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La Fille de l'alchimiste

Titre VO: Die Alchemistin

Catégorie : Aucune
Auteur : Kai Meyer

Fin du XIXe siècle.
Aura Institoris a grandi dans le labyrinthe de couloirs obscurs du château de ses ancêtres, bâti sur un récif de la Baltique. Lorsque son père, l’alchimiste Nestor Nepomuk Institoris, est assassiné sur l’ordre de son plus vieux rival, la jeune fille se trouve entraînée malgré elle au cœur d’un conflit dont les racines remontent au Moyen Âge.
Aux côtés de son frère adoptif, elle décide d’affronter le meurtrier de son père. S’initiant à son tour aux terribles secrets de l’alchimie, elle va braver les intrigues et les dangers, et partir sur la piste du plus grand mystère de l’humanité : l’immortalité…

Critique

Par Gillossen, le 02/02/2008

En France, on connaît déjà Kai Meyer, notamment pour ses romans nous narrant L’Histoire de Merle, très bonne histoire jeunesse, ou bien encore Les Funambules des mers, autre série jeunesse. Quelques années plus tôt en Allemagne, et en 2005 chez nous, nous arrivait La Fille de l’alchimiste, publié en version poche en février 2008.
Autant le dire tout de suite, on retrouve pour ainsi dire les mêmes ingrédients, sur le plan des qualités, mais avec un traitement différent. En effet, cette histoire adopte un ton et une nature nettement plus adulte, qui sied tout aussi bien au talent de conteur de Kai Meyer, toujours aussi affirmé. Avec tout cela, on ne sera pas étonné que certains critiques voient en lui un prince du réalisme magique, pour un roman à la frontière de plusieurs genres, évidemment.
Ce qui distingue cette histoire de beaucoup d’autres là encore, plus que le cadre ou la plume, ce sont bien les personnages en eux-mêmes : torturés, sombres, séducteurs, le moins que l’on puisse dire est qu’ils n’ont rien de commun avec ceux que l’on a l’habitude de croiser au fil de nos lectures. Un coup de pied dans la fourmilière qui pourra déranger, mais qui fait du bien !
Pour autant, pas question de pouvoir prendre une grande bouffée d’air frais. Les thèmes et questionnements abordés à travers cette quête de l’immortalité n’ont rien de bien joyeux, à commencer par l’inceste ou même l’hermaphrodisme, et ce dans le cadre d’une histoire de famille qui conserve son lot de secrets inavouables et inavoués, sur fond de mystères dont la magie n’est donc pas absente. Mais l’auteur sait choisir ses mots avec talent et ne tombe jamais dans le graveleux, tout en entretenant par contre volontairement un malaise certain, et parfaitement distillé.
Avançant dans une intrigue aussi tortueuse que passionnante, Kai Meyer nous offre un véritable défi de lecture, qui ne conviendra probablement pas à tout le monde mais dont on ne sera pas étonné d’apprendre qu’il a été traduit dans une dizaine de langues depuis sa parution allemande, il y a tout juste dix ans !

7.5/10

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