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Les Douze Rois de Sharakhaï

Titre VO: Twelve kings in Sharakhai

Tome 1 du cycle : Sharakhaï
ISBN : 979-102810079-7
Catégorie : Aucune
Auteur : Beaulieu Bradley P.

Dans les arènes de Sharakhaï, la perle ambrée du désert, Çeda combat tous les jours pour survivre. Comme de nombreux autres, elle espère la chute des douze Rois immortels qui dirigent la cité depuis des siècles. Des souverains cruels et tout-puissants qui ont peu à peu écrasé tout espoir de liberté, protégés par leur unité d’élite de guerrières et les terrifiants asirim, spectres enchaînés à eux par un sinistre pacte. Tout change lorsque Çeda ose braver leur autorité en sortant la sainte nuit de Beht Zha’ir, alors que les asirim hantent la ville. L’un d’eux, coiffé d’une couronne en or, murmure à la jeune fille des mots issus d’un passé oublié. Pourtant, elle les connaît. Elle les a lus dans un livre que lui a légué sa mère. Et le lien que Çeda découvre entre les secrets des tyrans et sa propre histoire pourrait bien changer le destin même de Sharakhaï…

Critique

Par Gilthanas, le 04/01/2017

Coup de coeur de l’année 2016 de Bragelonne, Les Douze Rois de Sharakhaï était annoncé à sa sortie comme un des meilleurs romans de fantasy de ces dernières années. Habitués que nous sommes sur elbakin.net à prendre du recul vis-à-vis de ce genre d’annonce récurrente, voyons en détail quel type de roman nous livre ici Bradley Beaulieu.
Avec plus de sept cent pages, Les Douze Rois de Sharakhaï est un beau pavé (avec en prime une magnifique illustration signée Marc Simonetti). C’est que, à titre de premier tome d’une nouvelle série, il a beaucoup de choses à nous apprendre. Il faut tout d’abord noter que le cycle est à classer dans le genre de la Silk Road Fantasy, cette fantasy arabisante inspirée des Mille et une Nuits, qui commence seulement à prendre son essor. Et si Les Douze Rois de Sharakhaï se démarque par son contexte, il reste très classique quant au récit qu’il nous narre. On suit donc l’histoire de Çeda, orpheline de 19 ans, voleuse aguerrie et combattante des arènes experte, en quête de vengeance suite à la mort de sa mère quand elle avait onze ans. Prophéties, dieux, mage mystérieux, immortels, créatures magiques, tout y passe. Malgré ce classicisme, Bradley Beaulieu arrive à maintenir l’intérêt du lecteur, notamment grâce à la ville de Sharakhaï, personnage à part entière, et dont on découvre avec plaisirs les us et coutumes au fil des pages. C’est d’ailleurs là à la fois le point fort, car on se prend à ouvrir le livre pour le simple plaisir de se promener dans les ruelles poussières et étroites de la cité, à rencontrer ses habitants, sentir les odeurs des étals. Mais à vouloir trop présenter cette cité, son histoire et ses légendes, le rythme baisse plusieurs fois au cours du récit, parfois subitement, au grand dam du lecteur qui attend parfois désespérément qu’il se passe quelque chose…
L’histoire est ponctuée de flashbacks qui présente le passé des personnages, permettant d’approfondir leur historique. Malheureusement, même si l’on sent que l’auteur a de l’attachement pour son héroïne, on a du mal à développer pour elle l’empathie nécessaire pour s’intéresser à son sort. C’est bien simple, à aucun moment on ne tremblera pour elle, tant Çeda est parfaite : guerrière accomplie, voleuse de talent, capable de lire des quantités de livres et de retenir leur contenu, maniant les mots comme l’épée (on passera sur le fait que bien entendu, elle est plutôt jolie) : bref, trop parfaite, malgré ses blessures morales. Alors que les personnages secondaires comme Emre ou Rhamad, même Macide, avec leurs doutes et leurs faiblesses, sont beaucoup plus attachants. C’est eux qui font vivre l’intrigue sans en être au coeur. Malgré ces défauts, ce premier roman remplit son rôle : donner envie de connaitre la suite de l’histoire. Si le destin de Çeda semble tout tracé, les mystères qui entourent sa mère restent nombreux, ainsi que ceux des rois de Sharakhaï : quel pacte ont-ils passé avec les dieux ? Pour la déesse Nalamae intervient-elle maintenant ? L’union des rois est-elle aussi solide qu’on le dit ? On espère les réponses à ces questions dans les deux prochains tomes, qui, souhaitons le aussi, seront un peu plus dynamiques. Car il y a vraiment matière à faire de Sharakhaï une très bonne trilogie.

7.0/10

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