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Le Livre Perdu des Sortilèges : la série

Par Zakath, le mercredi 28 novembre 2018 à 08:02:35

DiscoveryÀ l’origine, A Discovery of Witches est le premier tome de The All Souls Trilogy, paru en 2011 et signé de l’historienne américaine Deborah Harkness qui faisait ainsi ses débuts comme romancière. Le succès étant au rendez-vous, son œuvre a été traduite dans plusieurs langues (dans celle de Molière sous le titre Le Livre Perdu des Sortilèges) et il était prévisible qu’une adaptation arrive un jour ou l’autre sur les écrans.
La Warner Bros. avait acheté les droits en vue d’un film, mais c’est finalement sous forme de série télévisée que les aventures de Diana Bishop, historienne dont l’histoire familiale la lie malgré elle à des sorcières, sont donc arrivées cette année, diffusées sur la chaîne britannique Sky. La série est co-produite par Bad Wolf Productions, à qui l’on doit des séries comme Da Vinci’s Demons et The Night Of et qui a surtout endossé la lourde tâche d’adapter À la Croisée des Mondes de Philip Pullman.

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Retour sur la saison 1

En attendant, cette première saison constituée de huit épisodes pose les bases de l’univers proposé par Deborah Harkness (je précise au cas où que je n’ai pas lu les romans, la critique ne portera donc pas sur les choix opérés par les scénaristes par rapport aux livres). On découvre Diana Bishop (Teresa Palmer), notre héroïne, alors qu’elle met la main sur un mystérieux livre conservé dans la Bibliothèque Bodléienne d’Oxford, ce qui attirera sur elle l’attention de vampires, en particulier un séduisant représentant de l’espèce, Matthew Clairmont (Matthew Goode) mais agitera aussi la communauté sorcière dont elle est issue.

La jeune femme se retrouve donc involontairement au centre d’une lutte de pouvoir, va devoir assumer son héritage familial, et bien entendu, tout cela sera l’occasion de se rapprocher de Matthew. Sur le papier, des intrigues politiques entre sorciers et vampires, et les tensions au sein des deux groupes, même si l’idée n’est pas neuve, avaient moyen de se révéler passionnantes, mais le résultat se révèle fort anodin. On nous présente un grand nombre de personnages, dont l’utilité à l’intrigue n’est pour l’instant pas particulièrement flagrante dans certain cas, bien que l’on suppose qu’ils seront davantage développés par la suite. Diana, tout en commençant à faire usage de ses pouvoirs, apparait souvent comme très passive et ballottée par les événements tandis que sa romance avec Matthew se concrétise bien vite.

La distribution est néanmoins sympathique, Teresa Palmer incarnant avec les honneurs un personnage qui manque tout de même de charisme alors qu’en face d’elle Matthew Goode remplit bien son rôle de vampire dangereux mais sexy au charme duquel la protagoniste va inévitablement succomber. Quant aux seconds rôles, les habitués des séries au casting très british retrouveront beaucoup de visages familiers (Owen Teale, Alex Kingston, Louise Brealey…) bien que ce soit probablement l’actrice suédoise Malin Buska qui sort du lot dans le rôle de Satu.

La série est l’occasion de voyager à travers l’Europe, des rues d’Oxford aux canaux vénitiens en passant par l’Écosse (en fait le Pays de Galles), ce qui est également un atout. La réalisation et les effets spéciaux sont corrects sans rien proposer d’innovant, mais les épisodes peinent à rester en mémoire et à l’issue de cette saison, qui s’achève sur un cliffhanger, on a l’impression malgré les quelques péripéties de n’avoir assisté qu’à une longue introduction. Le succès semble néanmoins être au rendez-vous car Sky a d’ores et déjà renouvelé la série pour deux saisons supplémentaires. Le sort de Diana et Matthew ne restera donc pas longtemps en suspens.
On peut cependant espérer que la suite se montre davantage dynamique à défaut d’être originale. 


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