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Flammes d'enfer

Titre VO: Sleeping in Flammes

ISBN : 978-237305053-0
Catégorie : Aucune
Auteur : Carroll, Jonathan

Walker vit à Vienne, où il faut la rencontre de Maris, la femme de ses rêves. Mais alors qu’il s’apprête à goûter ce bonheur d’aimer, son quotidien commence à être envahi par des événements des plus étranges… et tout bonnement impossibles.
Il découvre alors qu’il est poursuivi, depuis plusieurs vies, par un monstre étrange, un diablotin échappé de contes anciens. Ce n’est qu’en triomphant de lui que Walker pourra vivre avec Maris. 

Critique

Par Gillossen, le 14/12/2019

Flammes d’enfer est le dernier roman en date de Jonathan Carroll publié chez nous (et en 1988 pour sa publication en langue anglaise), un auteur américain dont le très bon Os de lune vient de paraître en poche chez Folio SF.
C’est une lecture rapide (300 pages et quelques), avant tout portée par le parcours intérieur de ses personnages, son héros Walker en tête. Un acteur de cinéma conscient de n’être pas forcément le plus doué de sa génération, mais qui mène sa barque tant bien que mal (et plutôt bien, finalement), installé en Europe. Récemment divorcé, sa rencontre avec Maris, une fascinante mannequin, va bientôt faire basculer son existence. Présentée ainsi, on s’attend donc à une histoire lorgnant allégèrement sur le fantastique, mais celui-ci met un peu de temps à se dévoiler, non pas que cela soit un défaut. Comptez la moitié du roman avant que les choses s’animent sur ce plan-là. Le lecteur en profite pour découvrir Vienne (l’auteur lui-même y vit depuis les années 70) et des personnages parfois un peu superficiels en apparence, mais bien plus complexes qu’il n’y paraît. C’est tout le talent de Carroll de savoir parfois révéler l’essentiel, le coeur battant de l’un de ses protagonistes, d’un simple geste, d’une seule réplique. 
Mais c’est aussi une (petite) déception quand certains disparaissent trop vite du tableau ou que d’autres demeurent entourés d’une aura de mystère intrigante mais un peu trop impénétrable. S’il ne s’avère pas frustant, loin de là, le roman nous paraît malgré tout un cran en-dessous d’Os de lune. On se laisse porter jusqu’à la dernière page sans la moindre difficulté, tout en demeurant quelque peu à l’écart de Walker et Maris, eux-mêmes aussi intrigant que pas toujours attachants, alors que les révélations s’enchaînent et qu’il faut bien avouer que l’on ne les voit pas toutes venir (un bon point de plus !). On appréciera également, quoi qu’il en soit, le sens toujours aiguisé de la mise en scène de Carroll, qui sait passer du cocasse au glaçant au détour d’une page. Et ce n’est pas un exercice de jongle facile, voilà qui va sans dire. 
Au bout du compte, Flammes d’enfer porte bien son nom et nous invite à un drôle de voyage, aussi bien symbolique que tout sauf abstrait. Une lecture bien troussée mais à laquelle il manque tout de même un petit je ne sais quoi pour nous laisser terrassés.
Il n’en demeure pas moins un livre à découvrir. 

7.0/10

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