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La Voleuse sans ombre

Titre VO: Thief with No Shadow

ISBN : 978-235294264-1
Catégorie : Aucune
Auteur : Emily Gee (Proposer une Biographie)

Grâce à la magie qui coule dans ses veines, la jeune Melke sait se ren­dre invisible. Un don partagé par son frère et qui fait d’eux des voleurs hors pair. Pourtant, il a joué avec le feu une fois de trop et a été capturé par les salamandres, cruelles créatures avides d’or et de pierreries, tandis qu’il dérobait leurs trésors. En échange de la liberté de son frère, Melke s’engage alors à voler pour leur compte un collier détenu par les descendants d’une famille autrefois fière et puissante. Mais ce faisant, elle déchaîne sur eux une horrible malédiction. Un insupportable dilemme commence pour Melke, tiraillée entre la vie de son frère et celle de ceux qu’elle doit condamner pour le sauver…

Critique

Par Gillossen, le 12/03/2009

Difficile de ne pas deviner comment va se terminer ce roman dès les premières pages parcourues, du moins sur un certain plan…
Cela dit, cela n’enlève rien au plaisir de lecture éprouvé au fil de ces mêmes pages, et des suivantes. Emily Gee signe là un premier roman, et on serait tenté de dire que cela se sent, mais sous un angle positif, car la fraicheur n’est pas en reste.
On se laisse en effet prendre très rapidement par ce cadre assez flou, clairement tourné sur la petite mécanique de son histoire, elle-même portée par une réelle originalité. Les personnages ne sont pas en reste, notamment par le biais de dialogues tour à tour bien sentis ou gentiment naïfs, mais ils doivent tout de même s’incliner devant les créatures magiques que l’on découvre ici. Les salamandres, animaux à la symbolique chargée, retrouvent pour l’occasion une place de choix, pour ne citer qu’elles.
De toute évidence, Emily Gee sait tisser une véritable ambiance, propre à son roman, notamment par le biais d’un récit qui sait prendre le temps de poser ses jalons, entrainant le lecteur au fil de ses méandres (voir les visites de Bastian en ville et son intrigue « parallèle »).
S’il fallait finalement prendre son stylo rouge pour désigner quelques défauts, il faudrait plutôt évoquer des maladresses. Si l’aspect romance n’a rien de rebutant en soi, cette donnée-là se montre tout simplement cousue de fil blanc, et difficile évidemment de rivaliser avec la subtilité d’une Jane Austen. Il faut dire que Melke et Bastian auraient sûrement gagné à se voir gratifier d’un soupçon de profondeur supplémentaire, en particulier le jeune homme, buté, engoncé dans ses principes durant la plus grande partie du roman. Endal, le chien avec qui il communique fréquemment, s’avère même plus sympathique que lui !
Cela dit, le suspense en tant que tel ne semble pas être l’un des ingrédients les plus recherchés par l’auteur, ce qui apparaît tout de même rapidement évident. Cela ne l’empêche pas par contre d’entretenir un certain côté sombre, au travers de quelques scènes ou expressions loin de faire dans la poésie ! Si vous êtes donc uniquement amateur de fantasy épique qui fleure bon la testostérone en tranches bien sanglantes, passez votre chemin !
Emily Gee nous propose un tout autre genre de filtre, une fragrance aussi bien enivrante qu’évanescente…
Une bien jolie découverte, qui vaut le peine qu’on la déniche dans les rayons.

7.5/10

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