Vous êtes ici : Page d'accueil > Fantasy > Cycles Fantasy >Les Prodiges de l'Empire

Les Prodiges de l'Empire

Titre VO: Empire of Salt series (Ce Cycle est En Cours)

Auteur/Autrice : Kuntzer Benjamin
Auteur/Autrice : Iggulden, Conn
Les Prodiges de l'Empire

Darien

Douze familles, un seul trône.
La cité de Darien arrive au terme de son âge d’or. Douze familles y maintiennent l’ordre grâce à leurs soldats, leurs artefacts, leurs espions et leurs souvenirs, se cramponnant à une paix qui menace de s’effondrer. La population subit ce qu’elle ne peut changer.
Parmi ces vieilles querelles, un complot est ourdi pour éliminer un roi. Des étrangers à la ville seront contraints de s’y rendre : Elias Post, un chasseur ; Tellius, un vieux bretteur banni de chez lui ; Arthur, un garçon qui ne peut parler ; Daw Threefold, joueur et arnaqueur ; Vic Deeds, qui n’éprouve jamais la moindre culpabilité ; et Nancy, une jeune femme dont le pouvoir pourrait les perdre tous.
Au coucher du soleil, leur entrée dans la ville va provoquer une succession d’événements explosifs. Avant le lever du jour, six destinées auront été bâties – ou détruites – à Darien.

Les Prodiges de l'Empire

Shiang

Si les pierres pouvaient parler… elles appelleraient à la guerre.
Le jeune roi de Shiang maintient l’ordre d’une main de fer, et ses redoutables guerriers Mazer surveillent chaque carrefour, à l’affût du moindre signe de rébellion. Tenu à la gorge, le peuple vit dans une tension permanente.
Mais un événement inattendu va bouleverser un équilibre vieux de plusieurs siècles dans une explosion de violence. Une menace sans nom émerge des ténèbres et s’abat sur la cité.
Loin à l’ouest, quatre maîtres-lames de Shiang approchent des murailles de Darien. Le saint des lames et ses trois compagnons ont traversé un continent pour retrouver un vieil homme et le punir de ses crimes. Rien ne les arrêtera. Pas même une armée.


Critique

Par Gillossen, le 06/01/2020

Conn Iggulden est un auteur émérite de romans historiques qui a su se constituer un vrai public et c’est avec un pseudonyme à peine déguisé qu’il débarque en fantasy avec le premier tome d’un cycle, évidemment, serait-on tenté de dire. 
Il faut admettre que, quitte à basculer dans un genre codifié, l’auteur reste dans les limites de nombreux codes du genre, à l’image de sa gestion de la chose magique, qui n’apportera rien de bien original au genre (on se retrouve avec tout un éventail de possibles, qui se développent souvent au meilleur moment en cours de route), sans que cela soit forcément négatif pour autant. 
Car sur ce plan comme sur bien d’autres, on sent que Conn Iggulden n’est plus un débutant depuis longtemps. Ce n’est pas le premier venu. L’adjectif qui pourrait sans doute qualifier au mieux ce roman n’est autre que “solide”. Développement des intrigues, du cadre (encore que, là aussi, la ville de Darien n’a pas la personnalité d’une Camorr ou d’une Lankhmar, certes), des personnages, des façons dont tout cela s’entremêle au fil des chapitres… L’auteur a su bâtir d’amples fondations capables de soutenir son récit de bout en bout. 
On pourra tout de même regretter que l’univers par exemple reste avant tout développé dans le cadre de l’intrigue, comme si dès que l’on cherchait à regarder ailleurs, il n’y avait plus rien au-delà du décor. De même, les différents points de vue proposés demeurent relativement proches les uns des autres, sans réelle saveur singulière, encore qu’un Arthur sort du lot. Le roman aurait peut-être gagné à en offrir un ou deux de moins au lecteur, afin de pouvoir davantage se concentrer sur chacun. Enfin, la conclusion du roman doit également composer avec le prochain tome, histoire de conserver quelques cartouches pour la suite. 
Mais comme le veut l’adage, qui aime bien, châtie bien, et Les Prodiges de l’Empire, sans révolutionner la fantasy épique, constitue une agréable lecture, qui plus est menée sans temps mort. De quoi profiter d’un moment de détente sur la plage, sans avoir l’impression d’être pris pour un imbécile, la définition même d’un divertissement réussi. 
Malheureusement, le tome 2, sans être mauvais, loin de là, faiblit tout de même quelque peu. S’il démarre bien, sa structure devient assez vite répétitive, avec une fin facile à deviner (dans ses grandes lignes du moins) et qui va sans doute un peu trop loin pour demeurer crédible. D’autres apprécieront peut-être davantage tous les nouveaux personnages présentés ici, qui éclipsent la majorité du casting du premier volume. 

7.0/10



Dernières critiques

Derniers articles

Plus

Dernières interviews

Plus

Le héros de la semaine

Retrouvez-nous aussi sur :