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The Shannara Chronicles : bilan de la saison 2 !

Par Zakath, le dimanche 26 novembre 2017 à 20:36:08

EretriaIl y a un peu plus d’un an débarquait sur MTV la première saison de The Shannara Chronicles, libre adaptation par Alfred Gough et Miles Millar de l’œuvre de Terry Brooks. Le scénario se basait en grande partie sur Les Pierres Elfiques de Shannara, tout en piochant certains éléments ici et là dans le reste de la saga et en y ajoutant des péripéties ou des personnages inédits.
Le résultat n’était hélas guère convaincant : une grande partie de la distribution était fade, les rebondissements prévisibles et le mélange de post-apo et de high-fantasy manquait de cohérence. Pour ces dix nouveaux épisodes, cette fois-ci diffusés sur Spike (chaîne appartenant au groupe MTV Network), il y a peu d’évolution à signaler à ce niveau.

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Le bilan

On avait laissé les personnages vainqueurs du Dagda Mor, mais au prix de la vie d’Amberle devenue l’Ellcryst, Bandon avait basculé du côté obscur et Eretria tombait aux mains d’une vieille connaissance dont l’identité nous restait inconnue. Il ne fallait cependant pas s’inquiéter pour la jeune femme car lorsqu’on la retrouve au cours du premier épisode de la saison 2, c’est pour la découvrir participant à la joyeuse vie d’une communauté installée dans les ruines de San Francisco, et elle s’est même trouvée une compagne en la personne de Lyria, dont les origines auront une importance dans l’histoire. Le pauvre Wil, toujours aussi insipide, ignorant de son côté que son amie est toujours en vie, déprime et essaie de refaire sa vie comme guérisseur.

Heureusement, les dangers de la saison le sortiront de son marasme : au programme, Bandon, qui s’est vêtu de noir et laissé pousser les cheveux pour démontrer qu’il est désormais méchant, tente de ressusciter le Roi Sorcier, vaincu par le père de Wil grâce à l’épée de Shannara, et un certain général Riga traque les druides et les pratiquants de la magie qu’il estime responsable de tous les ennuis du monde. Il est d’ailleurs étonnant, après avoir choisi de faire l’impasse sur L’épée de Shannara, de voir les scénaristes y puiser la menace principale et la solution de cette nouvelle saison.

Il y a une volonté d’élargir l’univers et on délaissera Arborlon pour se concentrer sur le royaume humain de Leah, tandis que l’on introduira de nouveaux personnages importants, à commencer par Mareth (Malese Jow), qui se liera à Wil, mais aura tendance à cumuler tellement de casquette (druide, fille d’Allanon, héritière d’un royaume…) que cela en deviendra agaçant.

On reste néanmoins en terrain très familier, l’aspect post-apocalyptique pose toujours les mêmes soucis au niveau de la conservation de certains objets ou bâtiments mais reste classique. Dès qu’on lorgne vers le merveilleux, la direction artistique est du plus mauvais goût, que ce soit au niveau des décors ou des costumes : chez la reine de Leah, l’important est que cela brille devait être le mot d’ordre, et tant pis si l’ensemble respire le toc plutôt que l’opulence. Du côté des méchants, on taille son tombeau en forme de crâne géant, pour bien annoncer la couleur.

Quant au casting, que ce soit les habitués ou les nouveaux venus, on alterne toujours entre des performances transparentes et du cabotinage (Manu Bennett, qui a droit cette saison à un double rôle, donne toute sa mesure). L’accompagnement musical est également peu marquant, entre des parties instrumentales totalement oubliables et des chansons pop/rock qui paraissent démarrer de manière totalement aléatoire pour s’arrêter tout aussi brusquement.

Si les aventures se succèdent et permettent de suivre les épisodes sans ennui malgré leur qualité discutable, elles manquent toujours d’originalité (attaque d’araignée géante dans une grotte, carnage en plein mariage …) à une exception près, un voyage dans le temps incongru.

La seule surprise reste finalement dans la façon d’aborder la violence, plus graphique que lors de la saison précédente : enfants tués à l’écran, séance de torture, empalements, et une jolie décapitation à mains nues… le spectacle devient nettement moins familial, mais seulement concernant cet aspect puisqu’il n’y a ni nudité, ni vocabulaire grossier.

Il est dommage qu’alors qu’on a pu constater que la télévision pouvait proposer des séries de fantasy ambitieuses, Shannara reste très générique, avec à la rigueur quelques passages ridicules mais un rythme correct qui peuvent en faire un plaisir coupable. Néanmoins, les changements de chaînes, de cases horaires et le passage en cours de diffusion d’un à deux épisodes par semaine donnent l’impression que l’on a du mal à trouver le moyen idéal d’attirer et de fidéliser le public. Alors que la saison résout les principales intrigues mais à l’instar de la précédente se clôt sur un petit cliffhanger, on peut se demander si la mention « to be continued » du dernier plan débouchera effectivement sur de nouvelles aventures.


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