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Ténèbres

(Ce Cycle est En Cours)

Auteur : Christophe Bec
Dessinateur : Iko
Ténèbres

Ioen

Je pense à nos ancêtres, Tifenn. Ton trisaïeul a vu de la neige sur ces montagnes. Il a connu un temps où les hommes vivaient en paix. Il régnait sur des terres prospères. C’était avant l’apparition de ces maudites Créatures. En ces temps-la, nul besoin était de se terrer comme des chiens derrière de hauts murs. Tout autour de ces remparts, il y avait des champs de mais et de blés à perte de vue. Aujourd’hui tout n’est plus que feux et ténèbres.

Ténèbres

Tifenn

Un seul viendra par siècle, dans une armure de glace, tenant dans ses mains vengeresses notre salut. Ainsi parle la prophétie. Le premier s’est engouffré dans la grande faille pour combattre les Créatures et n’est jamais reparu… Les Créatures disparurent alors durant une génération et l’on crut qu’il les avait vaincues. Puis elles réapparurent semant la terreur… Un monde effrayant, perpétuel brasier où serpentent d’immenses fleuves de lave et où se déchaînent des milliers de volcans. Où règnent la nuit absolue, les ténèbres éternelles.

Ténèbres

Citadelle

Les origines de Ioen nous sont enfin dévoilées. Sauvé in extremis par ses parents de la destruction de leur vaisseau spatial, alors qu’il n’était qu’un bébé, il fut recueilli par Enora et Killian.
Devenu un homme, il doit à présent affronter le feu des Créatures et restaurer la paix en ces terres de chaos… Sera-t-il l’élu dont parle la légende ?

Ténèbres

Le Roi Ti-Harnog

“Un seul viendra par siècle, dans une armure de glace, tenant dans ses mains vengeresses notre salut.” Ainsi parle la prophétie.
Les origines d’Ioen nous sont enfin dévoilées : sauvé in extremis par ses parents de la destruction de leur vaisseau spatial, alors qu’il n’était qu’un bébé, il fut recueilli par Enora et Killian.
Devenu un homme, il doit à présent affronter le feu des Créatures et restaurer la paix en ces terres de chaos…
Sera-t-il l’élu dont parle la légende ?


Critique

Par John Doe, le 15/05/2012

Ténèbres est l’œuvre du duo Christophe Bec (scénario) et Iko (dessins). Si ce dernier ne vous est peut-être pas familier, Christophe Bec a par contre déjà un bon nombre de séries derrière lui. Avec Ténèbres, le scénariste de Pandémonium et Sanctuaire se lance dans l’heroïc-fantasy.
La trame générale de l’histoire n’est pas particulièrement originale : un royaume sous la menace de dragons qui massacrent allégrement la population, des armées impuissantes à venir à bout de ces créatures, une vieille sorcière qui prédit l’arrivée d’un Élu…
Si on y ajoute la jolie princesse qui va sans nul doute être un des enjeux du récit, on a là une sorte de concentré des archétypes (ou des clichés, c’est selon) de la fantasy.
Mais il serait réducteur d’arrêter là, car la BD possède tout de même quelques beaux atouts, notamment le dessin d’Iko. Spectaculaire, ce dernier nous gratifie de superbes doubles planches, comme la traversée du lac dans le 1er tome, Ioen.
Ioen, parlons-en, justement. Encore enfant au début du cycle, ses origines mystérieuses le distinguent dès le départ de ses compagnons. Qui est-il vraiment ? Nul doute que la suite nous le dira… Le scénario de Bec, pour classique qu’il soit, est bien maîtrisé : fluide, il va à l’essentiel, sans fioritures ou détours inutiles.
Dans le tome 2, Tifenn, Ioen est désormais adulte. Il est capable de prouesses hors-norme, mais il a gardé au fond de son cœur une haine des dragons, qui va le pousser à se rendre à la citadelle du roi Kirgräd…
Après un premier tome réussi, Tifenn dénote une petite baisse de régime et apparaît comme un tome de transition, surtout marquant par la présence du chevalier Arzamas, qui prétend connaître le moyen de vaincre les dragons. On peut sans doute parier sur une confrontation entre ce dernier et Ioen pour la suite. Le dessin d’Iko ne connaît aucune baisse de régime, et demeure pour le moment l’atout principal de la série.
Le troisième tome, Citadelle, débute par un flash-back aux (bonnes) senteurs de science-fantasy,  nous offrant même une scène de naissance d’un dragon qui évoquera irrésistiblement aux amateurs un certain film de science-fiction… Le scénario suit son cours, sans originalité particulière mais avec efficacité. Notons quand même que la (très belle) princesse Tifenn paraît avoir son propre agenda, échappant ainsi au rôle de “repos du guerrier” qui lui paraissait promis.
L’ambiance se fait désespérée, magnifiée, si l’on peut dire, par les dessins d’Iko, fourmillants de détails. Les dernières planches du tome sont à l’image de la couverture : une claque visuelle !
Le Roi Ti-Harnog débute par un flash-back mettant en scène la mère de Tifenn. Il nous révèle quelques secrets d’un passé pas si lointain, avant de revenir au présent et à l’exode du peuple de Kirgräd vers la forteresse de Ti-Harnog. Ce périple couvre la première partie du tome et en constitue la partie la plus spectaculaire. Bec n’oublie aucun des incontournables du genre, appuyé par les dessins d’Iko, très spectaculaires (cf. le combat des pages 25 à 27), dont le point culminant est peut-être l’arrivée à Ti-Harnog, qui risque d’impressionner le lecteur autant que la princesse Tifenn ! Une princesse qui s’affirme et qui se montre capable de mener son peuple vers des contrées plus sûres. Christophe Bec profite du périple de ses personnages pour complexifier la relation Ioen / Arzamas, tantôt rivaux, tantôt alliés.
Le dernier quart du tome prend quant à lui le temps de poser les derniers enjeux de la série, qui trouvera sa conclusion dans le prochain tome.

7.0/10

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