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Peine-Ombre

ISBN : 979-103240432-4
Catégorie : Jeunesse
Auteur/Autrice : Ariel Holzl (Proposer une Biographie)

 

Et si une Éclipse faisait basculer le monde dans les ténèbres ?
Tous les trente ans, les ténèbres infectent les terres d’Astravia, empoisonnent les vivants et les transforment en monstres. Mais elles accordent aussi aux nouveau-nés des pouvoirs quasi-divins. On les appelle les Éclipsiens et Livianne Palumbre est de ceux-là. Elle sait écouter les ombres depuis toujours et s’occupe de défendre les baronnies locales. Un jour, lors d’une banale chasse aux miasmes, l’Éclipse s’abat sur Astravia avec une décennie d’avance. Cette fois, l’obscurité submerge le monde durant trois minutes au lieu d’une seule… À ce rythme, c’est Astravia tout entière qui va disparaître. Livianne devra sortir de sa solitude, retrouver d’anciens camarades de l’académie de Peine-Ombre, qui forme les Éclipsiens, et mettre fin à ce carnage.
Mais il se pourrait que les ombres la dévorent avant…         

 

Critique

Par Aerendhyl, le 12/07/2021

Ariel Holzl, repéré avec sa série des Sœurs Carmines, a déjà su se faire une place dans le paysage francophone des littératures de l’Imaginaire. 
Après lecture de ce court roman, s’il faut retenir une chose, c’est bien son univers. Comme son nom l’indique, Peine-Ombre nous glisse dans un monde-univers où la vie tourne autour de l’apparition d’une éclipse, tous les 30 ans, pendant une minute. Apparition rendant la vie impossible en lâchant sur le monde ce qui est appelé des « miasmes », sortes de poussière empoisonnant les habitants mais apportant une bénédiction aux nouveau-nés en leur permettant de combattre ce mal.
L’univers en lui-même est assez prenant, peu commun et bien ficelé. On se prend facilement au jeu à essayer de le comprendre. Ariel Holzl y parvient d’ailleurs plutôt bien à coup de révélations savamment amenées au fil de la lecture apportant à celle-ci un léger côté « épique » face aux implications que cela entraîne. Sa description en fait un univers sombre sans pour autant faire fuir le lectorat vers lequel le roman se dirige. L’auteur arrivant à doser le côté « dark » de celui-ci. Son histoire, sa mythologie, son développement, ses enjeux. Ariel Holzl semble avoir vraiment pris le temps de s’imaginer quelque chose de crédible ! On regrette que cet univers ne soit pas plus développé, ne soit pas plus mis en avant et étoffé de moultes détails le rendant encore plus crédible. 
Pourquoi est-ce si dommage ? Car Peine-Ombre paraît être un roman qui veut se suffire un peu trop à lui-même. Mais ses personnages sont trop lisses. Rien ne s’en dégage réellement si ce n’est une profonde envie de les oublier lorsqu’ils font part de leurs sentiments l’un envers l’autre. L’une des scènes – entre l’héroïne et son prétendu prince « charmant » qui ne l’est plus finalement – est tellement prévisible dans son approche qu’on la voit venir largement à l’avance.
Alors oui, il faut souligner qu’Ariel Holzl dépeint une héroïne qui ressort un peu du lot puisqu’elle n’entre pas dans les « classiques » d’une héroïne comme on s’y frotte bien trop souvent. Seulement, la fadeur de sa psychologie nous empêche de réellement apprécier ce trait. D’autant plus qu’il s’agit là uniquement du seul personnage sortant des classiques. Pour le reste, nous suivons la même ligne avec les mêmes caractéristiques que des dizaines et des dizaines d’autres romans…
L’intrigue en elle-même n’est pas des plus originales mais liée à l’univers de Peine-Ombre, cela donnait un début plus intéressant à suivre. Le problème réside dans sa construction et son déroulement. Trop facile, trop attendu. Chaque soubresaut, chaque retournement de situation est une évidence. Dès le début, on ressent une lourdeur entourant l’avancée de nos protagonistes. Comme un voile les empêchant de comprendre la réalité de la tâche à laquelle ils se frottent. Ariel Holzl le fait comprendre à son lectorat dans sa façon d’écrire. L’inclusion des flash-backs – qui pourrait être utile au déroulé – n’est qu’ici une lourdeur supplémentaire voulant rajouter une forme de dramaturgie à l’ensemble. Malheureusement, cela ne prend pas et, il faut le dire, il est difficile de comprendre cet ajout tant il n’y a pas un réel apport. 
Le cliffhanger est donc attendu et deviné bien avant son arrivée. L’effet de surprise n’est pas là. Ce qui aurait dû renforcer notre accroche à ce roman ne fonctionne pas. La fin est elle-aussi attendue finalement. On se contente de la lire, sans de réelles surprises et c’est d’autant plus frustrant qu’elle est expédiée à une vitesse folle comme si l’auteur ne croyait pas lui-même à l’aboutissement de son roman. Ce qui annonçait un combat hors du commun – et loin de nous l’envie de vous spoiler – se retrouve conclu en quelques lignes. Avec le recul, ce final s’inscrit dans la continuité de l’ensemble du roman : un goût de trop peu.
C’est un réel regret que d’en arriver là. L’univers est là, méritant d’y revenir tant la richesse peut fournir de belles aventures !

4.5/10

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