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Le futur du livre

Par Nak, le mardi 25 novembre 2008 à 10:28:32

Le présent article déniché pour vous par Elbakin.net est tiré d'un blog américain et parle du futur du livre. L'auteur essaie de mettre en place l'idée intéressante selon laquelle le monde du livre devrait exploiter davantage les possibilités offertes par Internet afin de se constituer un véritable réseau et à terme d’avoir une véritable base de données. Projet ambitieux qui sera peut-être réalisé un jour…

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L'article traduit

Je pense que les longues ramifications de l’Internet rendent les marques plus importantes que jamais. Mais pas seulement pour les auteurs, les éditeurs, les designers, les contributeurs et les critiques. L’Internet n’oublie jamais… à moins que quelqu’un n’efface activement son contenu mais peu de gens le font.

C’est quelque chose auquel j’ai réfléchi depuis un moment et c’est l’endroit pour le partager pour voir si je suis fou ou pas. Mon partenaire et moi-même avons spéculé que les livres vont finir par avoir des aspects similaires à ceux des films. Tout le monde ne choisit pas un film en fonction de qui le dirige ou de qui était le scénariste, mais certains d’entre nous si, et maintenant avec des bases de données comme IMDB on peut facilement trouver des listes de films avec les acteurs et les metteurs en scène que l’on aime, et découvrir par là même d’autres choses que l’on aimerait regarder.

Je pense que pour les livres ça peut être pareil. En ce moment je ne peux pas savoir qui édite chaque livre, ou obtient les droits, mais si je pouvais je commencerais alors à suivre leur travail. Les auteurs ne doivent pas être les seules marques. Les éditeurs peuvent établir une identité de marque comme c'était le cas pour les collections. La plupart devront recommencer de zéro vu que toute identité a été diluée, perdue.

Maintenant pour faire le lien avec les sites de critique, et le désir que chaque livre soit critiqué, la raison pour laquelle les gens souhaitent cela est parce qu’ils écrivent des livres et que personne n’entend jamais parler d’eux. Faire critiquer quelque chose est presque impossible pour les petits écrivains, mais pour que la balle commence à rouler imaginez simplement que chaque auteur ait un blog, chaque éditeur ait un blog, chaque producteur ait un blog, etc., comme ça quand ils sont en train de travailler sur un projet ils peuvent en parler au public. Des liens sont créés, la discussion commence. Ajoutez à ce cercle des lecteurs beta-blogueurs (de pré-critique si vous voulez) et quand arrive le moment où le livre sort dans la nature il y a quatre ou cinq sources d’information indépendantes à propos du livre, toutes liées si possible au site central de l’auteur. Rappelez-vous également ce que Jamie a dit, les liens externes sont importants, donc c’est mieux d’avoir plein de blogs différents interliés plutôt qu’un seul site avec des liens externes.

C’est un petit début mais c’est mieux que rien. Et ce qui transforme la donne pour l’industrie c’est que la fenêtre de ventes pour les eBooks et les livres POD (NdT : Print On Demand, Impression à la Demande) est illimitée, donc vous pouvez jouer à un jeu de longue stratégie plutôt qu’au jeu actuel où il faut mesurer ses efforts pour avoir un impact dans les 90 jours d’ouverture au moment où le livre est sur les étagères.

Ok, avez-vous pensé que ce message s'arrêterait là ? Pas encore, j’ai encore des choses à dire et je me sens d’humeur à le taper comme ça je pourrai m’y référer plus tard. En plus, c’est un petit groupe et le seul qui est probablement encore en train de lire c’est Mac. Salut Mac. (NdT : hé bien non ! Tu t’es fait repérer par Elbakin aussi).

Enfin, comme les films, il y a les gros studios et les indépendants. Ca ne risque pas de changer et il n’y a aucune raison pour que ça le doive, chacun peut coexister et faire le genre de produit qu’il fait. Mais dans le monde des livres, où on a les grandes maisons et les auto-éditeurs il y a une différence qui ne peut être ignorée, c'est-à-dire que c’est très difficile d’attirer l’attention. Et ma suggestion pour clore cette gigantesque entrée c’est que le monde du livre indépendant a besoin de la même solution que celle trouvée par le monde du film : Sundance (NdT : Festival américain du film indépendant).

On a besoin de festivals uniquement pour les livres indépendants, les auto-éditeurs et les petits éditeurs. Et je pense que c’est possible et que ça pourrait être amusant et excitant. Les entités parfaites pour démarrer quelque chose comme ça seraient les universités et les sociétés d’écriture. Quelqu’un est intéressé pour commencer cela ?

Article originel


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