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Salon du Livre : Ménéas Marphil en interview

Par Aléthia, le jeudi 9 avril 2009 à 16:53:02

Ménéas MarphilLors du Salon du Livre, nous avons eu l'opportunité de rencontrer Ménéas Marphil, auteur d'Abracadagascar. Il était présent sur le stand du Diable Vauvert pour la sortie du Sceau de Cyané, le deuxième tome de sa saga.
Ménéas Marphil nous a accueilli avec une extrême gentillesse et l'interview s'est, au fil des questions, transformée en une discussion beaucoup plus informelle. Nous avons largement dépassé le temps qui nous était imparti. Ce fut un moment très agréable et j'espère que vous en apprécierez la lecture. Je tenais à remercier tout particulièrement Ménéas Marphil, l'équipe du Diable Vauvert qui nous a accueilli sur son stand et Anne Vaudoyer qui fit le lien entre nous tous.

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Notre entretien

Vous êtes ici en tant qu’invité du Diable Vauvert. Abracadagascar est le premier livre publié par le Diable Vauvert pour sa collection jeunesse. Comment avez-vous vécu le choix de votre livre et avez-vous d’autres projets avec le Diable ?
C’est une question à double sens ? (rires) En tout cas, je crois que la réponse à la première question coule de source. Abracadagascar n’est pas le premier livre que j’ai écrit mais c’était la première fois que je portais un livre jusqu'à la publication, que je faisais la démarche auprès des éditeurs. Que l’on me réponde oui, et qu’en plus ce soit le Diable Vauvert qui est déjà une maison que j’apprécie particulièrement pour ses choix toujours un peu particuliers, c’est fantastique. Ils ont un positionnement assez redoutable dans le monde de l’édition. Pour moi c’est un grand honneur. Ceci dit, cela n’a pas été facile d’emblée parce que, la première fois que j’en ai fait la proposition, il n’y avait pas de collection jeunesse chez le Diable Vauvert. Malgré tout, ils m’ont demandé de conserver encore un peu le manuscrit et de les laisser réfléchir pour savoir s’ils ouvraient une nouvelle collection. La suite vous la connaissez puisque le premier tome est paru, et pour moi c’est un véritable cadeau. C’est une belle collection et aussi, maintenant que je les connais un peu mieux, c’est une sacrée équipe.
A priori, projets pour la suite, oui si c’est toujours dans la même veine, avec la même teneur. Tant que le Diable me gardera sous ses ailes farouches, j’ai bien l’intention de rester avec eux !
Vous étiez déjà présents au Salon de Montreuil, vous êtes à présent au salon du livre, comment vivez vous ce genre d’évènements et comment se passent les rencontres avec les lecteurs ?
Ça me fait plaisir parce que j’écris des univers magiques. Ce genre de rencontres me permet de vérifier ce que j’écris, c’est à dire que la magie existe partout dans le monde, car ces rencontres sont vraiment magiques pour moi. Quand on écrit, on imagine un lecteur. On n’écrit pas pour soi, on écrit pour les autres. Personnellement, j’avais pensé m’adresser à une certaine tranche d’âge, je ne pensais pas vraiment que ça irait au-delà des jeunes, mais les retours qu’on a depuis Montreuil, c’est que ce sont les jeunes qui choisissent le livre et ce sont les parents qui le lisent par derrière et qui reviennent en parler. Ils sont finalement bien contents que les gamins aient choisi ça. Donc c’est vrai qu’il y a une histoire magique qui est en train de naître, car on sait que ceux qui entrent et s’immergent dans un univers quel qu’il soit vont être fidèles jusqu’au bout. Ils attendent quelque chose. Et ce que je trouve très bien, c’est que l’on puisse construire ce quelque chose ensemble.
Les gens vont attendre la sortie, vont vouloir savoir ce qui va se passer …
Ce qui m’aide autant, c’est que cette histoire d’univers magiques contient une idée force que je tenais aussi à développer, à savoir qu’un petit héros ne peut l’être que s’il a des supporters. On est davantage dans une histoire d’amitié entre les jeunes, de solidarité pour arriver à faire des choses ensembles, et l’on retrouve ça dans la réalité. Il y a une chaîne comme ça qui circule autour d’une idée force et ça c’est magnifique !
Vous avez fait des études de psychologie, puis vous avez travaillé en tant qu’éducateur. En quoi votre parcours a joué sur votre écriture ou votre façon d’aborder les personnages ?
Je ne peux pas mesurer exactement la part que cela a pris dans l’écriture. Mais c’est vrai qu’ayant été éducateur pendant de longues années et précisément dans la tranche d’âge de mes petits héros, je ne peux pas dire que mon expérience professionnelle soit totalement absente, ne serait-ce que dans le choix, par exemple, d’Élatha. Élatha est une école de magie et c’est un peu une reproduction, un basculement dans un univers fantastique de quelque chose que j’ai connu réellement. J’ai travaillé dans l’éducatif alternatif, chercher des voies possibles pour des jeunes dont on dit toujours qu’ils sont en échec scolaire ou familial. Je n’ai jamais aimé entendre ça. Pour moi, un enfant ne peut pas être en échec. Que l’école ne sache pas répondre à un moment donné à un besoin précis, qu’une famille soit en difficulté au point de ne pouvoir répondre à ses enfants, c’est la famille ou l’école qui sont en difficulté. Ce sont le plus souvent les structures qui ne sont pas adaptées. Donc, dans cet univers, j’ai aussi eu envie de créer mon école de magie. On en connaît d’autres, on sort d’Harry Potter mais il y en a eu de très belles à mon sens, par exemple dans la légende de Terremer (Earthsea), et j’ai eu envie de faire la mienne pour développer d’autres voies.
C’est vrai que cette école est construite sur un principe intéressant. À Poudlard, les élèves choisissent leur cours mais ils ont quand même une structure tandis qu’à Élatha, chacun choisit ses cours en fonction de ce qu’il veut faire, son rythme...
Cela existe aussi dans l’éducation alternative, les écoles Decroly à Paris par exemple. Dans une même classe Decroly, on peut très bien trouver un élève de 6ème et un autre qui prépare son bac. Il y a une entraide entre les jeunes, ce que l’on appelle le béquillage. Un plus âgé peut très bien prendre en charge une partie de l’éducation d’un autre. Du moment qu’on maîtrise un sujet, on peut en instruire un élève débutant. Ce n’est pas une question d’âge. J’avais envie de reproduire ce schéma dans mon école d’Élatha. Chacun à sa chance d’être à la fois l’élève et le maître. On est toujours un peu les deux, je pense. Les jeunes nous en apprennent énormément, c’est dans l’échange que l’on réalise qu’il n’y en a pas un sur un piédestal, qui serait le professeur par exemple. Ce n’est pas tout à fait vrai. De temps en temps, il faut même parfois se mettre à genoux pour être à la hauteur de l’enfant ou, à l’inverse, s’étirer parce que l’on a l’impression qu’ils sont plus grands que nous. En avançant dans la vie, on se pose parfois des complications là où ils ont des réponses beaucoup plus immédiates.
Dans vos écrits, l’amour que vous vouez aux îles est totalement palpable, tout comme l’importance de la nature. Comment ces îles ont-elles nourri votre imaginaire ?
Sur le terme imaginaire, j’ai un peu de peine à le coller à mes îles. Un peu par provocation, je dis souvent : non, je n’ai rien inventé ! J’ai la chance de vivre sous les Tropiques, Abracadagascar est à peine une invention. Tout le monde a repéré Madagascar derrière, et l’Océan Indien pour l’Océan Infini. C’est vrai que j’avais sous les yeux un univers très riche. L’imaginaire n’intervient qu’après, dans la façon de vouloir le transformer, en y apportant quelques animaux ou créatures qui n’existent pas vraiment.
Comme le Bucentaure…
Oui, mais je ne l’ai pas inventé ! Même si effectivement on a beaucoup de mal à trouver de la documentation sur les Bucentaures. Vous pouvez essayer de chercher sur Internet, vous verrez, on ne trouve pas grand-chose. J’ai trouvé le dessin d’un jeune de 14 ans qui savait parfaitement ce que c’était, mais lors de ces recherches, on nous renvoie plus souvent vers un gros bateau de guerre qui s’appelait Bucentaure. Alors que pourtant, le Bucentaure était cité dans des textes mythologiques grecs en tant qu’animal fabuleux. Donc ce n’est pas vraiment une invention. Ceci dit, je me suis plus amusé à augmenter la taille des Nautiles qui nous entourent, là bas dans nos lagons, ou à inventer des oiseaux comme les Voluptérix que j’ai placés en Avalon.
Justement comment vous est venue cette idée qu’Avalon se déplace ? Pour une fois, Avalon n’est pas sous une latitude nordique !
Tout à fait ! Avalon a une place possible à un moment donné dans une quête qui est à l’origine celle du Graal. Cette quête pour moi est intemporelle. Les hommes du passé comme ceux du présent peuvent toujours être en quête de Graal dans la mesure où cela a une signification pour chacun d’entre nous. C’est vrai que la figer dans un espace qui était le sien, entre la Cornouailles et jusqu'à l’Ecosse, c’est un peu dommage. Avalon doit exister partout où l’on a envie que ça existe.
Ménéas Marphil en tant que personnage est à la fois dans le récit et hors du récit. Dès le début du texte, l’on ressent l’importance de la culture orale, de la transmission. Comment avez-vous réussi à véhiculer cette notion d’oral dans votre travail écrit ? Quelle est la part du conteur chez l’écrivain ?
Je ne sais pas. Entre le début de l’écriture et son terme, l’on passe parfois par des versions un peu différentes. La première version que j’avais écrite était à la première personne. C’était Piphan’, le héros, qui parlait à la première personne. Cela donnait un ton très différent mais il me semblait qu’il y aurait eu des difficultés d’identification pour le lecteur, avec un je qui aurait été un peu trop fort pour le texte. D’où cette idée de distanciation entre le narrateur et le lecteur et je me suis dit : et pourquoi pas Ménéas Marphil ?.
C’est vrai que ces pays de l’Océan Indien où je puisais mes sources d’inspiration sont des pays de tradition orale. Il n’y a quasiment pas d’écrit, que ce soit Malgache, Comorien… On le comprend tout à fait car là bas les civilisations sont assez récentes, toutes neuves. Donc ce que l’on peut trouver ne sont guère que des contes. Un pays comme Madagascar a eu très peu d’écrivains, en revanche il y a des milliers de proverbes ! C’est impressionnant comme leur culture a développé toute une sagesse dans laquelle il y a toujours un fond d’histoire mythologique. C’est un fond inventé car, historiquement, l’on pense qu’il n’y a pas eu d’apparition humaine sur Madagascar avant le 6ème 7ème siècle. Et encore, certains historiens disent qu’au 14ème siècle il n’y avait encore que des animaux. C’est fort probable, car on ne voit pas de signes de civilisation ancienne, ce qui est normal dans un pays qui ne construit pas en dur mais avec des matériaux locaux qui ont une durée de vie très limitée.
Et puisque l’on ne fait pas parler le héros, puisque c’est un conteur qui a pris la parole, et qu’au fond ce conteur c’est moi, j’ai eu envie de rentrer un peu dans l’histoire par ce biais là. Comme vous avez pu le remarquer, c’est un peu au début, puis je clôture chaque tome, mais j’interviens très peu à l’intérieur de l’histoire. Le rôle de Ménéas en tant que conteur et à la fois en tant que personnage dans l’histoire sera un peu plus prégnant dans le quatrième et dernier tome. Cette mise en abîme permettait une histoire à l’intérieur de l’histoire, et ça me permettait justement d’amorcer une suite.
Abracadagascar joue énormément sur l’intertextualité et les références, que ce soit mythologique ou classique. Comment avez-vous choisi vos références et qu’est ce qui vous a donné envie de vous nourrir de toutes ces mythologies pour créer votre propre univers ?
Je pense qu’on les porte déjà en soi. À un certain âge, on réalise que l’on a avalé x livres, x films, x pièces de théâtre et cela nous a nourri. Moi je suis particulièrement sensible à l’image, que ce soit la peinture, la photo, les montages. C’était vraiment un choix. Quand je faisais de l’image, je faisais des photomontages. Là, j’avais envie d’essayer de reproduire la chose avec des mots. Les références sont souvent mythologiques, pour le moment c’est plutôt gréco-latin. En avançant dans l’histoire, on va remonter à une mythologie un peu plus ancienne qui est la mythologie sumérienne. J’ai aussi envie d’aller encore plus loin et de remonter à ce qu’il y avait avant Sumer !
En ce qui concerne l’intertextualité, il y a beaucoup de lecteurs qui ont apprécié de retrouver un Harry Potter, dans le livre, à travers une école de magie. D’autres ont dit : c’est déjà fait, c’est du plagiat, bon alors je dis à ceux là : mais alors vous avez raté le clin d’œil à Matrix ou à Star Wars, parce que ceux-là et bien d’autres sont dedans aussi.
J’en suis d’ailleurs venue à me demander si pour certains lecteurs ce n’était pas un peu trop tôt pour faire des références à Harry Potter. Comme le premier livre n’a que dix ans, peut être est-ce cela qui dérange les lecteurs ?
Oui ! Et encore, on sait quel type de lecteur cela va gêner. Au contraire les enfants sont contents, car ils retrouvent quelque chose qui leur est familier. En réalité, j’avais l’intention à un moment d’aller un peu plus loin. Dans la première version, ça c’est un scoop, Harry Potter était temporairement un élève d’Élatha. Comme la situation à Poudlard était terrible, à un moment j’avais imaginé que l’on puisse l’inviter pour le mettre à l’abri dans une autre école de magie. L’idée m’était venue au moment du tome 4 (La coupe de feu), lors des rencontres inter écoles. L’idée c’était de dire que l’on pouvait récupérer un personnage. C’est quelque chose que l’on fait au cinéma, avec La Ligue des Gentlemen extraordinaires par exemple. Là on accepte qu’il y ait un regroupement. En littérature c’est un peu plus difficile, cela ne se gère pas de la même manière. Après je ne l’ai pas fait pour une raison d’écriture, c’est très difficile d’inviter le héros de quelqu’un d’autre parce que vous allez vous retrouver avec deux héros. On ne peut pas se permettre de ne pas conserver son rôle principal, Harry Potter reste Harry Potter, on ne peut le diminuer, mais on ne peut pas non plus affaiblir son propre héros.
Donc oui il y a cette envie d’intertextualité. La référence à Harry Potter est très visible car l’on baigne encore dedans, mais quand on réfléchit à la lutte de l’Ombre contre la Lumière c’est davantage Star Wars. Darth Vador est toujours un peu derrière l’ombre du méchant. Les Dahals d’Abracadagascar utilisent des ordinateurs branchés sur une matrice… Je me suis aussi grandement nourri de bandes dessinées. Mais quand on me dit Ah c’est dommage, pour aller chez les marchands de la Guilde, ils traversent un tapis, c’est comme dans Harry Potter. Ce qui est dommage c’est que quand j’ai écrit ça, je pensais plutôt au miroir d’Alice au Pays des Merveilles.
L’intertextualité est partout. Après ce qui fait la différence, c’est la personnalité du héros et des personnages principaux car je ne veux pas que mon héros soit totalement prégnant dans l’histoire. On sait très bien à la fin du tome 1 qu’il n’est pas seul, ce sont des jumeaux et cela va prendre une part de plus en plus importante dans l’histoire.
Abracadagascar et le Sceau de Cyané invitent le lecteur à la curiosité. Outre les références mythologiques et littéraires, il y a énormément de bons mots et d’informations sur la culture Malgache. C’est très riche et cela va à l’encontre de l’image parfois simpliste que certains ont de la littérature jeunesse. J’aimerai savoir comment vous envisagez cette appellation jeunesse ? Est-ce que vous considérez que cela implique quelque chose de particulier ?
C’est vrai que j’ai failli partir avec cette idée que, si on écrit pour des jeunes, cela amène un style en particulier. Puis je me suis rendu compte à l’écriture que l’on ne peut pas vraiment faire comme ça. Je me souviens de Michel Tournier qui a d’abord écrit Les Limbes du Pacifique. J’ai découvert ce livre quand j’avais 14 ans et je n’ai pas eu du tout l’impression qu’il l’avait écrit pour des adultes et je me suis régalé. Et peu de temps après, le livre a été réécrit, sous une autre forme appelée Vendredi ou la vie sauvage, destinée aux plus jeunes. Il se trouve que cela n’a pas eu le même succès que Les Limbes du Pacifique que les jeunes étaient tout à fait à même de lire.
Tout à l’heure, j’ai été surpris, car on a eu au stand un jeune qui venait chercher son tome 2. Il avait 10 ans. Je n’aurai pas non plus cru qu’on puisse lire Abracadagascar aussi jeune.
Je ne crois pas que l’on puisse écrire pour un public précis sans déborder de la tranche d’âge. Le Diable Vauvert l’a parfaitement compris puisqu’il était prévu d’écrire Diable Vauvert Jeunesse sur les livres mais on ne l’a pas fait. C’est le Diable Vauvert qui publie, même si c’est un secteur jeunesse, et il était inutile de noter jeunesse car des adultes se seraient peut être coupés de la lecture à cause d’un mot comme ça, en disant ce n’est pas pour moi. C’est dommage parce que l’on ne devrait pas vieillir, il n’y a pas d’âge pour être jeune. On peut malheureusement rencontrer des vieillards de quinze ans ! C’est dommage pour l’humanité mais c’est comme ça. Je n’ai pas fait un choix d’écrire pour une certaine tranche d’âge et je pense que le tome deux et le tome trois sont vraiment tout public. Si on devait mettre un âge, on pasticherait Tintin et on dirait que c’est de 12 à 92 ans ! Comme les gens vivent très vieux aujourd’hui, on peut le dire !
Je trouve intéressant cette question car au XIXème siècle, il n’y avait pas de distinction entre la littérature jeunesse et la littérature adulte. Les livres que lisaient les plus jeunes demandaient beaucoup de vocabulaire et maintenant l’on découvre cette démarche inverse qui vise à simplifier les textes destinés à la jeunesse et je ne suis pas sûre que cela soit une bonne idée…
Non, ça ne leur rend pas service. Je me suis posé la question au début, avec des mots comme archétype. À 12 ans, je n’avais aucune idée de ce que pouvait être un archétype, mais dans ces cas là, il y a deux solutions. Il y a le lecteur un peu curieux qui va se jeter sur un dictionnaire et puis il y a celui qui va remettre cela à plus tard. Soit parce que l’on peut comprendre le mot grâce au contexte soit parce que l’on peut glisser dessus et s’en faire quand même une idée, car justement cette idée fonctionne dans notre propre imaginaire. Peu importe ce que le lecteur reconstruit pour lui-même. Il créé aussi son univers à partir de ça et je crois que c’est pour ça que l’on n’a pas à en avoir trop le souci. Il y a aussi chez moi beaucoup de mots inventés mais aucun qui amène à une incompréhension totale.
Je pense pour ma part que la richesse du vocabulaire invite à la curiosité. Tout comme votre site où l’on trouve un lexique et toutes sortes d’informations complémentaires qui permettent au lecteur de continuer son immersion dans le monde d’Abracadagascar.
C’est quelque chose que nous allons continuer à développer. Je n’aime pas trop le site tel qu’il est fait, c’est moi qui l’avais fait, mais on a à présent un jeune webmaster qui est en train de nous le relooker complètement. Il va donc devenir un peu plus intéressant et l’idée est de continuer à développer cet univers. Cela me permet de dire de quelles sources réelles je suis parti. C’est toujours intéressant de découvrir les sources. J’espère que le site va continuer à grandir !
Pour clore cette interview, y-a-t-il quelque chose en particulier que vous aimeriez partager avec vos lecteurs ? Quel sera votre mot de la fin ?
Je ne sais pas m’adresser aux lecteurs qui n’auraient pas encore découvert l’histoire ou l’univers d’Abracadagascar, mais je vois que ceux qui ont commencé à entrer dans cette saga nous offrent un retour très joyeux et positif ! On me parle beaucoup plus d’univers lumineux et de choses comme ça et je me dis que ce qui est intéressant, c’est qu’ils ont saisi l’essentiel de ce que je voulais mettre dedans : cette chaîne d’amitié d’un individu à un autre et que j’appelle la guirlande éternelle des êtres de lumière.
Je tiens à remercier tous les gens qui se retrouvent dans cette histoire parce que cela permet de se rendre compte que l’on est jamais seul au monde, que l’on tient le bon bout pour toujours aller plus loin et que, même à notre manière, et même si l’on n’est toujours qu’un grain de sable sur une plage, on peut transformer ce monde. Ce que j’ai envie de dire à chaque lecteur c’est : ne laisse jamais personne te dire que tu ne peux pas changer le monde. Le seul fait que tu sois né l’a déjà changé ! Donc je voudrai saluer tous ces gens qui participent à cette histoire, les remercier d’exister parce que ce sont forcément, quelque part, des frères et des sœurs de pensée.

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