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Fate/Zero

Titre VO: Fate/Zero (Ce Cycle est En Cours)

Auteur : Gen Urobuchi
Auteur : Shinjiro
Fate/Zero

Fate/Zero 1

Il y a de cela deux cents ans, trois familles ont décidé d’unir leurs pouvoirs pour atteindre l’ « autre côté du monde ». Les Einzbern, Les Makiri et les Tôsaka. Ils unissent leurs forces et leurs connaissances secrètes pour recréer le Saint Graal et fabriquer le « Récipient ultime ».
Cependant ce calice ne peut réaliser le vœu que d’un seul être humain. La collaboration entre les magiciens se transforme alors en conflit violent et sanglant.
Après trois défaites consécutives dans sa conquête du Saint Graal, la famille Einzbern est bien décidée à vaincre cette ultime bataille. Elle engage le redoutable Emiya Kiritsugu, plus connu sous le nom de Tueur de Mages, et lui confie une relique qui lui permettra  d’invoquer le plus puissant des Servants parmi les Esprits héroïques : Saber.

Fate/Zero

Fate/Zero 2

La Guerre du Saint Graal… Une bataille royale ultime opposant sept magiciens au rang de Maîtres, avec à leurs côtés l’Esprit héroïque d’un combattant légendaire invoqué sous la forme de Servant, dont le seul but est de s’accaparer du Saint Graal qui réalisera n’importe lequel de leur vœu…

Le combat entre Saber et Lancer fait rage, lorsque Rider décide de rentrer lui aussi dans la bataille…

Fate/Zero

Fate/Zero 3

La violente confrontation ayant éclaté dans le quartier des entrepôts à Fuyuki se termine enfin pour Saber prise entre les coups de Lancer, forcé par son Maître à l’achever, et de Berserker, servant fou au comportement imprévisible. 
Apparaît alors Caster, le dernier servant dont la frénésie complique encore un peu plus la tournure de cette quatrième Guerre sainte… 

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Fate/Zero 4

Après la confrontation du quartier des entrepôts, Kiritsugu accompagné de Maiya tente de se débarrasser du Maître de Lancer Kayneth en détruisant l’hôtel dans lequel il se cache, mais c’est sans compter sur l’intervention de leur pire ennemi, Kirei Kotomine…
Pendant ce temps, la folie meurtrière de Caster menace le bon déroulement des confrontations, obligeant Risei Kotomine, le médiateur de cette quatrième guerre sainte, à changer brusquement les règles…

Fate/Zero

Fate/Zero 5

Saber, secondée par Lancer venu lui prêter main-forte, poursuit son combat sans merci contre Caster, mais ce dernier continue d’invoquer ses monstres et ne laisse aucun répit aux deux chevaliers.
Pendant ce temps, la confrontation entre Kiritsugu et Kayneth fait rage au château des Einzbern. Kayneth utilise son Code mystique, Volumen Hydragyrum, pour le terrasser, mais Kiritsugu reste confiant face à son adversaire qui semble le sous-estimer totalement… 
C’est alors que Kirei Kotomine fait brusquement son apparition dans la forêt…  Cinquième volume teinté de désespoir et tâché de sang frais !!

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Fate/Zero 6

La confrontation entre Kiritsugu et Kayneth laisse derrière elle le château des Einzber en ruines… C’est à ce moment que Rider vient à la rencontre de Saber, coupe d’alcool en main, pour disserter avec elle et Archer de leur façon d’appréhender leur rang de Roi. C’est une discussion à bâtons rompus qui débute alors entre le Roi des Conquérants, le Roi des Chevaliers et le Roi des Héros ! Mais l’heure est aussi aux combats, et Rider dévoile enfin à tous son ultime Noble Phantasme qui semble renverser de façon radicale les rapports de force entre tous les servants…

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Fate/Zero 7

Entre les servants ne désirant que concrétiser leurs idéaux, ceux ne vivant que pour satisfaire leurs désirs les plus vils et ceux n’ayant pour but que de trouver un sens à leur existence, la guerre sainte fait rage au sein de la ville de Fuyuki.
Après la disparition d’Assassin, chaque servant se prépare à la suite des combats, mais Caster décide de procéder à l’invocation d’une créature surpuissante après la destruction de son refuge par Rider…


Critique

Par Aya Sakuraba, le 13/02/2014

La licence Fate est née du studio japonais Type-Moon, connu plus particulièrement pour ses visual novel (un mélange entre roman et jeux vidéo). Le studio s’est déjà distingué en France avec Shingetsutan Tsukihime, dont l’adaptation en manga est publiée aux éditions Ki-Oon, et The Garden of Sinners, une série de sept films publiés par Kaze. Mais c’est surtout l’arrivée de Fate/Stay Night, probablement la production la plus reconnue de Type-Moon, en manga chez Pika en 2009, puis en anime chez Kaze en 2010, qui a largement contribué à la renommée du studio en France. Bien qu’il existe un nombre impressionnant d’œuvres sur la licence Fate (Apocrypha, Ataraxia, Extra, Extra CCC, colosseum …),  c’est l’adaptation du light novel Fate/Zero en série animée (licenciée par Kaze), en 2011, qui a relancé l’énorme intérêt pour son univers. Et c’est donc sa version manga, qui lui est antérieure au Japon (parue dès 2010), qui vient d’être publiée par Ototo.
Pour présenter rapidement l’univers de Fate, des magiciens (Masters), aidés de réincarnations de personnages héroïques (Servants), vont se livrer à un battle royal. Le dernier participant survivant aura alors accès au Saint Graal, qui pourra exaucer  un de ses vœux, ainsi que celui de son Servant. Régulièrement, cette guerre du Graal a lieu à nouveau.
Les amateurs de Fate/Stay Night ne seront pas perdus avec ce nouveau titre. En effet, Fate/Zero est une préquelle, nous éclairant sur les faits s’étant déroulés lors de la précédente guerre du Graal. Il est régulièrement fait mention de cette guerre dans Fate/Stay Night, notamment au travers de certains personnages et de leur relation. Il est donc très appréciable d’avoir cette vision éclairante, et une histoire très bien construite sur ce qui s’est réellement déroulé 10 ans auparavant. En parlant de scénario, Type-Moon a laissé les clefs à Gen Urobuchi, du célèbre studio Nitroplus, qui est notamment à l’origine des scénarios de Phantom : Requiem for a Phantom, Saya no Uta, ou de l’excellent Psycho-Pass. Il n’y a donc pas trop de craintes à se faire de ce côté-là, l’histoire tient très bien la route : elle est haletante, pleine de rebondissements, et se laisse dévorer avec stupeur et émerveillement. Il est intéressant de noter que là où les protagonistes de Fate/Stay Night étaient des adolescents, ceux de Fate/Zero sont des adultes, ce qui donne immédiatement un ton plus mûr et réfléchi, plus noir également, au récit. Le public visé est donc adulte ; le lecteur est ainsi plongé immédiatement dans une intrigue complexe où les machinations des protagonistes lui donne l’impression de suivre une partie d’échecs sont instantanées. De même, ne vous attendez pas du tout à un rip-off de FSN, le ton est donné très rapidement : oubliez toute histoire d’amour entre les Masters, l’un d’eux sera même d’emblée éliminé de la partie. Quant à la Saber chérie par Shirô Emiya, elle aura le droit à un silence immuable de la part de Kiritsugu. Il est également très intéressant de voir que les Servants ont une personnalité très développée dans cette histoire. Ainsi on verra plus souvent Saber que Kiritsugu, et ses discussions avec sa confidente Irisviel permettent de mieux cerner le personnage. De même, Rider et ses réflexions sur le monde sont particulièrement intéressante, et c’est clairement lui qui porte la culotte dans le couple Servant-Master.
Au dessin, Shinjirô, par ailleurs auteur de Taboo Tatoo (aux éditions Doki Doki), nous livre un très beau premier volume, plein de détails, d’ombrages très réussis. Les personnages sont également très expressifs, ce qui contribue pour beaucoup à l’immersion dans l’histoire. On aura ainsi le droit à de magnifiques plans, notamment lorsque Saber s’entraîne dans la forêt enneigée au début du tome.
Que dire de plus, si ce n’est qu’Ototo nous livre ce premier tome dans une superbe couverture en relief, mi-brillante mi-mate, une belle initiative très appréciable. Pour conclure, tous les amateurs de Fate/Stay Night ne devraient avoir aucun problème à se retrouver dans cette nouvelle série, qui leur apportera de nouvelles clefs et une nouvelle approche de la guerre du Graal. Mais Fate/Zero ne se limite pas qu’à eux, aussi est-il tout à fait possible de venir découvrir l’univers de Fate au travers de cette œuvre, qui peut s’apprécier de manière totalement indépendante.
S’il avait pu subsister quelques doutes quant à l’appartenance de la série au genre seinen (destiné aux adultes), ce troisième volume les balaie définitivement. Nous laissons de côté l’action du volume précédent pour nous intéresser de plus près à l’histoire de certains personnages, dont notamment le tout dernier couple maître/servant faisant son apparition : Caster et Ryûnosuke. Caster n’étant autre que Gilles de Rais, célèbre compagnon de Jeanne d’Arc, accusé et jugé pour le meurtre de nombreux enfants, et ayant été assimilé à Barbe Bleue dans la culture populaire. On pouvait se douter que son apport dans l’histoire ne serait pas anodin. En effet, le binôme de tueurs en série s’avère particulièrement sanglant et morbide, le tout assez bien détaillé et bénéficiant même d’illustrations en double pages. Soyez donc prévenus si vous comptez lire pendant le repas, voici un volume comparable à certains Berserk. Pour clôturer en beauté, l’auteur nous présente l’histoire de la famille Matô, et du maître de Berserker qui la représente, histoire assez glauque également. En bref, un tome très sombre, mais particulièrement intéressant car il nous présente des personnages qui jusqu’alors étaient restés en toile de fond, ainsi que leurs motivations et leurs attentes pour cette guerre du Graal.

De retour à l’histoire, après le petit intermède auprès de Caster du volume 3. Ce volume 4 relativement royaliste, nous ramène donc auprès de Gilgamesh, qui tente de corrompre Kirei, avec un certain succès. Sans oublier Iskandar, qui se fait aux joies des boutiques en ligne, au grand dam de Velvet, ainsi que Saber, dont la relation conflictuelle avec Tokiomi ne va pas en s’améliorant.

 Ce tome voit l’histoire démarrer pour de bon. On sent que la guerre du Graal a passé un point de non-retour, grâce aux agissements de Caster et de son maître. Ainsi, il n’est plus question de tâtonnements, de coups de sondes pour récupérer des informations sur les autres Masters. Le prêtre met la tête de Caster à un prix alléchant. Si le combat ne fait que débuter à la fin du volume, et promet d’être relativement long, au vu de la puissance de Caster, il est agréable de se voir avancer, avec la promesse de l’élimination d’un des concurrents. Autre point d’importance, l’entrevue entre Archer et Kirei, où l’on voit le potentiel d’évolution de ce dernier. En résumé, un volume intéressant, qui fait progresser le scénario, et sème des graines qui ne demandent qu’à pousser, le tout parfaitement desservi par le trait et la mise en scène de Shinjirô.

 

8.0/10

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