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La voie des pierres

Tome 1 du cycle : Les pierres et les roses
ISBN : 978-289615181-3
Catégorie : Aucune
Auteur : Elisabeth Vonarburg (Proposer une Biographie)

Au XIIe siècle de notre ère – celle de Jésus et de sa sœur Sophia –, l’Europe est divisée entre les Christiens et les Géminites. Si, chez ces derniers, l’usage de la magie est encouragé, chez les Christiens, qui considèrent la sœur du Christ comme une envoyée de Satan, le seul fait d’être pourvu du talent peut valoir la mort. 
Le jeune Briann a grandi sans cette peur dans le domaine d’Angresay, en Bretagne. N’a-t-il pas, très jeune, rencontré en rêve une splendide déesse, la Morrigane, qui lui a donné un bouton de rose ayant été précieusement conservé ? Voilà pourquoi, devenu adulte, il ne pardonne pas à son père, le baron Carolus, d’avoir refusé l’intervention des sages-femmes – ces sorcières ! – afin de sauver Alyson, sa femme en couches. Furieux, il choisira l’exil en rejoignant les Croisés. Dix ans plus tard, à la mort de Carolus, le frère cadet de Briann, Cédric, quitte à son tour Angresay. Il a promis de ramener au domaine son aîné, même si ce dernier est devenu entre-temps le champion du roi Richard. 
Or, les retrouvailles ne se dérouleront pas comme prévu et voilà les deux frères mêlés à un complot qui va bouleverser leur vie, celle du roi… et le destin tout entier de l’Europe ! 

Critique

Par K, le 30/04/2018

La voie des pierres, d’Elisabeth Vonarburg, paru aux éditions Alire en avril 2018 est le  premier tome d’une trilogie à venir intitulée Les pierres et les roses. Il s’agit ici d’une fantasy historique prenant place dans une Europe médiévale, au XIIème siècle. Si l’arrière-plan religieux européen s’y voit transformé, les lieux évoqués sont quant à eux bien réels et, contrairement aux habitudes d’un Glen Cook ou d’un Gene Wolfe, le lecteur y retrouvera donc aisément ses marques. 
L’arrière-plan politique, classique bien que non dénué de potentiel, n’y est qu’esquissé et reste abordé d’une façon très sommaire et relativement banale. L’aspect religieux y est plus développé avec une Europe chrétienne divisée en plusieurs Églises et autant d’hérésies auxquelles se rajoutent les habituelles minorités religieuses plus ou moins persécutées ou tolérées. L’originalité réside ici en un débat sur la place de ce que d’aucuns considèrent comme de la magie dans chacune de ces Églises mais les quelques pistes prometteuses à ce sujet ne sont, comme l’arrière-plan politique, qu’effleurées, car trop liées à lui. Il en reste alors des scènes peu marquantes ayant un sentiment de déjà-lu et ne surprenant pas le lecteur. 
Ces faiblesses peuvent toutefois aisément s’oublier si on garde à l’esprit le fait que ce premier volume se veut avant tout centré sur des personnages, leurs relations et états d’âmes et s’attache principalement à suivre le destin de deux frères issus de la noblesse bretonne, ainsi que de leurs proches, restant ainsi centré sur un petit nombre de protagonistes. Qui plus est le fait qu’un premier tome, introductif, sert à poser une ambiance et à dépeindre avec talent ses héros reste fort compréhensible. 
C’est malheureusement là que le bât blesse. En guise d’introduction, nous parlons ici d’un roman de 716 pages, d’une épaisseur certaine et dont la longueur justement constitue sans doute le principal écueil. En effet, s’il peut être salutaire pour une intrigue d’avancer lentement voire d’instaurer un rythme contemplatif, il est par contre regrettable qu’à la lecture le sentiment l’emportant soit que des coupes eussent été nécessaires. Si des auteurs comme Guy Gavriel Kay excellent à établir une ambiance captivante et enchanteresse en écrivant des passages où pourtant rien d’essentiel ne semble a priori se dérouler, il est ici fréquemment possible de retrancher des chapitres presque entiers sans que ni l’intrigue, ni les personnages ou l’ambiance ne semblent en souffrir. Long, trop long, l’ouvrage l’est certainement. Certains des protagonistes s’avèrent intéressant de prime abord mais leur approche demeure souvent superficielle. Ils en viennent ainsi régulièrement à provoquer quelque agacement lié aux nombreuses répétitions les concernant notamment lorsque l’intrigue piétine. En mettant toujours en avant sur de longs passages les mêmes traits les concernant, l’auteur les prive parfois d’une certaine profondeur et provoque malheureusement un sentiment de lassitude.  
En reste alors en mémoire quelques scènes, des occasions manquées, des regrets et un désir bien faible d’en découvrir la suite. 

6.0/10

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