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La Mère des songes

Tome 2 du cycle : Les Enfants de Lugheir
ISBN : 978-291161865-3
Catégorie : Aucune
Auteur : Isabelle Pernot

Mis en fureur par la rébellion et la fuite de son fils héritier, l’empereur Hadrien envoie son armée dévaster un à un les villages du royaume de Lugheir. Les visions des tueries assaillent Caitlyn, exilée avec ses compagnons au cœur du royaume oriental de Maul, sous la protection du sultan Mohazin. Julian reçoit alors un message de son père : qu’il vienne le rejoindre, aux portes d’Acanth, la cité impériale, et les massacres prendront fin…
Malgré le danger, les fugitifs se rendent à Acanth où Julian retrouve ses frères en pleine lutte pour la sucession. Sous le regard cynique de l’empereur agonisant, les complots se multiplient et révèlent les influences rivales de l’Ordre du Serpent et de l’intrigante reine Liliana, maîtresse des songes…

Critique

Par Zebulon, le 01/10/2003

Je dois être fou. C’est la seule explication plausible et raisonnable au fait que j’ai lu ce livre. Mais pourquoi ai-je acheté les deux ensembles ? Après avoir lu le premier, j’aurais dû savoir que le second serait du même acabit. Je m’en doutais un peu, maintenant c’est confirmé. Ce n’est pas un songe, c’est un cauchemar à lire.
L’histoire se résumé en deux lignes. Les héros sont exilés, le méchant propose un rendez-vous à son fils, sinon il continue à massacrer. Les héros vont à l’endroit indiqué et s’enfuient grâce à des complicités avant l’arrivé du méchant. Point final. Passionnant…
Toutefois, je dois dire, que je me suis trompé dans ma première critique. En effet, Caitlyn n’est pas le Gardien. On rencontre celui-ci peu après le début du livre. Et ceci illustre l’un des points que je reproche à l’auteur. L’auteur , à plusieurs reprises, présente un mystère sur lequel elle insiste lourdement, comme si le lecteur était demeuré, pour vendre la mèche quelques pages plus loin.
Sinon, le style de l’écriture n’a pas changé depuis le premier tome. Toujours aussi peu vivant, histoire vraiment peu crédible et mal conçue, dialogues plus que mauvais (l’auteur interrompt sans arrêt les dialogues pour les décrire pendant deux ligne et reprendre comme si de rien n’était *. Ce qui ralenti le rythme, déjà pas très vivace, de l’histoire).
J’en ai déjà parlé avant, je ne reviendrais pas là-dessus. C’est tout bonnement affligeant. J’ai encore failli lâcher le livre avant la cinquantième page. Même si un regain d’intérêt, une fois laborieusement parvenu au milieu du livre, nous fait faussement espérer que ça s’arrange, l’action retombe aussi sec. J’en suis même venu à espérer la mort des ces abrutis de personnages pour voir relancer l’histoire.
Ensuite, c’est quoi ce titre ? La Mère des songes. Qu’est-ce que ça vient faire là ? On s’attend à trouver une manipulatrice des rêves, ou un artifice dans ce genre, un marcheur de rêve “à la Jordan”. Et bien rien de tout cela, la Liliana en question à un rôle minime dans l’histoire. On nous aurait menti ? A moins qu’il ne faille lire un mot sur deux pour comprendre un message caché. Mais je laisse cette expérience à d’autre. Je n’ai pas le courage de me replonger dans ce livre.
Une dernière chose, au dos de la couverture, l’éditeur nous informe qu’ “avec la tétralogie des Enfants de Lugheir, [l’auteur] crée un univers chamarré qui lui permet de donner libre cours à sa passion pour l’ésotérisme.” Pour moi, ce n’est qu’un univers insipide et terne dont la cosmogonie n’est un qu’un patchwork mal agencé de différents éléments disjoints. C’est un vaste foutoir, où on retrouve entre autre, un désert avec son sultanat pour faire pittoresque, des druides pour faire celtique, et une astrologie zodiacale pour ajouter une pincé d’ésotérisme.
Pour conclure ce livre est aussi mauvais que le premier et je ne le recommande surtout pas aux dépressifs. En tout cas, il passera de l’eau sous les ponts avant que je lise les deux derniers.

* Je vous renvoie par exemple à la page 103, où un personnage salue les autre et adresse un poème à un autre. L’auteur nous décrit le poème. C’est supportable une ou deux fois, mais quand ça arrive toutes les pages.

1.5/10



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