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Sandremonde

ISBN : 978-233013093-0
Catégorie : Aucune
Auteur : Deparis, Jean-Luc

Avec sa peau sombre et ses cheveux de neige, Elyz-Ana ressemble aux Shaël-Faars, ces êtres de légende qu’on dit capables de résister au pouvoir d’Isidis, la Déesse céleste qui règne sur Sandremonde. 
Lorsqu’elle a vent de cette étrange enfant, l’Eglise tente de la capturer. Traquée, Elyz-Ana trouve refuge au sein de la Guilde des sicaires d’Atabeg et grandit dans la faille qui perce cette cité. Elle y rencontre un mystérieux cavalier noir qui lui raconte l’histoire des Saudahyds, son peuple qui vivait au nord des Monts de Sombodor avant d’être exterminé par les Anges d’Isidis il y a mille ans. 
Elyz-Ana comprend qu’elle est une Saudahyd. Mais elle ne sait pas encore qu’elle est l’enfant-destin, chargée de ramener son peuple du monde des morts.

Critique

Par Goldberry, le 14/02/2020

Actes Sud est un éditeur prestigieux et sa collection Exofictions, lancée depuis huit ans maintenant, a déjà accueilli un joli lot de perles. Essentiellement tournée vers la SF, Exofictions comporte quelques titres de fantasy, explorant en général les frontières du genre. Il faut parfois friser le grand écart pour les inclure, mais ces textes ont tout à fait leur place sur Elbakin.net.
C’est aussi une collection très tournée sur les traductions. D’où la surprise de voir arriver un roman de fantasy tout ce qu’il y a de plus épique… qui plus est signé par un auteur français, dont il s’agit du premier roman. 
Après lecture, on peut se demander s’il s’agissait d’une bonne idée, car Sandremonde ressemble à un roman comme on en voit plus beaucoup, mais pas dans le bon sens du terme. C’est à dire qu’il n’est pas question de faire vibrer la corde nostalgique des amatrices et amateurs de fantasy épique, malgré les apparences (c’était notre impression en se contentant du titre, du résumé ou du prénom de l’héroïne). Passé un point de départ encourageant - on pense à la place de la religion ou à la magie et on va dire sur une petite centaine de pages au plus, sur 600 - Le roman de Jean-Luc Deparis s’enferre tête la première dans les défauts du genre les plus pénibles. Il est long, beaucoup trop long pour ce qu’il a à raconter, et son propos, qui se veut profond, est constellé de digressions dont on sent bien qu’elles sont là pour servir de “citations du jour”, sauf que ses passages se révèlent au mieux maladroits, et en tout cas, pas franchement inspirés. 
Les personnages ne parviennent pas malheureusement à rattraper le coup, puisque leurs comportement manquent de naturel. A l’image d’un univers certes travaillé, ils ont l’air d’évoluer sur une scène de théâtre, comme s’ils guettaient d’un coup d’œil les consignes de leur metteur en scène, ce qui donne vite l’impression que cette troupe réagit à contre-temps, dans le décalage. On a mentionné l’univers et celui-ci est bel et bien travaillé, c’est certain. Sans doute trop, car l’auteur se laisse ensuite emporté dans un récit de quête initiatique sans chemin de traverse, ni second niveau de lecture, ou autre. Non, c’est seulement une quête, et c’est tout. Mais elle n’apporte elle non plus ni nouveauté, ni décalage, ni réel moment d’émotion. C’est donc un roman qui se prend très au sérieux, presque austère, alors qu’il raconte une histoire somme toute très banale et surtout trop plate.
C’est dommage, car la conception de l’univers n’a pas dû s’élaborer en quelques heures, et on le sent bien à la lecture, mais un cadre ne fait pas tout. Dans le cas de Sandremonde, difficile de ne pas refermer le livre avec un réel sentiment de déception. Mais, même en mettant de côté des attentes peut-être trop élevées “à cause” d’Actes Sud, ce roman m’a paru au mieux passable. 

4.5/10

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