aux Etats-Unis pour avoir tenu le rôle principal dans le film romantique allemand “Mostly Martha” (récemment refait sous le titre de “No Reservation” avec Aaron Eckhart dans le rôle tenu par Sergio). Un autre acteur Italien, Pierfancesco Favino, joue le bras droit de Miraz, le Général Glozelle, et bien que son nom ne vous soit peut-être pas familier, il est apparu dans l'un des plus fameux films familiaux de 2006 qui n'aient pas été produits par Disney, “La Nuit au Musée”, où il jouait Christophe Colomb.
Durant le deuxième jour de la visite sur le site de tournage d'Usti, juste à côté de Prague, ComingSoon.net et un groupe de journalistes ont discuté avec les deux Italiens, deux hommes à l'humeur joviale, amis de longue date, et qui semblent beaucoup trop s'amuser à jouer les affreux

L'interview proprement dite

ComingSoon.net : Un peu plus tôt, nous avons vu tous les costumes que vous portez dans le film, et nous avons pu en tester le poids. Ca vous aide à jouer, d'enfiler un costume et de sentir ce poids ?

Sergio Castellitto : Oh oui, tout à fait. C'est complètement différent de mon expérience et pour moi, c'est totalement nouveau. Ca va être très intéressant car le jeu est à la fois athlétique et psychologique. J'ai beaucoup d'admiration pour Andrew Adamson car il prend grand soin des relations psychologiques entre les personnages. C'est vraiment différent de ce que j'avais pu imaginer pour un film de ce genre, mais en même temps, c'est passionnant de pouvoir jouer un stéréotype. C'est la première fois de ma vie que je joue un personnage mauvais. C'est très intéressant, parce qu'après tous ces films, je joue pour la première fois un méchant ; il va falloir que je combatte le stéréotype que j'ai en tête. Vraiment passionnant.

CS : Connaissiez-vous les livres ou votre personnage avant d'obtenir le rôle ?

Castellitto : Non, pas vraiment, mais j'ai quatre enfants. Ils connaissaient très bien le premier “Narnia”.
Pierfrancesco Favino : Pour nous en Italie, ce n'est pas la même chose qu'aux Etats-Unis ou en Angleterre. Nous n'avons pas cette saga ; pour nous, c'est plutôt Pinnochio. Il n'y a rien de comparable.
Castellitto : Mais mes enfants connaissaient tout de même bien l'histoire, et quand je leur ai dit que j'allais jouer dans le deuxième “Narnia”, ils m'ont regardé avec beaucoup d'admiration.

CS: Avez-vous été surpris quand vous avez vu à quel point ils ont développé votre rôle pour le film ?

Castellitto: Je crois que c'est une bonne idée (rire).

CS: Comment Andrew vous a-t-il présenté le personnage ? Vous a-t-il dit ce qu'il voulait voir de façon très spécifique, ou vous a-t-il laissé beaucoup de liberté ?

Castellitto : Nous en avons parlé d'un point de vue psychologique. Comme je l'ai dit avant, c'est un aspect très passionnant de ce travail, puisque je croyais que tout ne serait qu'un stéréotype purement imaginaire, mais en fait, nous avons parlé du personnage comme d'un véritable être humain. J'aime l'aspect du combat entre la jeunesse et la vieillesse comme représentation du combat entre le bien et le mal. Très intéressant.

CS : Avez-vous eu beaucoup d'entraînement à l'épée, tous les deux ?

Favino : (fait oui de la tête) Surtout lui, et beaucoup d'équitation.
Castellitto : Beaucoup d'entraînement. Equitation, combat, mais nous avions un excellent entraîneur, Allan. Très, très bon. C'est ma première... (montre une coupure sur ses phalanges).

CS : C'est votre premier film en anglais ?

Castellitto : Non, j'ai tourné “le Grand Bleu” avec Luc Besson, et un téléfilm réalisé par Jim McBride, avec Peter Falk, il y a dix ans, mais je n'ai plus refait l'exercice depuis un bon moment. Nous (lui et Favino) avons déjà joué ensemble, en anglais, dans un film italien sur la vie d'Enzo Ferrari.

CS : Vous a-t-on traduit le script en italien pour que vous puissiez mieux apprendre vos répliques ?

Castellitto : Oui, au début, il était très important pour moi de comprendre toute la signification du texte, mais nous avons aussi étudié les accents. Je crois qu'Andrew voulait un accent méditerranéen : espagnol, italien, grec, nord-africain, français... Un accent telmarin. C'est assez facile pour moi de produire un bon accent. Favino : Nous mélangeons plusieurs racines.

CS : Beaucoup d'acteurs, quand ils jouent le méchant de l'histoire, ne voient pas leur personnage comme un méchant. Ils essayent de leur trouver une motivation, de justifier leurs actes. Cela fait partie de votre façon de jouer ?

Castellitto : Absolument. Votre premier travail en tant qu'acteur est de défendre votre personnage. Je suis l'avocat de mon personnage. Personne ne touche à Miraz (rire). C'est important de se montrer critique, mais en même temps, il faut connaître les vraies raisons. Il aime son fils, il aime sa famille. Il pense que c'est son droit d'être roi. C'est un soldat. Il a passé sa vie à batailler.

CS : Votre rôle est aussi étendu ?

Favino : (sourire) Eh bien, ne comptez pas sur moi pour vous le dire. Il y a quelque chose en plus, sans aucun doute, mais à la fin, quand nous en parlons avec Andrew et que nous travaillons avec lui, à propos de l'évolution des personnges dans l'histoire... vous allez avoir des surprises.

CS : Ressentez-vous beaucoup de pression sur ce film, étant donné que c'est une énorme franchise et une grosse production ?

Favino : Non, en fait mon impression est que quand vous travaillez, vous ne pensez à rien de tout cela. Ce n'est pas le genre de choses que vous pouvez contrôler, en particulier quand vous êtes entrain de travailler dedans. La seule chose que nous essayons de faire tous les deux est d'apprécier pleinement ce que nous faisons. A l'évidence, ce n'est en rien comparable à un film européen ou italien, aussi nous sommes parfaitement conscients que ça va être quelque chose d'énorme. Mais bon, il n'y a aucun moyen d'influer là-dessus pendant que vous bossez. Alors tout ce que nous faisons, c'est d'assurer notre part du travail. Ils nous donnent la plus belle occasion de le faire le mieux possible. Il ne s'agit pas de dire du mal du cinéma européen, que nous aimons beaucoup, mais le pint le plus important est que nous avons la possibilité de travailler au mieux de ce que nous savons faire. Alors nous sommes en poste, nous apprécions beaucoup ce que nous faisons, nous rencontrons des gens très sumpathiques. Nous parlions des costumes tout à l'heure, et la première chose qui m'a frappé en tant qu'acteur, c'est “Oh, dites-donc, regardez-moi, je suis un soldat.” Ca pèse lourd, je sais, mais quand nous sommes sur un cheval, et qu'il y a une centaine de chevaux autour, nous regardons tout autour de nous et nous disons “Ah, je SUIS bien à Narnia.” C'est qui rend le rêve réel. C'est bien ce que ça signifie, quand on dit que c'est comme d'être dans un film américain.
Castellitto : c'est stimulant, tout de même, parce que c'est comme d'être à Babel : nous sommes italiens, esapgnols, mexicains, français... Une vraie communauté gitane ! Favino : Mais en fin de compte, travailler avec Andrew, en règle général... c'est le plus...
Castellitto : (parle italien)
Favino : (rires) Il dit que nous-mêmes sommes des habitants de Narnia, nous nous percevons comme tels. Et travailler avec Andrew a vraiment été le meilleur de tout pour moi. Je suis vraiment heureux de l'avoir rencontré et qu'il m'ait choisi. C'est une très bonne expérience. Cela m'a donné beaucoup de matière à réfléchir, et j'espère que je rencontrerait d'autres personnes comme lui, maintenant. Je veux dire, de la même qualité, en tant qu'être humain, et bien sûr, en tant que réalisateur.

CS : Est-ce que c'est un réalisteur qui aime transmettre ?

Favino : Oui. Vous pouvez voir qu'il est toujours très calme et qu'il contrôle tout, ce que j'admire beaucoup, mais il ne perd jamais une occasion de travailler avec nous tous. Je ne parle pas seulement des acteurs, mais aussi du fait qu'il est très attentif à tous les détails. Et il remercie toujours les gens pour ce qu'ils font. J'ai eu deux autres occasions de travailler sur des films américains, mais ceci est pour moi, la meilleure expérience que j'ai jamais eue. Pareil pour toute la distribution et les équipes. Tout se passe tranquillement et tous les gens avec lesquels j'ai eu l'occasion de travailler sont vraiment les meilleurs.
Castellitto : Je pense qu'il sait vraiment ce qu'il veut, mais en même temps, il nous laisse la liberté de proposer et d'argumenter.
Favino : Oui, il veut que l'on s'implique.
Castellitto : Vous êtes libre de proposer autre chose.

CS : Vous vous connaissez bien tous les deux puisque vous avez déjà tourné ensemble. Dans le livre, Glozelle doit trahir le roi. Avez-vous déjà tourné cette partie ?


Favino : Non, pas encore, mais ce n'est pas un problème (rire). Je plaisante. C'est le troisième fim que nous faisons ensemble, et j'ai toujours considéré Sergio comme l'un des meilleurs acteurs que nous avons en Italie. Donc, nous avons la chance de travailler ensemble, mais comme nous sommes sur des choses séparées, je ne me sens pas obligé de le détester quand je le trahis. En même temps, il doit me frapper et me poignarder dans le dos. Trois films ensemble, et à chaque fois, il me met des claques ! (rires)
Castellitto : Pas encore, mais on a le temps d'y venir.

CS : Je suppose qu'un des grands moments du film, c'est l'attaque du château ?

Castellitto : Spettacolare ! Oui, c'est assez incroyable. Nous montrons pas mal de gens qui effectuent des sauts. Vous avez, pendant la moitié de ce film, nous ne savons pas de quoi il s'agit, parce que chaque jour sur le plateau nous voyons un écran bleu, alors nous devons imaginer que quelque chose est arrivé... mais nous ne savons pas quoi. Favino : Ce sera une surprise, même pour nous.
Castellitto : Hier, nous avons tourné une scène et ils nous ont dit qu'il y avait une armée derrière nous.
Favino : Des milliers de soldats et de cavaliers. En fait, ce matin, nous avons répété avec les chevaux, et il y en avait au moins une centaine, donc on a un bon mélange entre des éléments réels et les images de synthèse.
Castellitto : Même s'il s'agit d'une grosse machine, il a toujours l'impression que c'est quelque chose d'artistique. Il a été surpris de découvrir toute cette machinerie, et en même temps des gens qui travaillaient avec leurs mains. J'en ai été moi aussi surpris, tout en trouvant cela extraordinaire.

CS : Est-ce que Miraz est le genre de roi qui participe à la bataille ?

Castellitto : Ce n'est pas un lâche, c'est un soldat. C'est aussi un assassin ; il a tué son frère. Mais ce n'est pas un froussard. La première idée que j'ai eue pour lui est le Prince Claudius dans Hamlet. C'est la première référence qui vient à l'esprit, je crois, mais c'est aussi un usurpateur. Il a un fils, il veut le royaume pour son fils, il aime son garçon. A la fin, il accepte le combat et il essaye de gagner.

CS : En ce qui concerne les scènes de batailles, allez-vous y être impliqués ?

Favino : Je ne sais pas jusqu'à quel point on peut en parler.

CS : Avez-vous beaucoup de scènes avec Ben Barnes, qui joue le Prince Caspian ? Il n'y en avait pas beaucoup entre eux dans le livre.

Castellitto : La plus importante se déroule quand il vient dans ma chambre pour savoir la vérité à propos de la mort de son père. C'est le premier combat. A la fin, quand William dit...
Favino : Ne raconte pas tout.
Castellitto : Ah, d'accord. Lisez le bouquin.


Dernières critiques

Derniers articles

Plus

Dernières interviews

Plus

Le héros de la semaine

Retrouvez-nous aussi sur :