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Dorohedoro

Titre VO: Dorohedoro (Ce Cycle est Terminé)

Traducteur : Chollet Sylvain
Auteur : Hayashida Q.
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Dorohedoro - 1

« Que t’a dit le type à l’intérieur ? » Dans un futur post-apocalyptique, deux populations complètement différentes se côtoient dans un univers lugubre et glauque. Dans le monde des « mages », ceux-ci ont la faculté de faire apparaître des passages et s’adonnent aux plaisirs de la mutation sur des cobayes, qui vivent à « Hole », repère des malheureuses victimes mutilées. Caïman, qui n’a pas toujours vécu avec une tête de lézard, raffole des gyozas de son amie Nikaidô et recherche par tous les moyens, à retrouver celui qui est à l’origine de son aspect actuel. Atout majeur à son avantage, il reste insensible à la magie des « mages », ce qui ne plaît absolument pas à ceux-ci. Un humour noir pour une série, aux graphismes détonants, qui ne laisse pas indifférent

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« Le soleil se lève sur « Hole », lugubre comme à son habitude ». Dans ce deuxième opus, retrouvez Caïman et Nikaidô face aux tueurs envoyés par En, le chef des mages. Malheureusement pour nos deux héros, ce combat va tourner à l’avantage des « mages ». De nombreuses révélations vont être faites et le mystère autour de l’étrange tête, qui se trouve dans la gorge de Caïman, va se voir éclaircir.

 

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« Nous sommes les nettoyeurs de En et, on est chargé de t’éliminer. » Toujours à la recherche du mage qui a fait de lui un homme lézard, Caïman parvient à trouver un moyen de retourner dans le monde des « mages » avec Nikaidô. Mais qui est ce fameux Risu qui semble détenir pas mal d’informations sur le boss des hommes aux yeux marqués d’une croix ?

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Découvrez dans ce 4ème opus attendu, Jonson « Diantre », un être pas comme les autres… et la jeunesse de Shin, du temps où il vivait encore à « Hole ». De plus, Caïman, toujours à la recherche de l’identité du « mage » qui l’a transformé en homme lézard, et Nikaidô participent à un match bien singulier.

 

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Caïman vit désormais dans le monde des mages où il s’est trouvé un travail dans un restaurant dont le patron n’est autre qu’un gros monstre effrayant. Le grand événement de la Blue Night où tous les mages se réunissent va commencer. C’est l’occasion pour chaque mage de se trouver un coéquipier et celle pour Caïman de retrouver celui qui l’a transformé en bête hideuse !

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En a enfin réussi a capturer Nikaido. Pour obtenir son pouvoir de manipulation du temps, il décide de faire d’elle sa partenaire lors de la “Blue Night”. Kasukabe et Johnson tentent de s’interposer, mais la puissance de En parait sans limite. De son coté, Caiman, ignorant la menace qui pèse sur son amie continue sa quête pour retrouver ses origines…

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Nikaido est désormais sous l’emprise de En et a donc rejoint son clan. Ses retrouvailles avec Caiman s’avèrent alors bien moins amicales qu’auparavant et leur duel réserve bien des surprise. Confronté à ses propres démons intérieurs, Caiman se remémore divers souvenirs…

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Shin cherche à sauver Noi, toujours retenue prisonnière. Salement blessé, il va devoir recourir à d’autres techniques que sa magie, rendu ineffective par son adversaire. Dans le même temps, Caiman et Nikaïdo partent à la recherche d’Asu et font la rencontre de Natsuki…

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Caiman décide de déambuler seul dans la vieille école. De vieux souvenirs font leur réapparition dans sa mémoire et son lien avec Risu semble enfin lui être partiellement révélé. Mais lorsque Nikkaido le retrouve, il est en état de choc après s’être automutilé et surtout, il n’a plus ses fameux tatouages…

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Alors que Kasukabe poursuit ses recherches sur la disparition du corps de Ai, Ebisu quitte En et sa bande après avoir retrouvé une partie de sa mémoire. Elle décide de retourner auprès de ses parents. Mais un pot de colle veut à tout prix la faire revenir… En, quant à lui, reprend connaissance et parvient à localiser Nikaido. Il décide de se rendre auprès d’elle pour régler son compte une bonne fois pour toute à Caiman…

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Rien ne va plus. Caïman révèle enfin son véritable visage tandis que Nikaidô s’affaiblit de jours en jours. Surtout que de son côté, la sombre mémoire de Kemuri est en train de revenir…

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A venir…

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Critique

Par Benedick, le 06/01/2020

Paru entre 2000 et 2018 au Japon, Dorohedoro regroupe 23 tomes intégralement disponibles en France, malgré des ventes modestes par rapport à celles des mangas phares du début des années 2000. Au fil du temps, Dorohedoro est devenu ce manga que les passionnés font découvrir aux curieux en quête de quelque chose de “différent” en termes de bandes dessinées. Cette renommée solide, avec une saveur de violence déjantée, est surement ce qui a valu une adaptation animée en 2020 accessible en Occident sur Netflix. Indépendamment de la qualité de cette adaptation, cette dernière a le mérite essentiel de donner un peu de visibilité à cette œuvre. Et cette critique va essayer, sans rien gâcher des mystères de l’histoire, de mettre en avant la singularité de ce malicieux manga.
Dorohedoro c’est avant tout une incroyable galerie d’anti-héros. En premier lieu Caiman, le protagoniste au cœur des conflits, avec sa sale gueule et sa brutalité sans concession envers ceux qu’il considère comme des salopards de privilégiés amoraux. Drôle sans le vouloir, ses réactions sont des générateurs d’humour noir diablement efficaces. Face à Caiman et ses comparses, il y a la famille de En. Un parfait mélange de crime organisé et d’oligarchie magique, composé de figures charismatiques comme le sanguin, mais loyal, Shin et la déjantée, mais fidèle, Noi. Mais la société des mages comporte aussi son lot de déclassés, avec d’attachant perdants magnifiques comme Fujita et Ebishu qui gravitent autour des “nettoyeurs” de En.
D’ailleurs, une des réussites de Dorhedoro est de donner de l’intérêt et du charme aux pérégrinations de chaque groupe malgré la haine qu’ils éprouvent les uns pour les autres. De plus, le passé et le présent des personnages d’envergure et des seconds couteaux sont savamment explorés durant les 23 tomes, ce qui offre un peu de nuance aux comportements souvent sanguinaires.
Pourquoi tant de haine et de violence ? En grande partie à cause de la magie, véhiculée par de la fumée produite par le corps des mages. Cette fumée engendre une pollution provoquant maux et mutations au sein de Hole, un véritable ghetto pour les humains. Cette saleté et cette agressivité imprègnent un monde tordu et crasseux auquel nos personnages sont parfaitement adaptés. C’est la genèse d’une ambiance si particulière de fantasy sombre pour le lecteur, mais normale et triviale pour les êtres qui la peuple et la font vivre. Et donc délicieusement dérangeante et distrayante. De plus, l’humour macabre n’est jamais loin, mais il respecte le contexte et la psychologie des personnages. Le style graphique est clairement responsable de la représentation de ce monde tordu et violent mais bizarrement vivant et jovial. Mais la parfaite symbiose entre le dessin et le scénario est vraiment ce qui va donner naissance à l’étrange originalité de ce manga. Au bout de quelques chapitres, le monde devient réellement solide, malgré sa bizarrerie un peu malsaine. C’est ce qui a clairement donné son aura à Dorohedoro au début de sa parution.
Ce qui produit la capacité d’évocation de ce manga, c’est la présence physique de son monde : les habitations, les vêtements, l’apparence des personnages, etc… Mais surtout la magie qui a toujours des conséquences pour la chair : les mages se mutilent et mutilent les autres, les mutations sont grotesques et la magie a toujours des conséquences physiques sur l’environnement. Cela peut faire saturer pas mal de personnes, voir les écœurer, car le mot “viscéral” est souvent pris au sens propre. Mais nombreux seront fascinés par la puissance de cette représentation d’un monde magique totalement incarné. D’ailleurs, le rapport à la nourriture accentue cette trivialité : la magie est souvent pratiquée comme une cuisine un brin horrifique, la quête de nourriture est essentielle pour les plus démunis et les personnages sympathisent souvent entre eux autour d’un repas.
Le récit suit une logique de résolution de mystère pour les différents groupes, chacun ayant des informations et des buts différents. Cela peut paraître difficile à suivre car le lecteur doit parfois jongler entre des points de vue de plus en plus nombreux. Surtout quand les différents groupes possèdent des individus en commun. Cependant, vers le dixième tome, les pistes et les mystères s’éclairent de manière naturelle, selon les codes propres à Dorohedoro. A ce point du récit, maintenant que le lecteur a fait connaissance avec les individus, l’univers va révéler un peu plus son arrière-plan, même si ce dernier a toujours été là, tapis dans les innombrables ombres cradingues.
Dans le dernier tiers du manga, avant l’apothéose finale, un des moteurs de l’intrigue est la problématique des identités multiples. Sauf que c’est exploité de manière fantasque et jouissive plutôt que fumeuse et pénible. Et cela ne remet en rien la logique diabolique du manga où tout n’est qu’une somme de maléfices et de rencontres. La fameuse et unique “patte Dorohedoro”, du début jusqu’à la fin.

8.0/10

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