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L'Empire du Silence

Tome 1 du cycle : Le Dévoreur de soleil
ISBN : 979-102810425-2
Catégorie : Aucune
Auteur/Autrice : Ruocchio, Christopher

Ce n’était pas sa guerre.
Toute la galaxie se rappelle le héros qui a repoussé l’invasion extraterrestre. Mais on se souvient aussi du monstre qui a détruit un soleil, oblitérant des milliards de vies humaines - dont celle de l’Empereur lui-même, en outrepassant ses ordres.
Pourtant, Hadrian n’était ni un héros, ni un monstre. Il n’était même pas soldat.
Fuyant son père et un destin de tourmenteur, Hadrian devient le prisonnier d’un monde étrange et reculé. Forcé de lutter dans l’arène et de se confronter aux intrigues d’une cour planétaire, il devra combattre pour un Empire qu’il n’aime pas, contre un ennemi qu’il ne comprendra jamais.

Critique

Par Tzeentch, le 14/03/2020

792 pages pour un premier tome, qui plus est pour enclencher une série qui s’annonce volumineuse, Christopher Ruocchio ne manque pas d’ambition. Tant mieux, on aime l’audace mais attention à ne pas rater le démarrage, l’offre est abondante et désormais, plus que jamais, on a vite fait de passer à autre chose.
Pour la sortie française, les éditions Bragelonne ont décidé de conserver l’illustration de la version originale de Sam Weber, bonne idée à mon sens car je la trouve très réussie. Une couverture et un résumé qui percutent, deux raisons qui donnent envie de se lancer à l’abordage de cette aventure entre fantasy et science-fiction qui entremêle les codes, non pas pour les tordre mais pour emprunter un peu à chacun afin de nous livrer un récit singulier : celui de Hadrian Marlowe.
Hadrian Marlowe commence à nous livrer son histoire, en reprenant depuis le début. Issu d’une caste privilégiée, les palatins, notre narrateur est un homme génétiquement modifié doté d’une incroyable longévité, autrement dit il a un paquet de choses à nous raconter. L’occasion pour nous d’explorer cette époque trouble à des millénaires de la nôtre et surtout de mieux appréhender cette funeste finalité : un soleil qui explose et des milliards de victimes.
L’humanité est désormais maîtresse au cœur des étoiles et a colonisée des univers entiers, affichant une suprématie jusque-là incontestée. Cependant, l’arrivée d’une nouvelle race extraterrestre apparemment agressive, les Cielcin, capable comme nous de naviguer dans l’espace va redistribuer les cartes. Le conflit s’avère inévitable, tragiquement les hommes n’en ont pas pas fini de se prendre pour des dieux belliqueux.Bien que la menace gronde au loin, pour l’instant le regard du jeune Marlowe se porte sur son avenir à lui, coincé entre un père régisseur qui n’a de temps à lui accorder, une mère absente et un frère rival. Influencé par sa soif de connaissance et par son précepteur, Hadrian ambitionne de devenir comme ce dernier, un Scholisate, mais la voie scientifique est source de mépris. L’espèce humaine croit avant tout au renouveau de l’ancienne Terre, éden défunt, que prêche la Fondation, une caste conservatrice qui veille au grain. Le pouvoir ecclésiastique, qui place l’homme au dessus de tout, ne peut tolérer une approche modérée et calculée. Entre jeux de pouvoir et pression sociale, Hadrian Marlowe va affronter l’évidence : dans un monde où l’homme demeure encore bien trop souvent un loup, il faut aussi apprendre à montrer les crocs.
Le Dévoreur de soleil marque le point de départ d’un récit haletant à l’échelle intergalactique. Tour à tour les découvertes et  les rencontres vont s’enchaîner pour restituer, au travers de ses souvenirs, la vie hors norme d’un homme ambivalent et contesté. Un personnage attachant, attiré par l’étude des xenos et des langues, qui pour se tailler un chemin va devoir faire des compromis, comme prendre les armes et brandir une épée dans l’arène pour forcer un destin sinon imposé. Mais bien d’autres choses l’attendent, pour lui comme pour nous.
Il est clair que pour son premier roman Christopher Ruocchio a ouvert les portes de son monde en grand. D’ailleurs, un lexique, un index et un dramatis personae attendent le lecteur dans les toutes dernières pages, sans avoir besoin de les consulter à tour de bras mais bien pour donner un peu plus de corps à l’univers, tout en apportant des précisions.
Avec tout ça, nul doute que l’auteur en a encore sous le pied pour nous livrer des suites à la hauteur (et espérons encore meilleures) de ce divertissement en puissance qui malgré quelques longueurs et recettes connues, parvient à satisfaire nos principales attentes.

7.5/10

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