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Un entretien avec Katherine Kurtz

Par Gillossen, le lundi 10 décembre 2007 à 07:04:41

Katherine KurtzKatherine Kurtz n'est pas franchement l'auteur la plus prolifique qui soit en fantasy, et ses romans sont aujourd'hui peu connus.
Mais ceux qui y ont déjà goûté ont en général apprécié leur lecture et se pressent de vous la recommander ! Voilà donc pourquoi nous avons décidé aujourd'hui de vous proposer une interview de l'auteur, intégralement traduite pour vous.
Une fois encore, merci à notre camarade Pat !

Questions et réponses

La saga Deryni de Katherine Kurtz est une de mes saga fantasy préférées. J'étais ainsi très excité quand je fus assuré de pouvoir l'interviewer le printemps dernier. Son retour impromptu aux Etats-Unis a repoussé cette séance d'interview pendant un moment, cependant je suis heureux de finalement pouvoir vous la proposer !
Pour ceux qui pensent que GRRM prend une éternité pour écrire la suite de A Song of Ice and Fire, sachez que Kurtz est affairée à cette suite depuis 1970 avec la saga des Deryni, est qu'elle reste inachevée. Malheuresement, à part un petit nombre de personnes, peu de jeunes parmi la nouvelle génération de lecteurs de SFF ont lu cette série. Ici je vous propose de quoi éveiller votre curiosité en espérant qu'ensuite vous irez y jeter un oeil... :-) Soyez prévenus, cette interview contient un certain nombre de spoilers. Pour ceux qui souhaitent en apprendre plus sur Katherine Kurtz et ses romans, allez sur le site www.deryni.net.

Au jour d'aujourd'hui, combien de romans des Deryni pensez-vous qu'il soit nécessaire d'écrire pour mener la saga jusqu'à son terme ? Avez-vous abandonné l'idée d'arriver un jour à écrire tous les livres des Deryni que vous aviez envisagé d'écrire quand vous avez commencé à travailler sur la série ?
En réalité, je ne vois pas tellement de fin à la saga en tant que remplissage des blancs dans ce que j'ai déjà écrit. Je suis en train de travailler sur le troisième livre de Childe Morgan, mais quand je finirai cela - ce qui pourrait être ou ne pas être réellement ce qui nous amène juste avant le début de Deryni Rising (Le réveil des magiciens) - Je ferai probablement le livre qui racontera les évènements de 948, quand tellement de nos personnages favoris meurent. (Bien sûr, quelques uns d'entre eux sont plutôt âgés quand cela arrive, donc c'est bon). Après ça... peut être l'histoire de Orin et Jodotha ? Ou alors peut être que je ferai un conte de Toreth... ou de Anvilers. J'ai raconté quelques nouvelles avec une autre perspective, et j'ai assez aimé ça.
Au moment où The Bastard Prince (Le prince félon) est sorti, vous étiez probablement au sommet de votre popularité. A ce moment là, vous choisissiez de porter votre attention sur d'autres styles d'écriture. Rétrospectivement, avec la saga Deryni étant ce qu'elle était alors, feriez-vous de nouveau cela . Pensez-vous que vous aviez besoin de vous concentrer sur d'autres travaux à ce point de votre carrière ?
Je pense que ce qui a gardé la série Deryni fraîche pour moi, au moins, sinon pour tous mes lecteurs - c'est que je me suis déconnectée pour faire d'autres choses, me donner du repos par rapport aux Deryni. Je me suis même donné du repos par rapport à mes personnages, en alternant entre les personnages du temps de Kelson et ceux de Camber. (Et quand j'ai écrit Lammas Light, le premier roman qui n'appartient pas à Deryni, c'était en partie pour me prouver que je pouvais vendre à côté de mes romans de fantasy médiévale. Qui aurait pensé que John Graham serait plus tard une part d'inspiration pour la série de l'Adepte ? (ce que j'ai beaucoup apprécié). De plus, c'était sympa de faire d'autres choses, donc oui, je le ferais encore.
Revisiterez-vous bientôt le personnages et les évènements introduits à la fois dans les trilogies de The Legends of Camber of Culdi et The Heirs of Saint Camber ?
Cela sera dans le livre de 948.
Quelques titres de la série Deryni semblent ne plus être imprimés. Est-ce vraiment le cas ? Et si oui, est-ce que les droits ont été vendus à un autre éditeur ?
Pour la plus grande partie, les livres ne sont pas en arrêt d'impression ; ils sont juste plus difficle à trouver. Mais à chaque fois qu'un nouveau sort, c'est un encouragement pour les éditeurs à ressortir les tomes précédents. Je crois que c'est une partie de la stratégie sur la part de Ace de me laisser faire des "coupes" des trois premiers livres et aussi de finalement les rendre disponible reliés, puisqu'ils étaient à l'origine seulement disponible en version papier, dans le terne, sombre âge où la fantasy moderne venait juste d'être inventée, et où personne n'était sûr quelle survivrait à Tolkien. Et oui, j'ai changé de maison d'édition avec King Kelson’s Bride (Une femme pour le roi). Je pense que c'est l'intention de Ace de d'acquérir petit à petit les droits pour tous les livres de Deryni, et ainsi construire une liste d'ouvrages disponibles conséquente, en plus des livres the Adept et Templar.
Qu'est-ce qui arrive après King Kelson et compagnie ?
Je ne suis pas certaine d'aller au delà de King Kelson’s Bride. Il a finalement la bonne fille, et avec un peu de chance ils vivront heureux jusqu'à la fin de leurs jours. (Je n'ai pas particulièrement beaucoup travaillé pour Dorothy Sayers, quand elle a essayé d'écrire une histoire sur Lord Peter Wimsey et Harriet Vane après qu'ils se soient mariés et aient donné naissance à un héritier ; mais peut être qu'elle géneralement a peiné par la suite). Mais une autre raison pour laquelle je ne n'écrirais probablement pas un livre post-KKB est le fait que la menace anti-Deryni est résolue pour une grande partie, et les conflits sont une partie de ce qui fait une bonne histoire. Maintenant, je passe donc à 948...
Deryni Rising a d'abord été publié en août 1970. Quelle gratification tirez-vous du fait que vous êtes toujours présente dans la littérature et qu'il existe toujours un intérêt pour votre saga ?
C'est immensémment gratifiant. Ayant eu la chance de retourner en arrière et les modifier pour l'édition reliée m'a vraiment ouvert les yeux, en regardant derrière moi et contemplant où tout cela est allé. Qui aurait pensé à ça ? On peut voir définitivement que je n'apprenais pas seulement mon métier mais aussi mon genre, en aidant à définir tout le genre fantasy qui existe aujourd'hui. Et ils sont toujours des très bons premiers romans de fantasy. Mais j'ai commencé par Camber of Culdi (Roi de folie) ; et le reste, comme ils disent, c'est de l'histoire. Ce qui est particulièrement gratifiant c'est que les premiers livres, en particulier, aient amenés beaucoup d'enfants à la lecture. Un personnage de 14 ans est particulièrement attirant pour un collégien - et Harry Potter était pourtant déjà loin dans le futur.
Quelle est, selon vous, votre force en tant qu'écrivain/ conteur ?
Je dirais que c'est la "caractérisation" des personnages, et la capacité à pouvoir évoquer des images facilement visualisables et riches à la fois. Et je suppose que j'ai un esprit sournois pour créer des intrigues tortueuses.
Est-ce que les intrigues ont beaucoup divergées depuis que vous avez commencé à écrire les Deryni, ou bien aviez-vous l'intrigue plus ou moins en tête depuis le tout début ? Y-a-t-il eu certains personnages ajoutés ou étoffés au-delà de vos premières intentions ? Avez-vous fait des changements par rapport à vos plans initiaux pendant l'écriture des trois séries ?
Quand j'ai vraiment commencé, je n'avais pas de plan au-delà des trois premiers livres - bien qu'à la fin de la première trilogie, j'avais certainement Cambler bien en tête, et je savais que je devais écrire un livre sur lui. Bien sûr, cette notion d'un livre unique a duré jusqu'au deux tiers du chemin à travers Cambler of Culdi, quand je me suis rendue compte que toute l'histoire de Camber ne pourrait pas tenir en un seul volume. Et je pense que c'est à la moitié de l'écriture de Saint Camber que j'ai réalisé que j'allais avoir besoin d'un troisième livre sur lui . Même après, son histoire n'était pas vraiment terminée - quand cela devenait clair dans ma tête que j'étais réellement en train de raconter une saga en continu. Pour moi, (au moins), écrire est un voyage en constante évolution, et où vous pensez aller n'est peut-être pas là où vous finissez vraiment. Parfois les personnages ont de meilleures idées que n'en ont les écrivains. Ce n'est pas pour dire que l'on devrait laisser les personnages s'enfuir avec l'histoire, mais c'est une bonne idée de les écouter de temps en temps.
Les personnages prennent souvent vie d'eux-mêmes. Lequel de vos personnages a été le plus imprévisible dans son écriture ? : Ce n'était pas tellement les personnages qui étaient les plus imprévisibles. Je devrais dire qu'il y a eu plusieurs personnages qui ont par moment fait des choses que je n'avais pas prévues - bien qu'avec du recul, les incidents ont toujours été, après que j'ai écrits ces passages, ceux après lesquels je me disais : Bien sûr que c'était comme ça que ça devait arriver. A quoi je pensais avant ?
Un des exemples les plus frappants est quand Cinhil ouvre cette poitrine dans cette chambre, après qu'un assassin ait essayé de le tuer, et nous apprenons qu'il cachait des soutanes et d'autres vêtements religieux, qu'il n'a jamais vraiment abandonné sa prêtrise comme on le lui avait dit de faire, mais bien sûr c'était ce qu'il faisait. Comment avait-il pu faire sinon, et être honnête avec lui-même ? Mais alors que j'écrivais cette scène, je ne savais pas consciemment cela. Comme il marchait à travers la pièce, regardant la poitrine et s'agenouillant pour l'ouvrir, je pensais : Pourquoi marche-t-il au dessus de cette poitrine ? Qu'y -a-t-il de si important à l'intérieur ?. Mais il savait - et quand cette poitrine s'est ouverte, tout est devenu clair. Un autre exemple
quand Teymuraz se tourne soudain vers Morag et la tue, vers la fin de King Kelson's Bride - whoa, je n'avais pas vu cela venir ! Mais de quelle autre façon cette scène aurait-elle pu se jouer, avec ces deux individus ?
Y-avaient-il des règles préconçues de la fantasy que vous vouliez tordre ou casser quand vous êtes attelé à l'écriture de la série Deryni ?
LOL, bonté divine, non ! Je voulais juste raconter le genre d'histoire que j'aimais lire, parce que ces jours-ci, il n'y avait pas assez de livres à mon goût.( Le vieil adage parfois tu dois le faire toi-même est certainement vrai). Dans le premier livre, je pensais que je devais suivre certaines règles, comme des sorts aux noms harmonieux, des bêtes magiques, et le fait qu'ils devaient appartenir au genre fantasy. Mais à la fin de l'écriture des trois premiers livres, ils se vendaient bien, et que je trouvais ma voie en tant qu'auteur - j'ai décidé que peut-être je n'avais pas à suivre des indications "classiques". Il y avait un univers tout entier qui n'attendait qu'a être exploré.
Qu'elle était l'étincelle qui a fait germer l'idée qui vous a conduit à écrire la série des Deryni, dans un premier temps ?
C'était un rêve, honnêtement ! J'ai toujours le bloc notes sur lequel j'ai griffoné les notes juste après mon réveil. Quelques éléments ont changé au moment de développer les grandes lignes de ce qu'est devenu Deryni Rising, mais tout est presque là. Les lecteurs intéressés peuvent regarder une retranscription de ces notes originales, la nouvelle qui n'a pas été publiée qui a été plus tard développée dans des parties de Deryni Rising, et le brouillon original qui termine la première trilogie dans The Deryni Archives, qui contient aussi les premières nouvelles que j'ai écrites sur l'univers des Deryni.
Selon vous, quelle était/est la partie la plus difficile dans le processus mis en place dans l'écriture des différents livres Deryni ? Chaque nouvelle addition révèle à chaque fois plus de profondeur dans une saga qui a déjà réellement prouvé sa richesse et sa complexité.
Je ne sais pas quelle partie qualifiée de plus dure à écrire. Certaines parties sont juste plus dures que d'autres, et il n'y a aucun moyen de prédire lesquelles le seront à l'avance. Mais une partie du plaisir du processus d'écriture est de reconstituer le puzzle. Ressusciter Camber, après avoir dit qu'il était mort, a été un défi - mais je ne pense plus utiliser cette artifice encore une fois. Dhugal se révélant être le fils de Duncan, en essayant toujours de préserver l'honneur de chacun, a aussi été un autre challenge. Et il y en a eu d'autres, bien sûr. Aussi longtemps que je résolverai des puzzles, je continuerai probablement à écrire la série aussi lontemps que je pourrai.
Pour des raisons évidentes, beaucoup d'auteurs se tiennent loin de la religion. Cependant, vous avez fait de la religion partie intégrante de votre conte. Etait-ce un choix délibéré depuis le début ?
J'ai toujours été intéressée par la religion et l'histoire des religions, spécialemment par le christiannisme. Quand j'ai écrit Deryni Rising, je n'étais pas sûre que les gens puissent se rendre là-bas, et si vous regardez l'édition originale, j'ai vraiment réparti les risques, et été prudente quant à ne pas être trop explicite sur les aspects concernants la religion. Cependant, ce qui a été renforcé mes études universitaires en histoire a été que dans le vrai Moyen-Age, la religion était inextricablement liée avec tout ce qui se passait ailleurs et imprégnait littéralement tous les aspects de la vie. Et comme beaucoup d'autres formes de pouvoir, le pouvoir religieux était parfois corrompu. Donc je suis devenue plus chauve dans Deryni Checkmate (La chasse aux magiciens), et encore plus dans High Deryni (Le triomphe des Deryni)- et je savais qu'il y avait cet homme de Saint Camber (Roi de douleur) qui devait avoir son histoire raconrée.
Quelle a été l'ampleur des recherches que l'écriture de la saga Deryni a impliqué ?
Eh bien, j'ai un MA en histoire, donc j'avais déjà fait beaucoup de recherches et je savais comment les mener. Pour le reste, creuser plus pronfondemment quand il y a un besoin spécifique - comme décider d'utiliser a "corruption of minution" qui en laissant couler le sang était censé aider les moines à se débarasser des besoins de la chair - pour qu'il devienne une arme dans les mains d'hommes peu scrupuleux qui justifiaient ce qu'ils faisaient au nom de la religion. Et bien sûr j'ai fait des recherches avant d'écrire une scène d'excommunion par exemple. Une partie du challenge est de mêler ces choses dans un contexte défini, pour que le flot de l'histoire n'en soit pas interrompu. J'essaye d'éviter le trop plein d'information ; mais j'essaye de faire en sorte que mes lecteurs en sachent plus sur un sujet qu'avant. Le premier job d'un écrivain est de divertir, de raconter un bonne histoire ; mais si vous pouvez ouvrir les esprits et éduquer en même temps, c'est un bonus.
Dans la lumière du marché actuel, êtes-vous tentée d'écrire une de ces énormes épopées fantasy qui continuent à être les séries les plus connues en ce moment ?
Euh, ne suis-je pas déjà en train d'écrire une saga fantasy de plusieurs volumes ? Et commencé à le faire avant que la majorité des auteurs n'aient pensé à le faire. Tolkien a été le premier, bien sûr, et entre nous, nous avons apparemment réussi à convaincre une génération entière d'écrivains que les trilogies sont le meilleur moyen de pouvoir s'exprimer clairement. Mais ce n'est pas le cas. C'est étonnant pour moi que tant d'aspirants écrivains pensent qu'ils doivent écrire une trilogie. C'est un gros coup pour les gens qui pour beaucoup n'ont même jamais complété une nouvelle dans une forme cohérente. Je ne veux pas que cela sonne trop dur, mais trop souvent, les jeunes écrivains échouent dans la création d'un monde, et le font aux dépends d'apprendre comment créer des personnages convaincants qui peuvent parler un dialogue crédible. Il y a une vraie place pour pour des romans en un seul volume, dit la femme dont les livres touche presque tout sur quelques sujets fréquents.
Est-ce qu'un World Fantasy Award était quelque chose que vous désiriez ?
Ce serait gentil, certainement, - et les récompenses tendent à donner au livre une plus forte exposition, ce qui conduit à une augmentation des ventes, donc c'est définitivement un plus. Mais je n'écris pas pour les récompenses. J'écris parce que cela me plaît, et parce que je me sens nerveuse quand je n'écris pas et ne met pas des idées ensemble. Ces dernières années, quand j'étais très impliquée dans la fin de la restauration de notre maison en Irlande et sa mise sur le marché, l'écriture originale en a souffert, bien que j'ai réussi à finir Childe Morgan, et suis contente du résultat. Mais heureusement, le chaos général a coincidé avec l'affinage pour la ressortie de l'édition reliée des trois premiers livres - the "author's cuts", si vous voulez, que je pouvais prendre et poser sans perdre de continuité. (Je travaillais aussi avec ma partenaire écossaise Deborah Turner Harris, sur les grandes lignes d'un nouveau livre Adept, une préquelle aux cinq premiers livres que nous avions déjà fait, et qui est maintenant en cours. Et bien sûr le troisième Childe Morgan qui mijotait). Donc même au milieu du chaos, l'écriture continue, d'une façon ou d'une autre. Et maintenant que j'ai juste trouvé le sol de mon nouveau bureau, et mes nouvelles étagères et bureau installés, je peux recommencer à travailler sur le troisième Childe Morgan ! (Quand nous avions rédéménagés aux Etats-Unis, plus tôt dans l'année, nous vivions dans un hôtel depuis plus de deux mois, avant que notre maison ne soit prête à nous accueillir - et je revoyais les manuscrits pour High Deryni, cachés dans ma chambre d'hôtel, et je devais compter sur le service business de mon hôtel pour accéder à Internet. Ce n'était pas favorable pour faire écrire sérieusemment !
Quel projet attaquez-vous ensuite ? Et où en êtes vous ?
J'ai commencé à écrire le troisième Childe Morgan - mais je suis incertaine quant au titre à lui donner. Avec un peu de chance, cela ira assez vite. Pendant ce temps, le livre High Deryni sortira pour Noël de cette année.
Honnêtement, croyez-vous que les romans d'anticipation seront un jour reconnus en tant que véritable genre littéraire ? Pour ma part, il n'y a jamais eu autant de bonnes séries/ romans comme c'est le cas aujourd'hui, et il y a toujours aussi peu de respect (pour ne pas dire aucun) pour ce genre.
Eh bien, J.K. Rowling a certainement été pour quelque chose dans le retour de la fantasy sur le devant de la scène. Les Harry Potter sont considérés comme de la littérature pour enfants, mais je reconnais que les adultes aussi bien que les enfants ont lu les livres, et les ont aimés. Et alors que certains adultes ont raillé la fantasy, on ne peut nier le fait que ce qui a fait de Rowling une des femmes les plus riches de Grande-Bretagne - et une des plus respectée, depuis qu'elle utilise son argent dans des actions de charité, aiment la littérature pour enfants. On ne peut pas discuter avec cette sorte de succès, - et par association, je pense que la fantasy a acquéri un peu plus de reconnaissance. Un certain nombre de biens appartenant à la science-fiction ont aussi aidé à réveiller les consciences du public sur le fait que la littérature d'anticipation vaut le coup d'être lue, en étant transposés dans le média le plus populaire, le cinéma. Après tout, vous ne pouvez pas avoir de films sans auteurs.
Comment aimeriez-vous que l'on se souvienne de vous en tant qu'écrivain ? Quelle est la légende que vous laisserez derrière vous ? : Je sais que beaucoup de mes lecteurs ont trouvé de l'inspiration dans mes livres pour faire face aux problèmes de leurs vraie vie, et que les livres parfois ont fait une grande différence dans la façon dont ces lecteurs ont surmonté des moments diffciles. Certains appeleraient cela une dimension spirituelle qu'ils pensaient avoir perdu. Cela ne peut être qu'une bonne chose. Je sais que mes lecteurs apprenent généralement des choses de la lecture de mes livres - et apprendre est toujours une bonne chose, surtout s'il n'y a rien d'autre que des règles d'usages dont on peut se souvenir - ou non ! de l'école. Mais plus que tout, j'espère que mes lecteurs finissent de lire mes livres avec en tête le fait qu'être différent n'est pas nécessairement un problème. Comme j'ai souvent résumé mon propos
Je ne veut pas nécessairement changer les esprits ; juste les ouvrir.

Article originel par Patrick Saint-Denis.


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