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The Graces

ISBN : 978-201397420-2
Catégorie : Jeunesse
Auteur : Eve Laure

Comme tout le monde, River Page est fascinée par les Grace, frère et sœurs. Comme tout le monde, elle est persuadée qu’ils ont la magie dans le sang. Et, comme tout le monde, elle brûle d’envie de devenir leur amie.
 Elle se rapproche de Summer, la benjamine, et tombe sous le charme du ravissant Fenrin, l’aîné. Mais, au grand désespoir de River, la magie ne résout pas tout les problèmes…

Critique

Par Erkekjetter, le 26/11/2017

« Chez eux, la magie est une affaire de famille » annonce la couverture, plutôt réussie au demeurant. Peut-être aurais-je dû en rester là.
Annoncé « à partir de 14 ans », il me parait difficile de lire ce livre sans être soi-même adolescent et très indulgent, et je ne parle même pas de l’apprécier. Il y a d’abord un joli ramassis de clichés : l’héroïne, à elle seule, en cumule plusieurs, et non des moindres. Elle lit de la fantasy, « secrètement son genre préféré » (pour un livre qui lorgne vers le fantastique, je trouve surprenant de donner l’idée qu’aimer la fantasy est ridicule ou honteux), change de nom parce que « son vrai nom intérieur c’est River Page », écrit dans son Livre des Ombres, etc. Ce n’est pourtant qu’un début…
La demoiselle, dont le père est parti du jour au lendemain sans raison apparente, vient d’arriver dans une nouvelle ville. Et qui dit déménagement, dit nouveau collège. Elle y rencontre les incontournables membres de la mystérieuse et richissime famille Grace. La vie est bien faite : non seulement ils sont mystérieux, mais ils sont également beaux et donc absolument fascinants. La seule chose qui pourrait « clocher » dans cette description enchanteresse, c’est que leurs amis ne le restent jamais bien longtemps, sans doute parce qu’ils ne leur arrivent pas à la cheville niveau swag et intérêt. La dite River n’échappera pas à cette espèce de subjugation de masse, et elle fera tout pour devenir proche d’eux. Sauf qu’elle est éminemment plus subtile que les autres, bien entendu, et qu’elle parviendra à capter leur intérêt en feignant son propre désintérêt à leur égard. Subtile, vous ai-je dit.
Une fois admise dans la relative intimité de la fratrie Grace, composée de Fenrin le beau gosse, Thalia la beauté froide et Summer la belle excentrique (vous aurais-je déjà dit que la beauté était la marque de fabrique de la famille ?), River va tâcher de percer le principal mystère mystérieux de cette intrigante famille : pratiquent-ils réellement la magie ? Et surtout, parviendra-t-elle à ses fins avec le divin Fenrin ?
Le souci, c’est qu’il est difficile, à la lecture, de trouver quoi que ce soit d’intéressant à cette fichue fratrie, qui se présente surtout comme les rejetons ultra-privilégiés d’une famille richissime : on a ici affaire à des ados habitués à leur cocon doré mais en mal de sensations fortes, qui picolent gaiement en regardant des films d’horreur et profitent de leur petite vie à part, ménagée par leurs larges moyens et leurs atouts physiques. Absolument palpitant…
L’ensemble m’évoque un croisement hasardeux entre Twilight (voire l’idée que l’on s’en fait, de loin, dans le brouillard) et la série Charmed (et pas les meilleurs épisodes…). On garde de l’un les ados, leurs hormones et leurs relations compliquées, et de l’autre, le côté « sorcières du 3ème millénaire », avec pouvoirs mystérieux, breloques ésotériques diverses, rituels ridicules et déboires sentimentaux. On se retrouve avec des protagonistes creux et sans intérêt, doublés d’une intrigue d’une pauvreté à pleurer. Même l’aspect romance est raté, c’est dire. Seule la fin et ses quelques « révélations », en bonne partie prévisibles, apportent un tout petit quelque chose à un ensemble décidément bien vide, aux personnages sans consistance et à l’écriture peu inspirée. Et ce serait oublier qu’un certain nombre de scènes frisent le ridicule, quand elles ne se vautrent allègrement dedans ! Bref, on s’ennuie, au mieux on se moque, et rien ne vient perturber ce sentiment au long des 400 pages que dure cette accumulation de clichés maladroits. Fuyez, amis lecteurs, vous avez forcément mieux à lire !

1.5/10

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