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Nosferatu

Titre VO: Shûmatsu no Nosferatu (Ce Cycle est En Cours)

Traduction : Gerriet Julie
Auteur/Autrice : Shinijiro
Nosferatu

Nosferatu - 1

Les nosferatus, derrière leurs visages humains, font perdre la raison à toutes les créatures qui les approchent. Laura, découvre un village infecté et ne survit que grâce à l’intervention d’Arnold, un homme d’église chargé de purger les populations concernées. Bientôt elle découvre l’atroce vérité : Arnold est un nosferatu qui peut massacrer librement des cités entières. Elle doit trouver un moyen de l’arrêter.


Critique

Par Benedick, le 20/10/2020

Rien n’est unique, tout est singulier.
Nosferatu est un remarquable manga complet en 4 tomes, pourtant assimilable à une énième déclinaison de fantasy médiévale d’inspiration européenne domestiquée par un artiste nippon. Voyons ce qui permet d’éclairer ce catalogage.
Déjà, nous avons affaire à un récit de fantasy héroïque, centré sur une protagoniste charismatique et entrainante : Laura. Contrainte par sa nature de Nosferatu, un détournement intéressant du concept du vampire assoiffé de sang, mais déterminée à résoudre ses problèmes, la jeune femme nous attire dans sa quête. Cet attrait se révèle dès les révélations partielles du premier chapitre, qui suscite l’intérêt envers l’héroïne et son environnement.
Le monde de Nosferatu est calqué sur la période médiévale de l’Europe du Nord. Et, bien sûr, il est altéré par l’imaginaire de la culture populaire Japonaise. Par conséquent, il est sombre et violent. La société est dominée par la survie des plus adaptés et elle est manipulée par une institution religieuse qui n’hésite pas à faire appel à des mécréants et des puissances démoniques pour arriver à ses fins. A comparaison artistique brutale, nous avons affaire à une œuvre qui chasse sur les terres de Berserk, voir de Übel Blatt ou de Claymore. Et non pas une œuvre teintée d’inspiration vidéo-ludique, généralement destinée à un public adolescent. Cependant, Nosferatu n’est pas aussi radical et crépusculaire que les arcs majeurs de Berserk. Même s’il y a une certaine démonstration de cynisme et de cruauté de la part de divers antagonistes, l’état d’esprit pragmatique mais altruiste de Laura va dominer l’atmosphère du récit. Ce qui atténue fortement le risque d’être détourné du plaisir de lecture pour cause de malaise.
Bien qu’ayant un esthétisme “manga” logiquement assez prononcé, Nosferatu n’emploie pas la surenchère d’exploitation (en gros, le Fanservice,) d’un Ubel Blatt ou d’un Goblin Slayer. Le talent graphique du mangaka lui permet de se faire plaisir dans les designs des armes et des personnages, notamment Laura, tout en collant au mieux à une ambiance de moyen âge européen. Les scènes d’action sont percutantes, viscérales et définitive. Elles s’accordent bien à l’ambiance de combat de survie émanent du monde de Nosferatu.
Suffisamment rythmé, la quête de notre héroïne va l’amener rapidement à composer avec son Arch Némésis et les factions opportunistes en présence, chacune voulant l’exploitée à leur compte. Classique mais toujours plaisant en fonction de l’exécution. En attendant de voir si l’avenir confirme ces bonnes impressions, il est appréciable d’avoir à nouveau une solide proposition de manga fantasy héroïque à côté de cycle plus épique, mais aussi plus interminable.

7.5/10

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