Vous êtes ici : Page d'accueil > Fantasy > Romans Fantasy > Victoria, reine et tueuse de démons


Victoria, reine et tueuse de démons

Titre VO: Queen Victoria : Demon Hunter

ISBN : 978-236270019-4
Catégorie : Aucune
Auteur : A.E Moorat (Proposer une Biographie)

LONDRES, 1838.
La reine Victoria est couronnée. Elle se voit confier l’orbe, le sceptre et tout un arsenal d’armes terrifiantes. En effet, même si la Grande-Bretagne est en passe de devenir l’empire le plus puissant de tous les temps, il lui reste un petit problème à régler au préalable, celui des démons. Mais au lieu de rêver de chasse aux démons, c’est le prince Albert qui occupe toutes ses pensées. Comment peut-elle consacrer sa vie à la protection de son pays alors que son cœur appartient à un autre ?

Critique

Par Gillossen, le 10/04/2011

Depuis quelques années, les figures historiques (ou les personnages de fiction n’ayant rien à voir avec la fantasy ou le fantastique) se font sacrément malmenées, généralement par des créatures maléfiques venues de tous les horizons.
Alors, pourquoi pas la reine Victoria, et pourquoi pas des démons, pour changer un peu ? Cela dit, des démons pur jus, le lecteur n’en croisera pas tant que cela, puisqu’il sera justement surtout question du bestiaire évoqué un peu plus haut. Tout y passe ou presque.
Construit comme un roman historique à tendance fantasy et pas uniquement comme une alternance de séquences sans queue ni tête, on sent bien que l’auteur essaie de faire quelque chose de son point de départ. Car c’est bien le principal problème de ce genre de romans : le soupçon de curiosité qu’ils peuvent éventuellement provoquer repose généralement uniquement à leur pitch, voire à leur titre. Et c’est précisément encore le cas ici, quand bien même donc l’auteur essaie-t-il de sortir de son carcan.
Mais Moorat a beau faire, son intrigue principale est bien trop ténue, l’histoire proprement dite manque de souffle, et ses personnages sont diablement falots. A commencer par la souveraine qui prête son nom au roman, même si l’on peut imaginer qu’il était de toute manière difficile d’arriver à la hauteur de la figure historique en question. Mais, pour un peu, il aurait pu s’agir de n’importe qui !
Alors, certes, la lecture du roman n’est pas désagréable et on se surprend même à sourire de temps en temps, que ce soit à grâce à quelques piques de la part de l’auteur ou en reconnaissant un clin d’oeil, souvent cinématographique.
Mais, en dehors des éléments déjà évoqués, Moorat nous inflige malheureusement aussi d’une plume sans saveur. Son style plat et haché n’est de toute évidence pas toujours très naturel, à moins que la traduction soit en cause ici. Cela dit, il faut bien admettre que l’on imagine guère que la version originale soit particulièrement soignée de ce point de vue.
Bref, un roman qui suit bêtement la tendance du moment, sans rien apporter de réellement neuf, au contraire. Et pourtant, il y avait sans doute de quoi faire avec de telles bases, ne serait-ce qu’en dynamisant certains points de l’intrigue ou en modifiant les interactions entre personnages…
A lire seulement si vous cherchez un peu de distraction sans le grain de folie que l’on aurait pu imaginer rencontrer.

4.0/10

Discuter de Victoria, reine et tueuse de démons sur le forum.



Dernières critiques

Derniers articles

Plus

Dernières interviews

Plus

Le héros de la semaine

Retrouvez-nous aussi sur :